Pierre Dorion s’attend à faire des bonnes prises au repêchage grâce aux nombreux choix que les Sénateurs ont entre les mains.

Une semaine occupée pour Dorion

Pierre Dorion va prendre le chemin de la Colombie-Britannique mardi avec plusieurs as dans sa manche pour tenter d’améliorer le pire club de la LNH en 2018-2019.

Si le DG des Sénateurs a sacrifié son propre premier choix – qui s’avère le quatrième au total – dans l’échange qui a amené Matt Duchene du Colorado, il a obtenu celui de Columbus, le 19e au total, contre ce même Duchene. 

Et il a deux choix de deuxième ronde, le sien (32e) et celui des Sharks de San Jose (44e), qui pourraient servir à grimper de quelques rangs pour obtenir un joueur particulièrement convoité. 

Il a aussi six autres choix de deuxième ronde lors des deux encans suivants.

Qui plus est, il est bien en dessous du plancher salarial (estimé à environ 62 M$ avec un plafond qui devrait être à 83 M$), ce qui pourrait lui permettre « d’aider » certaines équipes qui se retrouvent trop proches du plafond. 

Avec la mise sous contrat d’Anthony Duclair lundi à un salaire raisonnable (1,65 M$ pour un an), Ottawa a 16 joueurs avec des contrats à sens unique de la LNH pour un total de 48,5 M$, selon le site capfriendly.com.

« Nous allons choisir le meilleur joueur pour notre équipe. En choisissant au 19e rang, je ne suis pas certain qu’il va jouer pour nous l’an prochain... Avec la profondeur que nous avons à la position de gardien, on ne choisira probablement pas un gardien. Mais on pense qu’on va obtenir un attaquant du top 6 ou 7 ou un défenseur du top 4, avec des habiletés offensives. Mais en même temps, nous avons de multiples discussions, plus pour améliorer notre rang de sélection que pour reculer. Pour ce repêchage, avoir plus de choix dans les deux premières rondes est vraiment la clé », a indiqué Dorion alors qu’il tenait un point de presse pour les médias locaux lundi, avant son départ pour Vancouver, où le repêchage aura lieu vendredi et samedi.

« Je pense que nous allons être un club populaire, on devrait recevoir plusieurs appels. On a de nombreux choix, cette année ainsi que pour le repêchage de 2020, qui s’annonce comme un des meilleurs des dernières années. Parfois on fait par exprès pour obtenir des choix de 2020 pour cette raison... Ça devrait être une semaine le fun », a ajouté Dorion.

Ses dépisteurs ont dressé leur liste d’espoirs qui comprend les noms de Jack Hugues et Kaapo Kakko au sommet, comme tout le monde à travers la LNH. 

« Ensuite, il y a un groupe de trois à 8 ou 9, puis de 9 à 19, il pourrait y avoir beaucoup de volatilité. Ça nous dit qu’on pourrait avoir un très bon joueur, et ça ouvre la porte à monter de quelques rangs, ou de rester à notre rang... Nos dépisteurs aiment 18 joueurs, et on sait qu’on va obtenir un de ces 18 », estime-t-il.

Déterminant pour l’avenir

L’homme de hockey d’Orléans a laissé entendre que « les prochains 14 à 20 jours vont être très importants pour la croissance de notre organisation, pour montrer à nos amateurs qu’on s’en va dans la bonne direction ». 

Le repêchage de vendredi (première ronde) et samedi (rondes deux à sept) sera suivi du camp de développement de l’équipe, qui débutera sur la glace mardi prochain, le 25 juin. 

Suivra ensuite l’ouverture du marché des joueurs autonomes du 1er juillet, où Dorion pourrait être actif afin d’obtenir un ou deux vétérans pouvant venir bien encadrer les jeunes joueurs de son équipe, les Thomas Chabot, Brady Tkachuk, Colin White et compagnie.

+
LES SENS EN BREF

Un autre choix des Sharks

En annonçant lundi la prolongation de contrat de huit ans pour 92 M$ signée par Erik Karlsson avec eux, les Sharks de San Jose ont du même coup complété l’échange conclu avec les Sénateurs au premier jour du dernier camp d’entraînement, un choix de deuxième ronde au repêchage de 2021 venant s’ajouter à la manne obtenue par Pierre Dorion. 

« On a obtenu quatre joueurs (Chris Tierney, Dylan DeMelo, Rudolf Balcers et Josh Norris), deux choix, un deuxième cette année et un premier l’an prochain, de même que ce deuxième. Sept actifs pour un joueur, c’est bon. La bonne chose, c’est que plusieurs amateurs vont voir certains de ces actifs, comme Josh Norris, pour la première fois à notre camp de développement », a souligné Dorion en parlant du centre de l’Université du Michigan mis sous contrat récemment par son club, lui qui avait été un choix de première ronde (19e au total) en 2017.

***
Tkachuk au camp

Parlant du camp de développement qui se mettra en branle mardi prochain, Dorion a fait savoir que son premier choix de l’an dernier, Brady Tkachuk, entend y participer en partie. 

« Il ne sera pas sur la glace, mais il veut être ici parce qu’il sait qu’il va grandir avec ces joueurs-là », a-t-il révélé.

Âgé de 19 ans, Tkachuk n’aurait pas été obligé de prendre part à ce camp dont il a été le joueur le plus travaillant (avec Parker Kelly) l’an dernier – se méritant le premier trophée Jonathan-Pitre – vu qu’il a passé toute la dernière saison dans la LNH.

***
Kelly pense à son avenir

Entraîneur-adjoint sous Marc Crawford lors du dernier mois de la dernière saison, après le congédiement de Guy Boucher, l’ancien Sénateur Chris Kelly a indiqué vendredi dernier lors du tournoi de golf des anciens qu’il ne postulait pas pour un poste d’adjoint sous D.J. Smith. 

« C’est son choix et non le nôtre, a dit Pierre Dorion lundi. Il a vu le temps et l’engagement que ça prend du côté du développement des joueurs, et on sait à quel point sa famille veut dire beaucoup pour lui. On va lui donner encore quelques jours pour décider quel sera son rôle avec nous. » 

Kelly devrait être sur la glace lors du camp de développement, a-t-il noté.