À son troisième match depuis son retour au jeu après avoir soigné une blessure à l’épaule, Thomas Chabot a passé plus de 26 minutes sur la patinoire.

Une « période » d’adaptation pour Chabot

SAINT-LOUIS — Thomas Chabot n’est pas différent des autres joueurs de la LNH. Quand il est revenu au jeu, après une absence de trois semaines, il a dû traverser une période d’adaptation.

Chabot est quand même un peu différent des autres joueurs.

« Certains joueurs ont besoin de jouer trois matches complets avant de se sentir à l’aise. Thomas, lui, a eu besoin d’une seule période. »

L’entraîneur-chef des Sénateurs, Guy Boucher, nous dit cela avec une petite pointe d’admiration dans la voix.

On a vanté le travail de Chabot, mercredi, à son premier match de 2019. Il a été solide pendant 18 minutes et 20 secondes, contre l’Avalanche du Colorado.

Il a remis ça, deux jours plus tard, en Caroline du Nord. Cette fois, le jeune défenseur beauceron a passé 24 minutes et 25 secondes sur la glace.

Samedi, à Saint-Louis, il a franchi la barre des 26 minutes.

En trois parties, en affrontant les meilleurs joueurs adverses, il a conservé un différentiel de plus quatre.

« Thomas est un jeune homme qui se soucie de tous les petits détails, rappelle Boucher. Il se prépare adéquatement pour chaque séance d’entraînement. Il se prépare adéquatement pour chaque match. Vous savez, il ne se traînait pas les bottines durant sa convalescence ! »

« La vitesse est un bel attribut. Avec sa mobilité, Thomas parvient parfois à se tirer de mauvaises situations, quand son timing fait un peu défaut. Disons que ça l’aide à bien paraître depuis son retour au jeu. »

Durant ses années dans la LHJMQ, Chabot n’avait jamais subi de blessures sérieuses auparavant. Il ne savait donc pas trop à quoi s’attendre.

Il avait surtout hâte de voir comment son épaule rafistolée réagirait aux premiers chocs.

« J’ai été frappé à quelques reprises durant mes trois premiers matches. Je suis heureux de constater que ça tient le coup », déclare-t-il.

Pour tout le reste, il a choisi de ne pas trop se casser la tête.

C’est probablement la meilleure chose à faire.

« J’avais beaucoup patiné durant ma convalescence. On avait cherché à recréer plusieurs situations de match, à l’entraînement, pendant que le reste de l’équipe se trouvait en voyage, sur la côte ouest américaine. On ne peut jamais vraiment imiter à la perfection un match. C’est sans doute pourquoi j’avais l’impression d’être rouillé durant ma première période, contre l’Avalanche. Depuis, j’ai l’impression d’être le même joueur que j’étais avant de me blesser. Je suis le même gars qui essaie simplement d’aider son équipe. »

L’identité de Chabot va quand même – un peu – changer dans la prochaine semaine. Il deviendra officiellement le joueur étoile « qui essaie simplement d’aider son équipe ».

EN FAMILLE À SAN JOSE

Les joueurs des Sénateurs se disperseront dans quelques heures. Leur semaine de relâche annuelle débutera après le match de mardi, contre les Coyotes de l’Arizona.

Chabot s’envolera vers la côte ouest, à son tour, pour représenter les Sénateurs au Match des étoiles de la LNH.

« Je ne sais pas à quoi m’attendre. Je pense que ça va être cool de rencontrer tous les autres joueurs », réagit-il, presque mal à l’aise.

Chabot sera flanqué de ses parents pour cette fin de semaine spéciale. Son frère aurait aussi fait le voyage, mais il sera retenu au Québec à cause du travail.

« Il m’a demandé de lui trouver un chandail signé par tous les membres de l’équipe de la section Atlantique. Ce serait cool de faire ça pour lui. »

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LES SÉNATEURS EN BREF

Une offre pour Duchene

Il a beaucoup été question des Sénateurs, samedi soir, sur le plateau de Hockey Night in Canada. On aurait finalement offert un contrat en bonne et due forme à Matt Duchene, selon l’ancien joueur Nick Kypreos. Le directeur général Pierre Dorion serait prêt à lui consentir un pacte de huit ans d’une valeur de 64 millions $US. Dans la même discussion, l’insider Elliotte Friedman a laissé entendre que Mark Stone devrait recevoir une offre à son tour. Cette offre devrait être encore plus généreuse. Si les deux joueurs ne parviennent pas à s’entendre avec les Sénateurs, ils risquent d’être échangés dans le prochain mois. Samedi, des dépisteurs de Chicago, Columbus, Montréal et Vancouver ont assisté au match opposant les Sénateurs aux Blues.

Rien de grave pour Borowiecki

Mark Borowiecki a raté le match de samedi. « Il s’est étiré quelque chose », a indiqué Guy Boucher, avant d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’une blessure trop sérieuse. Boucher n’a pas hésité à retirer son vétéran de la formation parce qu’il compte sur plusieurs défenseurs en santé. Maxime Lajoie s’est lui aussi retrouvé dans la galerie de la presse, samedi. Ainsi, Ben Harpur a pu affronter les Blues. « Ben est gros et fort. Je crois que ces qualités peuvent nous être fort utiles contre une formation robuste », dit Boucher. Le jeune Christian Wolanin n’est pas particulièrement imposant, mais il a quand même conservé son poste à Saint-Louis. Ça lui fait cinq matches consécutifs. « Il a tellement bien joué, récemment. Je ne pouvais tout simplement pas le retirer. »