Craig Anderson sera de la formation partante ce soir, alors que les Sénateurs affrontent l'Avalanche du Colorado. C'est d'ailleurs à Denver que tout a commencé pour lui dans la LNH.

Une étoile dans le ciel du Colorado

Dans exactement un mois et 11 jours, Craig Anderson célébrera le troisième anniversaire de son premier match avec les Sénateurs.
En trois ans, il n'avait pas eu la chance de remettre les pieds une seule fois au Pepsi Center.
On peut donc le comprendre d'avoir très hâte au match de ce soir. Il essaiera de remporter un sixième match consécutif sur la patinoire où il est devenu un vrai gardien de buts numéro un dans la LNH.
«Pour la première fois de ma vie, quand je suis arrivé au Colorado, on m'a donné une vraie chance de me battre. Pour la première fois, il n'y avait pas une super-vedette à six millions$ US devant moi. Les dirigeants de l'Avalanche m'ont fait confiance. Ils ont mis la balle dans mon camp. Je suis très reconnaissant», a-t-il confié au Droit, hier.
«En plus, j'ai eu la chance de relever ce défi dans un environnement assez intéressant. Se réveiller chaque matin en regardant les montagnes rocheuses, ça vaut cher», s'empresse-t-il d'ajouter.
La naissance d'une star
Anderson a saisi l'opportunité qui lui était offerte durant la saison 2009-2010. Cette année-là, en disputant 71 matches, il est devenu une star.
La saison suivante, tout s'est écroulé. Il a effectué 33 autres apparitions devant le filet de l'Avalanche avant de quitter dans une transaction.
«Quand ça va bien, ça va bien. Quand ça va mal, ça va mal. Parfois, il est difficile d'empêcher la roue de tourner quand elle part dans la mauvaise direction. Je n'étais pas le seul membre de l'Avalanche à connaître un mauvais début de saison. La preuve, c'est que la moitié des joueurs ont quitté avant la date limite des transactions. Dans toute cette histoire, je m'estime très chanceux. Je me suis retrouvé dans une bonne situation à Ottawa, avec une autre équipe qui m'a donné une vraie chance de rebondir.»
Un mauvais départ
Pendant un moment, cet automne, on a cru que le scénario était en train de se répéter chez les Sénateurs. Après avoir connu deux bonnes saisons, il semblait un peu perdu devant son filet.
Cette fois, on dirait bien qu'il a réussi à stopper la roue.
Il explique assez bien son mauvais départ. «En octobre, tout le monde a connu un départ en dents de scie. Un bon match, un mauvais match...»
En novembre, sa blessure subie contre les Stars de Dallas n'a pas aidé. «Quitter la patinoire sur une civière n'est jamais agréable. Essayer de se battre contre la douleur pour effectuer un retour au jeu, c'est encore moins agréable», a-t-il dit.
«Puisque les choses ne fonctionnaient pas à mon goût, j'ai pris la décision de revenir à la case départ. Quand le mois de décembre a débuté, j'ai décidé de recommencer à zéro physiquement et mentalement.»
Bonne stratégie, visiblement. Anderson a conservé une fiche de 6-1-2 dans le dernier mois de 2013. Jusqu'à maintenant, en 2014, il présente une fiche parfaite de 2-0.
Si les Sénateurs sont de retour dans la course aux séries, c'est en grande partie grâce à lui.
«Pour que ça continue, il faut juste aller de l'avant. Les équipes qui ne s'améliorent pas chaque jour ne gagnent pas de matches. Il faut continuer à se concentrer sur le processus, pas sur le résultat.»
sstlaurent@ledroit.com