Le directeur général des Sénateurs Pierre Dorion doit avoir bien hâte de connaître le fonctionnement de la loterie du repêchage de la LNH. Selon le format actuel, son équipe aurait 25 % des chances de mettre la main sur le premier choix au total.
Le directeur général des Sénateurs Pierre Dorion doit avoir bien hâte de connaître le fonctionnement de la loterie du repêchage de la LNH. Selon le format actuel, son équipe aurait 25 % des chances de mettre la main sur le premier choix au total.

Une décision pour le repêchage de la LNH se fait attendre

Pas de nouvelle, bonne nouvelle ?

C’est probablement ce qu’espèrent les Sénateurs d’Ottawa alors que la Ligue nationale de hockey n’a pas pris de décision concernant la tenue d’un potentiel repêchage en ligne pendant le mois de juin, ainsi qu’une loterie modifiée étant donné que si cette option est retenue, la saison mise en pause en raison de la COVID-19 n’aura pas encore été complétée, si elle l’est un jour.

Après une visioconférence bihebdomadaire des gouverneurs du circuit Bettman, l’informateur de TSN Pierre LeBrun a rapporté qu’une décision à ce sujet sera reporté à plus tard. Le commissaire adjoint Bill Daly lui a ensuite fait la déclaration suivante : «Nous pensons qu’il est plus important de prendre la bonne décision que de rendre une décision rapide.»

Les Sénateurs sont particulièrement intéressés par le format que prendra la loterie du repêchage alors que selon le format normal, ils auraient les meilleures chances -- 25 % -- de remporter la «loto Alexis Lafrenière» avec leur choix, le deuxième au total (13,5 %) en se fiant sur le classement avant la pause où ils occupaient le 30e rang du classement général, ainsi que celui des Sharks de San Jose, 29e au total (11,5%).

Dans un mémorandum envoyé aux 31 équipes vendredi par Daly, la ligue a avancé la possibilité de dresser un classement final en se basant sur le pourcentage de points de classement de chaque club, puis en tenant une loterie adoptant le système en vigueur jusqu’en 2012 selon lequel le dernier club obtenait 25 % des chances de l’emporter, puis les chances diminuaient ensuite (18,8 % pour l’avant-dernier club et 14,2 % pour le suivant). Et au lieu de tenir des loteries pour les trois premiers rangs, il n’y en avait qu’une pour le premier rang et parmi les 14 équipes éligibles à l’époque (15 maintenant), un club qui voyait ses chiffres sortir du boulier ne pouvait grimper que de quatre rangs.

Le commissaire adjoint de la LNH Bill Daly

Dans un tel scénario, les Red Wings de Detroit auraient donc 25 % des chances d’obtenir le premier choix. La bonne nouvelle pour les Sénateurs serait que dans le pire des scénarios (loterie remportée par Los Angeles Anaheim ou le New Jersey), ils obtiendraient les choix trois et quatre. Ils auraient aussi 25 % des chances de l’emporter avec leur propre choix et celui des Sharks et dans une telle éventualité, ils auraient les premier et troisième choix de l’encan virtuel. Dans le cas d’un gain de Buffalo (probabilité de 6,5 %), ils auraient les choix deux et quatre.

Ottawa a également obtenu le premier choix des Islanders de New York dans l’échange de Jean-Gabriel Pageau, avec la condition que celui-ci n’est pas un des trois premiers après la loterie. Selon le classement par pourcentage de points, les Insulaires seraient un club qualifié pour les séries et les Sénateurs obtiendraient donc leur choix, qui serait le 21e au total.

Il y a un autre choix conditionnel rattaché à cette transaction, mais c’est celui de troisième ronde en 2022 des Islanders et les Sénateurs ne mettront la main sur celui-ci que si Pageau et compagnie remportent la coupe Stanley en 2020. Il reste à voir ce qui arrivera de cette condition si jamais le précieux trophée n’est pas remis cette année en raison de la pandémie.

Le repêchage devait à l’origine avoir lieu au Centre Bell de Montréal les 26 et 27 juin, mais il est d’ores et déjà acquis qu’il ne sera pas présenté devant le public ou dans un hôtel comme en 2005 à Ottawa lorsque Sidney Crosby avait été le tout premier choix au retour d’une année de lock-out et à l’issue d’une loterie à laquelle tous les clubs de la ligue avaient des chances de l’emporter.