Les Sénateurs ont manqué d'énergie en début de match.

Un point échappé

Les Sénateurs d'Ottawa se présentent à la pause du match des Étoiles avec une excellente fiche. Toutefois, leur dernier match leur aura laissé un goût amer à la veille de leur fin de semaine de congé puisqu'ils ont échappé un point contre un adversaire qui était vulnérable.
Les Flames de Calgary leur ont arraché un gain de 3-2 en prolongation jeudi soir devant 16 263 amateurs au Centre Canadian Tire grâce au premier but en ee matches de Johnny Gaudreau après un revirement coûteux d'Erik Karlsson.
Avec le prédécesseur de Guy Boucher, Dave Cameron, derrière leur banc comme adjoint à Glen Gulutzan, qui avait sévèrement critiqué son club après un revers de 5-1 à Montréal mardi, les visiteurs ont mis fin à leur séquence de quatre défaites d'affilée où l'adversaire avait compté 20 buts contre 7. Ottawa (26-15-6) n'a quand même pas perdu en temps réglementaire à ses six dernières sorties (4-0-2).
Un but de Chris Wideman avec 62 secondes à faire au temps réglementaire a poussé le match en prolongation, son tir sur réception voilé par Mark Stone ne donnant aucune chance au gardien Brian Elliott. L'ancien Sénateurs connaît une saison de misère à sa première année en Alberta. Le nouveau venu Tommy WIngels avait amorcé la remontée des locaux, qui tiraient de l'arrière 2-0 après 40 minutes de jeu, en faisant dévier habilement un tir au début du troisième tiers.
Manque d'énergie et de respect
« C'est un gros point qui va faire une énorme différence à la fin. Mais à 2-0, on n'était pas là du tout, on n'avait pas d'énergie. On a manqué un peu de respect envers l'adversaire, on n'avait pas l'air d'avoir peur de l'adversaire, on n'avait pas la même hargne. Ça se comprend un peu parce que c'était des adversaires de grande qualité, sur de grandes lancées », a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher, qui avait vu son club blanchir Washington 3-0 mardi.
Après un premier tiers sans but et sans grande chance de compter, les Flames ont ouvert le pointage au cours de la période médiane, chaque fois en sautant sur des retours de lancers.
Michael Ferland a d'abord ouvert le pointage à mi-chemin de l'engagement quand Mike Condon a repoussé la rondelle qu'il venait d'arrêter un peu plus loin, en plein sur sa palette.
L'ancien 67, Sean Monahan, a ensuite souligné son passage dans la capitale en marquant un but de toute beauté. Dougie Hamilton s'était amené dans l'enclave avec l'aide d'une superbe feinte et Condon a arrêté son tir, mais Monahan a réussi à soulever le retour par-dessus le gardien étendu de tout son long en se passant le bâton entre les jambes.
« C'est positif de revenir d'un déficit de 0-2, ça aurait été facile de donner le troisième but et d'abandonner, mais on n'a pas lâché et on est revenu chercher un gros point en marquant à la fin. Le trois contre trois est un lancer de dé et on a perdu à ce jeu », a souligné Condon, qui a fait face à 28 lancers, n'ayant aucune chance sur le but gagnant de Gaudreau, sur un deux contre le gardien avec Mikael Backlund.
Wingels a remarqué que son nouveau club n'abandonnait pas à sa première sortie dans leur uniforme.
« C'est une bonne affaire de contribuer à mon premier match, c'est ce que tu espères. L'équipe s'est bien battue, j'ai appris beaucoup sur ce club ce soir. Les 40 premières minutes n'étaient pas bonnes, mais un club résilient trouve un moyen d'aller chercher un point », a-t-il dit.
Les Sénateurs se retrouveront maintenant en Floride lundi soir pour un entraînement à la veille de reprendre le collier mardi contre les Panthers à Fort Lauderdale.
Neil laisse sa place à Wingels
Tommy Wingels
L'arrivée de Tommy Wingels s'est avérée une bien mauvaise nouvelle pour le vétéran Chris Neil.
C'est le robuste attaquant qui a franchi le cap des 1000 parties jouées pour l'équipe le mois dernier qui a été retranché jeudi contre les Flames pour faire place à l'attaquant acquis des Sharks la veille.
Wingels a pris place aux côtés de Chris Kelly et Curtis Lazar pour son premier match dans son nouvel uniforme et s'il a compté, il était aussi sur la glace pour le premier but des Flames alors qu'il venait de faire une chute à la ligne bleue adverse.
«Il a tombé là-dessus et il n'a probablement pas aimé ça, mais en général, il était où il devait être malgré la nervosité. Il a fait de bonnes choses et avec son but qui nous a réveillés, il a eu un impact, a souligné Guy Boucher. Pour Neil, c'est difficile de le retrancher, mais je suis payé pour prendre les décisions difficiles. Tu n'aimes pas faire ça à Chris, un joueur qu'on aime. Mais on doit prendre des décisions pour améliorer le club.»
Neil, lui, semblait se douter qu'il pourrait être l'élu de Boucher en matinée. «Si ça arrive, ça arrive. Ça fait partie du jeu, toutes les équipes ont ça (une compétition interne pour un poste). Quand tu as ta chance de jouer, tu dois en profiter au maximum», a dit Neil, qui a joué 45 des 46 premières parties cette saison, récoltant un but, deux passes et 56 minutes de punition, avec un différentiel de moins-9.
La dernière fois qu'il avait été laissé de côté dans les gradins était lors du cinquième match de la série contre les Canadiens au printemps 2015. Âgé de 37 ans, Neil avait vu son temps de glace diminuer à cinq minutes et moins lors des trois parties précédentes.