Jean-Gabriel Pageau

Une autre date encerclée

Deux ou trois trucs ont bien fonctionné pour les Sénateurs d'Ottawa, la fin de semaine dernière, dans la série aller-retour contre le Canadien de Montréal.
Le trio de Jean-Gabriel Pageau arrive au sommet de la liste.
Pour une rare fois, le centre gatinois ne s'est pas illustré en noircissant la feuille de pointage face au Tricolore. Il s'est concentré sur sa mission défensive. Ce fut un succès.
Le capitaine montréalais, Max Pacioretty, est allé jusqu'à dire qu'il a été «complètement déclassé» par son couvreur.
«C'est toujours le fun d'entendre ça, reconnaît Pageau. Ça veut forcément dire qu'on fait une bonne job
Mais...
«Nous ne sommes pas plus satisfaits de notre côté.»
Les Sénateurs n'ont pas digéré ces deux revers encaissés en l'espace de 24 heures contre leurs rivaux. Le premier rang de la section Atlantique était à l'enjeu durant la fin de semaine.
«Nous voulions ramasser le plus de points possible. Nous en avons ramasser un sur quatre.»
Opportunité ratée.
Une nouvelle opportunité se présente, maintenant. Une combinaison de victoires d'Ottawa et de revers de Montréal dans les derniers jours ont mis la table pour un autre duel au sommet.
Pageau et ses coéquipiers sont de retour au Centre Bell. La première position sera de nouveau à l'enjeu, ce week-end.
«Il nous reste un match contre le Canadien en saison régulière. C'est une formation que nous pourrions retrouver en séries. On ne sait pas trop comment les choses vont se passer. Il y a une question de fierté, ici», reconnaît Pageau.
«Nous avions encerclé les dates de nos matches contre le Canadien sur le calendrier en début d'année. Nous avons gagné les deux premiers. Ils ont gagné les deux parties de la saison dernière. Il nous reste le match de samedi pour déterminer un vainqueur», estime pour sa part l'autre Gatinois de l'équipe, Derick Brassard.
Tout un trio
Pageau porte des cicatrices des matches disputés cette semaine. Il a de nouvelles ecchymoses dans le cou.
«C'est quelque chose qui s'est produit à la suite d'une mise en jeu avec David Krejci à Boston. C'est quelque chose d'anodin. On bataillait pour la rondelle. J'ai reçu un coup accidentel. C'est tout», raconte-t-il.
Krejci a réussi à marquer un but contre les Sénateurs. Il a fait mouche durant une supériorité numérique, alors que Pageau n'était pas sur la glace.
Deux jours plus tard, Sidney Crosby n'a pas eu cette chance. Le meilleur buteur de la LNH a été muselé par le trio défensif d'Ottawa.
«Oui, Pager a été très bon cette saison. Il faut cependant regarder un portrait d'ensemble. Tom Pyatt gagne toujours ses bagarres pour le contrôle de la rondelle. Mike Hoffman fait un peu de tout. D'abord, il crée de l'incertitude chez nos adversaires. Dès qu'il s'empare de la rondelle, il peut marquer un but. Il faut donc le respecter. Il possède aussi la vitesse nécessaire pour aider nos défenseurs dans le repli défensif. Il est vraiment devenu un joueur complet et je suis très fier de lui pour cela», commente l'entraîneur-chef Guy Boucher.
Hoffman, souligne le coach, n'a pas trop souffert de ce virage. «Il se dirige vers sa première saison de 60 points en carrière.»
«D'autres joueurs qui sont doués à l'attaque devraient le regarder et s'inspirer de ce qu'il a fait.»
Melnyk veut que Crosby aille réfléchir
Pas de nouvelles de Marc Méthot.
Le défenseur franco-ontarien n'a pas été vu depuis le moment où il a quitté la patinoire avec son doigt ensanglanté, jeudi soir.
Son entraîneur, Guy Boucher, n'a pas rencontré les médias, vendredi. Sa prochain point de presse est prévu pour samedi midi, à Montréal.
En attendant, le propriétaire des Sénateurs ne s'est pas gêné pour commenter le dossier.
Les responsables de la discipline dans la LNH ont choisi de ne pas punir Sidney Crosby pour le coup de bâton qui a causé la blessure.
Eugene Melnyk est dégoûté. 
«Il faut envoyer ces joueurs-là réfléchir. Un ou deux matches, ce n'est pas suffisant. Il faudrait des suspensions d'au moins 10 parties. Tu m'enlèves un gars, je veux t'enlever ton gars. C'est mon attitude», a-t-il déclaré dans une entrevue accordée à TSN 1200.
Il n'avait pas fini. Sans nommer Crosby il a parlé «d'un joueur que tout le monde connaît. Un braillard de première classe.»
«Pour que ces gars-là comprennent, il faut s'en prendre à leurs portefeuilles. Ils ne comprendront pas, sinon.»