L'un des nouveaux venus, Viktor Stalberg a inscrit son premier but dans l'uniforme des Sénateurs samedi contre les Blue Jackets de Columbus

Un voyage qui tombe à point

Avec le cocktail météo qui s'est abattu sur Ottawa mardi, les Sénateurs ont bien choisi leur moment pour repartir sur la route.
Un voyage de trois parties en quatre jours où ils vont voyager après chaque partie ne laissera cependant pas beaucoup de temps aux nouveaux joueurs des Sénateurs d'Ottawa pour développer des liens en-dehors de la glace avec leurs coéquipiers, sauf peut-être en jouant aux cartes dans l'avion.
Ça ne devrait pas être trop grave parce qu'après trois parties à la maison, Alexandre Burrows et Viktor Stalberg semblent parfaitement bien intégrés au club de la capitale nationale qui a fait leur acquisition la semaine dernière, dans les jours précédant la date limite pour les échanges dans la LNH. Chris DiDomenico et Jyrki Jokipakka, eux, risquent de continuer à tisser des liens en mangeant du maïs soufflé sur les galeries de presse, à moins d'une épidémie de blessures.
« C'est pas mal impressionnant. Habituellement, quand des gars arrivent, ça prend un certain temps avant qu'ils s'intègrent au groupe. Mais nous avons importés des gars d'expérience, qui savent comment gérer différentes situations dans un match. Ce sont des gars intelligents et expérimentés, qui ont vu neiger », a indiqué l'entraîneur-chef Guy Boucher tard lundi soir, après le gain de 4-2 contre les Bruins de Boston auquel Burrows a contribué avec un but dans un filet désert et une passe.
« Je pense que nos joueurs, nos leaders dans le vestiaire, ont fait du très bon travail pour aider ces gars-là », a-t-il ajouté.
Les nouveaux venus n'ont pas eu trop de difficulté à apprivoiser le fameux système de jeu mis en place par Boucher cette saison pour remettre ce club sur les rails. 
Burrows confiait après le match de lundi qu'il n'est pas encore tout à fait à l'aise au sein de celui-ci, mais que ça s'en vient.
« Il est un peu différent de ce à quoi je suis habitué, j'essaie encore de me familiariser avec. Mais en général, les gars ont acheté ce qui leur a été vendu. Tu peux avoir n'importe quel système de jeu si les 20 gars dans l'alignement y croient et l'appliquent à la lettre », a-t-il dit. 
Au cours de ce périple, les Sénateurs se frotteront à trois équipes qui sont soit en grand danger de rater les séries, soit les Stars de Dallas mercredi soir, soit pratiquement assurées d'en être écartées, soit les Coyotes de l'Arizona jeudi et l'Avalanche du Colorado samedi.
« Les points sont tellement importants pour nous qu'on doit continuer à bâtir notre jeu, continuer à s'améliorer, a répété le vétéran défenseur Dion Phaneuf. Il faut continuer à pousser dans la bonne direction. À ce temps-ci de l'année, tu dois trouver un moyen de te motiver pour chaque match. »
« Ce sont des parties qui peuvent être trompeuses. Il va falloir les prendre au sérieux, comme on le fait depuis le début de l'année, et essayer de ramasser le plus de points possible », a noté le centre Jean-Gabriel Pageau.
Installés confortablement au deuxième rang de la division Atlantique, les Sénateurs n'accusaient que quatre points de retard sur le Canadien de Montréal avant que ces derniers affrontent les Canucks à Vancouver mardi soir, alors qu'ils avaient repoussé les Bruins quatre points derrière eux. Ils avaient deux parties de plus à jouer que leurs deux rivaux, par surcroît. Ils avaient aussi huit points d'avance sur les Maple Leafs de Toronto et le neuvième rang de l'association Est.
« Nous avons un gros voyage dans l'Ouest devant nous, beaucoup de voyagement et de changements de fuseaux horaires. On doit garder notre concentration, prendre ça un match à la fois et continuer à récolter des points. C'est la clé, tu as un point en commençant chaque match à 0-0. Avec notre structure défensive, on se donne une chance d'aller chercher au moins ce point lors de chaque match... On va continuer à regarder vers l'avant. Si tu regardes vers l'arrière, tu ne sais pas où tu t'en vas », a souligné le gardien Craig Anderson.
Pratique annulée
Personne ne pourra jamais accuser Guy Boucher d'être trop exigeant envers ses joueurs.
En cette deuxième moitié de saison avec un horaire très chargé, l'entraîneur-chef des Sénateurs n'hésite jamais à donner une journée de congé imprévue à ses joueurs. Il l'a encore fait mardi avant le départ de son club vers Dallas, annulant la pratique prévue pour midi à la veille du début d'une série de trois parties en quatre soirs.
«Ne pas pratiquer, ça nous aide présentement. Si vous écoutez les joueurs, ils sont plus épuisés que par le passé en raison des semaines de congé, de la Coupe du monde, du calendrier compressé. C'est la réalité. Les gars doivent composer avec ça du mieux qu'ils le peuvent. Je sais que lorsqu'on tient une pratique de 35 minutes, ce qu'on a fait récemment, on fait moins bien le lendemain. Les gars ont joué beaucoup de matches, ils ont des blessures mineures, ils sont fatigués parce qu'ils ont occupé différents rôles. Au moins, l'arrivée des nouveaux gars injecte de l'énergie... Mon travail est de savoir quand c'est le bon temps pour pratiquer ou pas. Présentement, on n'en a pas besoin, on sait comment jouer, il faut juste avoir l'énergie nécessaire pour le faire», a-t-il expliqué lundi soir.