Un premier duel entre Méthot et Brassard

Avec les Blue Jackets de Columbus, Marc Méthot et Derick Brassard ont joué une multitude de parties ensemble dans la LNH, devenant chemin faisant d'excellents amis en dehors de la patinoire.
Depuis que leurs chemins se sont séparés à l'été 2012, quand le Franco-Ontarien a été échangé aux Sénateurs contre Nick Foligno, ils n'avaient pas eu la chance de s'affronter avant samedi.
Leurs nouveaux clubs ne s'étaient pas affrontés la saison dernière après l'échange du mois d'avril dernier qui a envoyé le Gatinois aux Rangers.
Inutile de dire qu'ils étaient fébriles à l'approche de ce duel.
«Moi, je n'aime pas trop ça. Derick, c'est un gars que je connais vraiment bien, un de mes meilleurs amis. On se parle presque toutes les semaines. On va probablement aller souper ensemble. Ce n'est pas facile pour un gars comme moi, je suis censé jouer de façon physique et Derick est un gars très offensif, alors sur la glace, il ne pourra plus être mon ami», a confié un Méthot un peu déchiré vendredi.
Brassard, de son côté, avait hâte de se mesurer à son copain avec qui il s'entraîne pendant la saison estivale: «J'ai hâte de l'affronter, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Je suis content qu'il ait fait sa niche dans son patelin. En espérant qu'il me laisse passer de son bord», a-t-il dit lorsque joint dans l'avion qui amenait les New-Yorkais dans la capitale en fin d'après-midi.
Pour ajouter un peu à l'intrigue, il y a eu des rumeurs en début de saison que les Rangers se seraient informés auprès de la direction des Sénateurs de la disponibilité de Méthot dans une éventuelle transaction qui aurait envoyé un autre arrière, Michael Del Zotto, à Ottawa.
«C'est bon d'entendre que des équipes sont intéressées à tes services, ça veut dire que tu joues bien, que tu es un bon joueur. Mais je suis content ici à Ottawa, je veux rester», mentionnait Méthot, qui se disait déjà «stressé» à l'idée de devoir négocier un contrat d'ici la fin de la saison prochaine, quand son pacte actuel viendra à échéance.
Le parfait bonheur
Brassard file lui aussi le parfait bonheur dans sa nouvelle ville, surtout maintenant que les Rangers sont revenus dans la course aux séries après un départ difficile.
«Ça n'a pas été facile avec un voyage dans l'Ouest canadien pendant la présaison, plus un match à Las Vegas avant de revenir à New York trois jours et partir ensuite pour commencer la saison en Californie. Mais on était convaincus que c'était notre mauvais stretch de la saison, comme toutes les équipes en ont pendant une longue saison», soulignait Brassard.
Les Rangers ont aussi dû s'adapter à un nouvel entraîneur, Alain Vigneault, qui a changé de place avec John Tortorella, son successeur à la barre des Canucks de Vancouver. Paul MacLean notait vendredi que le principal changement, avec eux, c'est qu'ils bloquent moins de tirs. Mais l'ancien entraîneur des Olympiques et du Canadien a relancé le centre Brad Richards, meilleur compteur des siens avec 35 points.
«Tous les entraîneurs ont leurs différentes manières de faire les choses et leurs personnalités. Moi, j'ai adoré jouer pour les deux», dit Brassard au sujet de Vigneault, dont la résidence dans les Hautes-Plaines est à deux coins de rue de la maison de ses parents.
Avec Pouliot et Zuccarello
Brassard compose un dangereux deuxième trio avec Benoît Pouliot, de St-Isidore, et Mats Zuccarello. Le Gatinois a amassé 12 de ses 28 points cette saison lors des 15 derniers matches (3 buts, 9 passes).
«On joue ensemble depuis trois semaines et ça va super bien. On essaie d'être menaçants tous les soirs», a ajouté Derick Brassard.