Guy Boucher n'hésite pas à comparer le leadership de Mark Stone à celui de Chris Kelly : « Il est de cette trempe. »

Une place de leader pour Stone

Jean-Gabriel Pageau a blagué qu'il avait « échangé un pour un » contre Mark Stone, en réaction à un changement de place effectué cette semaine dans le vestiaire des Sénateurs.
En fait, il n'y a pas eu de transaction puisque l'entraîneur-chef Guy Boucher a révélé lors de son point de presse de mercredi que c'est lui qui a décrété cet ajustement dans la chambre des joueurs récemment remodelée de son club.
« Si vous vous demandez pourquoi je l'ai changé de place dans la chambre, c'est parce que je le veux en plein milieu, aux côtés de (Chris) Kelly, parce que comme attaquant, il est de cette trempe (de leaders). Comme joueur et comme personne, il est assez intelligent et sur la glace, l'impact qu'il a est indéniable. Ceux qui jouent avec lui ont tendance à bien jouer. Comme on l'a fait avec (Dion) Phaneuf aux côtés de Karlsson (Erik) au milieu de la rangée de défenseurs, Kelly avec Stone, ça va aider notre groupe », a indiqué Boucher après l'entraînement des siens.
L'ailier droit qui forme un dangereux trio avec Derick Brassard et Zack Smith de ce temps-ci était auparavant assis dans un coin, entre Mike Hoffman et Fredrik Claesson, place que Pageau acceptait avec joie, d'autant plus qu'il a présentement Hoffman comme ailier gauche attitré.
« Je pense qu'ils (les entraîneurs) veulent me voir prendre un autre pas vers l'avant. En étant au milieu du vestiaire, je pourrai peut-être avoir une voix qui se fera entendre un peu plus dans la chambre. Le coach veut qu'on m'entende parler plus souvent et j'imagine que cette place est meilleure pour moi », a commenté Stone, le deuxième meilleur compteur des Sénateurs avec ses 31 points, dont 12 buts.
Un peu à l'image d'un Daniel Alfredsson avant lui, Stone n'est pas trop du genre flamboyant et il préfère laisser ses actions parler pour lui.
« C'est certain que je veux continuer à faire des pas vers l'avant. Je veux qu'on se fie sur moi, pas juste pour avoir du succès, mais aussi pour aider les autres. J'ai été comme ça pendant la majorité de ma carrière. Je ne suis peut-être pas le gars le plus vocal, mais j'aime mener par mes gestes sur la glace. À ce stade-ci de ma carrière cependant, à ma troisième saison, je peux peut-être aider d'autres gars avec des petites choses. S'ils s'inquiètent de leur jeu, j'ai été dans cette situation, j'ai eu de profondes léthargies à ma première et ma deuxième année. Je sais qu'il est difficile d'être constant dans la LNH », a-t-il souligné.
Pas trop de pression
Boucher a dit qu'il a attendu jusqu'à maintenant pour demander à Stone d'exercer plus de leadership parce qu'il ne voulait pas lui mettre trop de pression sur les épaules en début de saison alors qu'il a raté une bonne partie du camp d'entraînement en raison d'une commotion cérébrale. Un lent début de saison lui a probablement coûté une invitation au match des étoiles de Los Angeles, où Karlsson sera le seul représentant des Sénateurs à moins de blessure ou désistement d'ici là.
« Il y a plusieurs bons joueurs méritant d'y être qui ne sont pas invités. Mais il est absolument un de ces joueurs qui ont quelque chose que peu de joueurs ont. Son calme avec la rondelle, son sens du jeu, son habileté à faire des jeux sous pression sont fantastiques. Il a été constant dès qu'il a retrouvé son rythme... Il a peut-être le meilleur bâton que j'ai jamais vu, peut-être parce qu'il fait 6' 3''. Pour voler des rondelles comme il le fait, vous devez avoir tout un sens du jeu. Il peut créer quelque chose à partir de rien », a souligné Boucher.
Mark Stone est encore une fois le meneur dans la LNH pour les rondelles soutirées à l'adversaire, avec 50, 11 de plus que son plus proche poursuivant, Filip Forsberg, des Predators de Nashville.
Pageau contre Crosby ou Malkin ?
Jean-Gabriel Pageau
Guy Boucher a établi une chose bien clairement depuis le début de la saison : il veut que Jean-Gabriel Pageau affronte le meilleur centre adverse.
Avec la visite des Penguins ce soir, l'entraîneur des Sénateurs ne semblait cependant pas avoir décidé quel « poison » lui offrir, entre Sidney Crosby ou Evgeny Malkin.
« C'est certain qu'on joue contre peut-être la meilleure équipe de la ligue, les champions en titre de la coupe Stanley. Quand tu regardes leur alignement, la troisième ligne a l'air de la première des autres équipes. C'est spécial, ils ont tellement de profondeur. Est-ce qu'on matche Crosby, Malkin ou (Phil) Kessel ? Tu es obligé de choisir tes moments dans le match. Mais depuis le début de l'année, Pageau a montré qu'il peut jouer contre les meilleurs, il prend ça à coeur. Il est fatigant sur une glace, il est capable d'être baveux aussi. Il peut te sortir de ta game, il est extraordinaire pour ça. Et il a la vitesse, il est plus vite qu'on pense, il l'a montré à la compétition d'habiletés », a-t-il commenté.
Une bonne soirée
La soirée de gala des Sénateurs n'a pas trop souffert de son déménagement de l'hôtel Hilton Lac Leamy de Gatineau au Centre Canadian Tire puisqu'une somme record de 446 725 $ a été amassée mardi soir pour la Fondation des Sénateurs, qui injectera ces sommes dans les différents programmes qu'elle encourage, notamment pour offrir aux enfants et aux jeunes l'accès à des programmes sportifs et parascolaires.
Plus de 750 convives étaient de la partie, incluant les joueurs, entraîneurs et membres de la direction de même que leurs conjointes.
Parmi les articles mis aux enchères au cours de la soirée, il y avait un forfait comprenant une partie de hockey balle avec deux membres de l'équipe, ainsi qu'une expérience de golf avec le DG Pierre Dorion. Le défenseur Dion Phaneuf a aussi versé 7500 $ pour acheter une journée au chalet de son coéquipier Chris Neil.