Tom Pyatt n’est pas qu’un grinder, selon Guy Boucher. «Il mérite d’avoir du temps de glace et moi je suis un gars de mérite», rappelle l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa.

Une promotion pour Tom Pyatt

Les essais de Guy Boucher pour tenter de trouver un digne remplaçant pour Bobby Ryan aux côtés de Derick Brassard et Mark Stone se poursuivent. Après Zack Smith et Ryan Dzingel, c’était au tour mercredi de Tom Pyatt d’obtenir cette place de choix à la gauche du premier trio des Sénateurs.

Il va tenter de relancer Brassard, qui n’a qu’une passe à sa fiche en quatre matches depuis que Ryan s’est cassé un doigt contre Toronto le 21 octobre, après avoir récolté 10 points à ses huit premières sorties. Stone, lui, n’a pas ralenti la cadence avec deux buts et une passe depuis la perte de Ryan.

« J’ai vu ça sur le tableau ce matin que je me retrouvais avec deux gars pas mal habiles. C’est toujours plaisant de jouer avec des gars comme ça, mais ça ne changera rien à ma façon de jouer. J’ai joué avec bien des gars différents au fil des années, je sais que je dois utiliser ma vitesse, gagner des batailles le long des bandes et leur donner la rondelle », a confié Pyatt au Droit mercredi.

Auteur de trois buts et trois passes lors des 12 premiers matches du calendrier régulier, Pyatt est bien parti pour être encore plus productif que la saison dernière, quand il est revenu de Suisse pour amasser 23 points, dont 9 buts, en 82 parties de saison régulière, en plus d’ajouter deux buts en 14 matches de séries.

« Je suis assez content de mon départ, mais on n’a joué que 12 matches. Je veux essayer de continuer à m’améliorer, utiliser ma vitesse chaque soir et lancer plus souvent au filet. Je fais un effort conscient de faire ça cette saison, je n’en avais même pas obtenu 100 (95, pour être exact) l’an dernier et si tu ne lances pas, tu ne compteras certainement pas. Ça prend des lancers pour avoir de chances de marquer », a dit celui qui a déjà décoché 21 lancers cette saison.

Brassard pense que Pyatt pourrait être une bonne solution temporaire pour remplacer Ryan.

« Tom joue bien depuis le début de l’année, il est solide dans tous les aspects. Ce que j’aime de son jeu offensif, c’est qu’il est vraiment bon en avant du but et dans les coins, il se tient bas, il a un petit bâton et il arrive à battre les gars à un contre un. Mark et moi, nous sommes très contents, on va essayer que ça marche », a-t-il souligné. 

Équilibrer les forces

Pour l’entraîneur-chef Guy Boucher, l’idée d’utiliser un joueur qui devait à l’origine former un quatrième trio avec Nate Thompson et Alexandre Burrows sur sa première ligne est d’équilibrer les forces le plus possible.

« Ça me permet d’étaler mon alignement sur quatre trios. Je voulais mettre Smith avec (Kyle) Turris, je sais que ce dernier aime ça jouer avec lui. La meilleure façon d’étaler nos forces, c’est comme ça. Il faut mettre de la vitesse avec Brassard et Stone, c’est là qu’ils sont à leur meilleur. Peu importe c’est qui, si ce gars-là est rapide, qu’il travaille fort et va chercher des rondelles pour eux autres, ça va fonctionner. Il (Pyatt) est capable de faire des jeux, ce n’est pas juste un grinder. Il est très intelligent et il fait des jeux simples, et il est capable de suivre et de se replier aussi. Je ne sais pas si ça va fonctionner, mais je sais une chose : depuis le début de l’année, il mérite d’avoir du temps de glace et moi, je suis un gars de mérite », a-t-il indiqué.

LES SÉNATEURS EN BREF

Belle journée pour Boucher

L’entraîneur-chef Guy Boucher a profité de la journée «Amenez vos enfants au travail» décrétée à travers le Canada pour faire découvrir ce qu’il fait à l’aréna chaque jour à sa fille Naomi, une de ses jumelles de 14 ans (il a aussi un fils de 15 ans). 

«C’est la première fois qu’un de mes enfants vient passer une journée complète. C’est elle qui l’a demandé, je n’ai jamais forcé un de mes enfants à faire quelque chose du genre. Elle aime le hockey, adore ça. Elle voulait venir et je n’ai pas pu dire non. Elle voulait venir sur la glace, j’ai dit qu’elle ne pouvait pas pendant la pratique, mais oui pour après. C’était une journée spéciale pour elle et pour moi», a dit Boucher, qui a aussi pris un malin plaisir à répondre aux questions d’enfants de journalistes présents également pour l’occasion, dont celles d’un des fils du collègue Nicolas St-Pierre, d’Unique FM.

Pas de représailles de Weber

Derick Brassard a créé une mini-tempête médiatique à Montréal lundi dernier quand il avait dit, en réponse à une question du Droit, que si Ryan Dzingel était sur son trio et qu’ils étaient confrontés au duo de Shea Weber (photo) et Victor Mete, ils tenteraient d’exploiter la vitesse de Dzingel sur le flanc gauche. 

Quelques collègues et plusieurs amateurs sur les réseaux sociaux ont interprété sa déclaration comme s’il avait voulu dire que Weber était lent, et il a senti le besoin de faire une mise au point un peu plus tard dans la journée. 

«Je ne voulais certainement pas insulter Weber, c’est un des meilleurs défenseurs de la ligue... Il n’a pas dû en entendre parler parce que je n’ai pas eu de double-échec dans le dos pendant le match», a confié Brassard mercredi.