Ce n'est qu'un hasard si ce retour dans l'alignement coïncidait avec la présence de son père Dave dans le giron de l'équipe, avec les autres paternels invités à accompagner le club pour ce voyage. Il a remplacé le vétéran Chris Neil, lui qui, comme par hasard, n'est pas accompagné de son père cette fois-ci, étant présentement en croisière.

Un retour au jeu qui tombe à point

NEWARK - Alors que les rumeurs d'échange le concernant s'intensifient, Curtis Lazar a eu une rare occasion d'essayer d'attirer l'attention des dépisteurs adverses jeudi soir alors que Guy Boucher l'a lancé dans la mêlée contre les Devils du New Jersey, mettant fin à un purgatoire de quatre matches où il avait été relégué aux gradins.
Ce n'est qu'un hasard si ce retour dans l'alignement coïncidait avec la présence de son père Dave dans le giron de l'équipe, avec les autres paternels invités à accompagner le club pour ce voyage. Il a remplacé le vétéran Chris Neil, lui qui, comme par hasard, n'est pas accompagné de son père cette fois-ci, étant présentement en croisière.
«Je suis excité, je tente de garder la tête haute en travaillant fort lors des entraînements pour rebâtir ma confiance afin d'être prêt pour ce moment-là. Je vais tout faire pour aider notre équipe à gagner, en espérant ensuite rester dans l'alignement. Je dois utiliser ma force principale, qui a toujours été ma vitesse en échec avant», a-t-il mentionné peu avant le match.
«J'essaie de me concentrer sur les choses que je peux contrôler, rester sur la glace après les pratiques et demeurer positif», a ajouté Lazar, lui dont l'agent J.P. Barry doit rencontrer le DG Pierre Dorion en fin de semaine à Toronto pour discuter de son utilisation, et possiblement pour demander qu'il soit échangé s'il n'est pas pour jouer régulièrement.
Le choix de première ronde (17e au total) en 2013 était content d'avoir son père dans les parages, «même s'il n'a pas eu besoin d'attacher mes patins cette fois», a-t-il blagué.
«C'est pas mal cool d'avoir tous les pères avec nous. On a travaillé si fort pour se rendre jusqu'ici, c'est le fun de leur montrer comment ça se passe, les entraînements et les réunions avant les matches. Ça va être encore mieux si on peut repartir d'ici avec deux points», avait-il indiqué.
Regardant son rejeton donner son entrevue dans un coin du vestiaire, son père racontait que Curtis Lazar gardait un bon moral à travers cette saison difficile où il n'avait récolté qu'une passe en 29 parties avant d'affronter les Devils, après avoir raté le camp d'entraînement en raison d'une mononucléose et avoir été cédé au club-école de Binghamton pour quelques semaines.
«Je ne dirais pas qu'on doit lui remonter le moral, Curtis est fort mentalement. Il comprend que tout ça fait partie de la game. En fin de compte, c'est l'équipe qui est la plus importante. Ottawa a eu beaucoup de succès cette année et il y a encore place pour de l'amélioration. C'est ce qui compte, l'équipe en premier. Je ne dirais pas que c'est difficile pour lui, il garde le sourire et fait toujours partie d'un bon groupe de gars, avec de bons entraîneurs. Ça pourrait difficilement être mieux que ça», a confié Lazar père au Droit.
Aîné d'une famille qui compte trois autres enfants, Lazar appréciait ces moments passés avec son père. «Dans une saison difficile comme celle-ci, c'est difficile mentalement et physiquement, mais ta famille, ce sont les gens sur qui tu peux compter. En l'ayant ici, on ne parle pas juste de hockey, je prends aussi des nouvelles de ma mère, de mes frères et ma soeur. Et on se rappelle de bons souvenirs, les pas de bébé qui nous ont menés jusqu'à la LNH. C'est comme si on était en tournoi, la seule différence étant qu'on ne jouera pas deux ou trois matches par jour», a-t-il ajouté.
Coacher pour gagner
Guy Boucher, quant à lui, s'est bien défendu d'avoir laissé la présence du père de Lazar influencer sa décision de la relancer dans la mêlée. «Quand tu commences à faire ça, tu ne coaches pas pour gagner. On ne change pas notre façon de faire, on a mis les mêmes clips vidéo qu'on aurait mis normalement. On se fout de tout sauf de ce qu'on a à faire et de notre adversaire», a mentionné Boucher, qui voulait plus de vitesse dans l'alignement en insérant Lazar à la place de Neil sur le quatrième trio.
Nicholle Anderson à New York
Le gardien Craig Anderson n'est pas accompagné de son père pour ce voyage (il a plutôt accepté une invitation pour aller en Californie afin de participer à l'émission de télé Jay Leno's Garage), mais son épouse Nicholle est venue avec lui parce qu'elle a un rendez-vous avec son médecin à l'hôpital de New York qui traite son rare cancer de la gorge. « En théorie, elle doit ensuite rentrer à Ottawa, puis se rendre en Floride avec les enfants pour subir d'autres traitements. On en est là », a-t-il confié.
Noesen relance sa carrière
Ancien choix de première ronde des Sénateurs (21e au total) en 2011 qui avait été cédé aux Ducks d'Anaheim dans l'échange qui a amené Bobby Ryan à Ottawa, Stefan Noesen obtient une chance de relancer sa carrière avec les Devils, qui l'ont réclamé au ballottage le 25 janvier.
Il a marqué deux buts à ses deux premiers matches avec eux, avant d'obtenir sa première passe en carrière mardi.
« J'ai réussi à enlever le gorille de sur mes épaules dès le départ, ce qui était bien. Il n'y a rien de normal dans la situation quand tu changes d'équipe en passant par le ballottage, ça n'a pas été facile, mais la transition s'est bien faite. J'ai eu deux grosses blessures (à un genou et un tendon d'Achilles) avec Anaheim, ça m'a forcé à apprendre rapidement comment être un professionnel, mais avec l'appui de mes proches, j'ai continué à croire en mes moyens », a raconté Noesen jeudi matin, lui qui n'a joué que 14 parties en trois saisons avec les Ducks.
Son nouvel entraîneur John Hynes lui donne une chance de se faire valoir : « Nous avions une ouverture en attaque et lorsqu'il a été soumis au ballottage, on pensait qu'il avait des attributs dont nous avions besoin. Il est un bon jeune joueur et parfois, l'opportunité n'est pas là avec une certaine équipe. Avec nous, il a mérité tout le temps de glace qu'il a jusqu'à maintenant, il a très bien joué. Il saisit sa chance », a-t-il indiqué.