Marchand a été limité à un seul tir au but lors du match de lundi, en plus de 21 minutes sur la patinoire.

Un verre à moitié plein

Les Sénateurs d'Ottawa ont deux jours pour disséquer et digérer leur revers de 2-1 lors du premier match de leur série contre les Bruins de Boston, ce qui pouvait être vu comme une bonne ou une mauvaise affaire.
Au lendemain de cette défaite qui permettait à ces derniers d'annuler l'avantage de la glace dans ce quatre de sept aux hommes de Guy Boucher, le vétéran Dion Phaneuf préférait clairement voir le verre à moitié plein plutôt que l'alternative.
« En fin de compte, le soleil s'est levé ce matin et c'est une nouvelle journée, a-t-il lancé. On sait qu'on tire de l'arrière par un match et qu'il faut apprendre de nos erreurs. C'est comme ça en séries, il faut aller de l'avant et il n'y a pas beaucoup de temps pour ressasser le passé, tu dois reconnaître ce que tu as mal fait et te préparer pour le prochain match. »
Alors que seuls les joueurs qui n'avaient pas joué la veille ont patiné -- en plus du défenseur Fredrik Claesson -- avaient été conviés sur la patinoire du Sensplex vu qu'un concert est en préparation au Centre Canadian Tire, les Sénateurs continuaient à penser comme immédiatement après le premier match qu'ils auraient mérité un meilleur sort, considérant leur domination totale du deuxième tiers où ils n'ont pas accordé de tir au but aux visiteurs, une première de leur longue histoire depuis 1939.
Ça s'est cependant gâté au troisième tiers, quand les Bruins ont marqué leurs deux buts pour revenir de l'arrière, chaque fois en profitant d'erreurs de la formation locale.
« Mentalement, on n'a pas bien géré ça. Nous étions effrayés de perdre au lieu d'être affamés pour gagner... On a couru après le trouble et on a payé le prix. Deux présences nous ont tués, il y a eu neuf revirements dans notre zone en deux présences, cinq pour un des buts, quatre pour l'autre. Juste un revirement, ce n'est déjà pas bon », analysait l'entraîneur-chef Guy Boucher.
C'était particulièrement flagrant sur le but vainqueur de Brad Marchand, alors que son trio complété par Patrice Bergeron et David Pastrnak a embouteillé les Sénateurs dans leur zone pendant près d'une minute. 
Ils ont été confrontés toute la soirée au trio de Jean-Gabriel Pageau avec Mike Hoffman et Tom Pyatt ainsi qu'au duo de Phaneuf et Cody Ceci, qui en ont eu plein les bras puisque ce trio a généré 14 tirs ou tentatives de tirs (bloqués ou hors cible) tout en n'en allouant que 6.
« On s'est juste trop assis sur notre avance en troisième, on n'a pas bien géré la rondelle dans notre zone sans passer de temps dans la leur. À la fin, on aurait probablement pu faire un dégagement pour soulager un peu la pression, a souligné Ceci. Le trio de Bergeron est composé d'excellents joueurs, Ce n'est pas facile jouer contre eux. C'est un gros rôle qui nous est confié, à Dion et moi. On l'accepte, on a fait du bon travail pendant la majorité de la soirée, ça nous a juste filé entre les doigts dans les dernières minutes. C'est tout ce dont ils avaient besoin, une petite chance pour trouver le fond du filet. C'est un des bons trios dans la LNH présentement. »
Dans les quatre victoires des Sénateurs en saison régulière, c'est plutôt David Backes qui avait complété le duo de Bergeron-Marchand. Pastrnak, auteur de 34 buts et 70 points en saison régulière, s'est retrouvé avec eux en l'absence de l'ancien Olympique David Krejci, qui a été retranché de l'alignement après la période de réchauffement pour continuer à soigner une blessure au haut du corps. 
Bruce Cassidy a dit qu'il demeure « au jour le jour » et que sa disponibilité pour le match de samedi après-midi (15 h) sera réévaluée vendredi.
Marc Méthot jouera s'il peut lancer
Marc Methot
Guy Boucher n'a pas voulu discuter jeudi des changements possibles qu'il pourrait apporter à son alignement pour le deuxième match de la série contre les Bruins.
Mais le pilote des Sénateurs a au moins dévoilé un peu plus de sa ligne de pensée quant au retour possible du vétéran défenseur Marc Méthot, qui a patiné à nouveau jeudi alors qu'il espère toujours revenir au jeu malgré un auriculaire gauche en mauvais état.
« Tout va dépendre de son habileté à lancer la rondelle, a dit Boucher. Ses habiletés pour patiner et fermer l'écart avec les attaquants adverses sont là, il peut faire des passes sans problème. C'est sa capacité de lancer qui n'est pas là, il est encore craintif. Quand on va voir qu'il peut faire ça, il va pouvoir revenir. »
Lors de la pratique de mercredi matin ainsi que lors de la période d'échauffement, on a pu observer que les tirs du défenseur franco-ontarien étaient loin d'avoir leur vigueur habituelle, et il n'acceptait pas de passes trop vives non plus.
Boucher a laissé entendre un peu plus tard que la présence de Méthot aux côtés de son partenaire habituel, Erik Karlsson, ne changerait rien à sa décision de confronter le duo Dion Phaneuf/Cody Ceci au trio de Patrice Bergeron. « Ce sont ces deux-là qui ont joué contre eux lors des quatre matches (en saison régulière) qu'on a gagnés. On avait le même plan que lors de ces quatre matches et jusqu'à ce qu'ils marquent leur but en fin de match, on avait raison. Sur ce côté-là, je ne dis pas qu'on ne fera pas de changement, mais on ne regrette rien de nos décisions par rapport aux 'match ups', ça c'est certain », a-t-il spécifié.