Dave Cameron

Une expérience qui laisse à désirer

Le plus récent remaniement des trios de Dave Cameron pourra être placé dans la filière des «mauvaises» bonnes idées.
Entre les deux matches du week-end, l'entraîneur-chef a décidé de sortir son boulier. Il a modifié ses quatre trios à l'attaque. Il a même brisé celui de Jean-Gabriel Pageau, qui jouait du hockey inspiré depuis quelques semaines.
«Il essayait de provoquer une étincelle. Ça se comprend», réagit Mark Stone.
Les «nouveaux» trios de Cameron auront existé pendant deux périodes. Dans les 20 dernières minutes d'action, hier, le coach s'en est remis à sa bonne vieille recette, à ses bonnes vieilles combinaisons.
«Ce que j'ai pensé de tout ça? Le trio de Kyle Turris a été correct. Le trio de Pageau a été pas mal bon. Celui de David Legwand n'a pas joué beaucoup. C'est celui de Mika Zibanejad, en fin de compte, qui doit m'en donner plus», résume-t-il.
L'indiscipline des troupes n'a certainement pas servi la cause de Cameron. Difficile de trouver un rythme à cinq contre cinq lorsque l'équipe doit se défendre à court d'un homme à tout bout de champ.
Les Sénateurs ont été pris en défaut à sept reprises durant les deux premières périodes.
Les cinq premières fois, pour obstruction.
«Vous savez que je ne répondrai pas à cette question», a indiqué Cameron, sèchement, quand on lui a demandé après le match si certaines pénalités étaient tirées par les cheveux.
«Je suis convaincu que les gens qui ont regardé le match seront capables de se forger une opinion par eux-mêmes», dit pour sa part Erik Karlsson.
Mauvais points
Deux joueurs qui se battent pour demeurer dans la formation des Sénateurs ont écopé de pénalités coûteuses.
Deux fois, Alex Chiasson a été puni alors que les Sénateurs se trouvaient en supériorité numérique.
Eric Gryba, lui, a vu les Panthers marquer deux buts alors qu'il se trouvait au banc des pénalités.