Roberto Luongo a résisté à Magnus Pääjärvi sur cette séquence, mais les Sénateurs ont été plus forts que les Panthers dimanche. Ils ont enfin signé une victoire.

Une grosse victoire pour Marc Crawford

SUNRISE - Une autre traversée du désert est terminée pour les Sénateurs d’Ottawa.

Ils ont procuré une première victoire derrière leur banc, une 550e en carrière, à leur entraîneur par intérim Marc Crawford dimanche soir au BB&T Center, défaisant les Panthers de la Floride 3-2 pour mettre fin à une séquence de sept défaites de suite amorcée après un gain contre Winnipeg le 15 février dernier. C’était la deuxième plus longue de leur misérable saison, après une de huit parties en décembre qui a amorcé leur descente aux enfers.

Un filet en avantage numérique en deuxième période du petit attaquant letton Rudolfs Balcers s’est avéré le but gagnant alors que le gardien Anders Nilsson s’est chargé du reste en repoussant 30 lancers et en obtenant l’aide d’un poteau atteint par les Panthers avec moins de 10 secondes à écouler au cadran.

«Pour un plus jeune Marc Crawford, ça (un gain) aurait eu plus de signification, a dit Crawford après son premier gain dans la LNH depuis le printemps 2011 avec Dallas. Je peux mieux mettre les choses en perspective maintenant, je sais que ce sont les joueurs qui gagnent. Je suis juste le gars en arrière qui envoie des gars sur la glace. Les gars sur la glace méritent le crédit... Je suis content pour Chris Kelly (son nouvel adjoint) parce que c’est sa première victoire comme entraîneur... C’est une grosse victoire d’équipe pour nous.»

Au lendemain d’un revers de 5-1 contre le Lightning à Tampa Bay, Zack Smith avait ouvert le pointage au premier tiers en sautant sur un retour alloué par le gardien des Panthers Roberto Luongo. Aleksander Barkov et Troy Brouwer lui ont cependant répliqué avant la fin de l’engagement. Le nouveau venu Brian Gibbons, acquis la semaine dernière d’Anaheim, a créé l’égalité en atteignant la lucarne de l’enclave sur une passe de Cody Ceci. C’était son troisième point (premier but) en quatre matches avec Ottawa, lui qui n’en avait que deux en 44 parties avec les Ducks.

«J’ai eu un début de saison difficile et j’ai vu cet échange comme un nouveau départ pour sauver ma saison un peu. C’est un bel effort du club, on peut être fier de comment on a joué ce soir. Ça va recommencer à être plaisant de venir à l’aréna, a commenté Gibbons. Il y a eu un changement d’entraîneur la semaine avant que je parte d’Anaheim (Randy Carlisle remplacé par le DG Bob Murray) et il y en a eu un autre quand je suis arrivé ici. Ça fait partie de la business, on ne peut contrôler ça, tu ne peux qu’essayer de jouer de la bonne façon.»

Balcers a ensuite fait dévier un tir de la pointe de Dylan DeMelo entre les jambières de Luongo. «J’ai commencé le match lentement, peut-être à cause que c’était notre deuxième match en deux soirs... J’ai eu une chance juste avant mon but et j’ai frappé le poteau, ça aurait dû rentrer. J’ai été à la bonne place au bon moment ensuite», a noté Balcers.

Parlant de poteau, Nilsson a été heureux d’entendre le bruit du caoutchouc frappant le métal rouge en fin de match, juste après que Ben Harpur ait commis un dégagement illégal en tentant de marquer dans un filet désert à partir de sa zone. «Parfois, les dieux du hockey doivent être de ton côté... C’était un match où on aurait dit que tout le monde voulait gagner, ça me rappelait quand nous avons gagné quelques parties en janvier (à son arrivée). Ce n’était peut-être pas beau, mais on va prendre les deux points. C’est comme ça qu’on doit jouer pour gagner», a indiqué Nilsson.

Ce revers donne un sérieux coup aux derniers espoirs des Panthers (28-26-11) de participer aux séries.

Les Sénateurs (23-38-5) vont maintenant remonter vers le nord alors qu’ils rendront visite aux Islanders de New York mardi au Nassau Coliseum de Uniondale.

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MACARTHUR SE SENT MIEUX

On pourrait dire que la présence de Clarke MacArthur au match de dimanche a inspiré les Sénateurs. On pourrait, mais ce ne serait pas vrai, vu que lorsqu’il est passé dans le vestiaire après le match, une majorité de joueurs ne savaient pas qui il était.

L’attaquant qui est sur la liste des blessés depuis deux ans en raison des séquelles de plusieurs commotions cérébrales demeure sur la liste de paie du club pour encore une autre saison, mais il ne reste plus que six joueurs de l’édition 2016-2017 avec laquelle il avait vécu un printemps mémorable, atteignant la finale de l’Est et passant à un but près de la finale pour la coupe Stanley.

« J’ai été sonné pendant ces séries, en deuxième ronde lors d’un match contre les Rangers. Ça (les maux de tête) revenait. Les médecins ont dit après ça que je ne pourrais plus jouer. Ça a été dur à accepter. Que l’équipe aille bien ou non, j’aurais aimé continuer à jouer... J’étais venu à un match (à Sunrise) l’an passé, mais j’étais parti à mi-chemin, je n’étais pas capable de regarder du hockey. Je me sens mieux maintenant, alors que l’an passé, je me sentais comme si j’aurais pu jouer encore », a confié celui qui avait compté le but décisif de la série de premier tour contre Boston en prolongation.

Comme par hasard, un de ses meilleurs amis dans le club, Zack Smith, a compté au premier tiers pour ouvrir le pointage. Les deux sont originaires de l’Ouest canadien, Smith de la Saskatchewan, MacArthur de l’Alberta.

« Ça n’a pas été facile récemment, on a joué du bon hockey, mais ce n’était parfois par pour un match complet, deux périodes à la fois. Il n’y a pas de doute que nous avons eu l’effort de tout le monde pour ce match, a dit Smith après le gain de 3-2 contre les Panthers. Il y a eu beaucoup de désespoir dans notre jeu, surtout en désavantage numérique à la fin... Je ne compte pas souvent cette année (7e but) et ça aide toujours quand je le fais. Je vais toujours les prendre. »

Le sommaire du match