Lors de l’entraînement mercredi soir, Chabot a été relégué sur la troisième paire de défenseurs avec Mark Borowiecki.

Un nouveau duo Chabot-Borowiecki

Même en étant inactif pendant une semaine, Thomas Chabot a perdu un peu de galon chez les Sénateurs.

Le défenseur recrue a vu sa place aux côtés d’Erik Karlsson sur la première paire être redonnée au vétéran Johnny Oduya avec le retour en santé de ce dernier, Chabot étant relégué sur une troisième paire avec Mark Borowiecki pour l’entraînement de mercredi soir alors que ce dernier est enfin prêt à revenir au jeu après une absence de 23 matches en raison d’une sévère commotion cérébrale.

Trop content d’avoir obtenu la semaine de vacances au même titre que les vétérans du club, plutôt que d’être envoyé à Belleville comme les Colin White, Nick Paul, Filip Chlapik et Ben Harpur, Chabot n’en faisait évidemment pas de cas lorsqu’il a été un des derniers à rentrer au vestiaire.

« Ça fait partie de la game, depuis le début de l’année, son partenaire a été Johnny la plupart du temps. J’ai eu la chance de jouer avec (Karlsson) pendant qu’il était blessé et je pense que ça a quand même été pas si pire. Peu importe avec qui je joue, je vais prendre cette chance-là et y aller avec la situation que j’aie », a-t-il indiqué.

Se retrouver aux côtés de Borowiecki, en début de partie à tout le moins, signifie que Chabot retournera du côté droit, même s’il est gaucher lui aussi. C’est un retour du côté « faible » auquel il est habitué maintenant. « Ça fait longtemps que je n’ai pas joué à droite, mais pendant tout le camp d’entraînement et les parties pré-saison, j’étais à droite, donc je me suis quand même créé une habitude avec ça », note-t-il.

Alors que Fredrik Claesson semble destiné à retourner dans les gradins jeudi soir, Chabot n’a quand même toujours pas eu de confirmation des Sénateurs qu’il peut se trouver un appartement dans la capitale nationale pour le reste de la campagne, lui qui continue d’être chambreur chez Derick Brassard. « Non, je reste ‘au jour le jour’. J’ai été chanceux d’avoir le break. Maintenant ça va dépendre de moi, si je joue mal et que je leur laisse une façon de penser que je serais mieux de retourner dans les mineures, ils vont certainement me renvoyer. C’est à moi de montrer que je veux rester ici », a-t-il ajouté.

Les retours de Borowiecki et Oduya vont évidemment lui compliquer la vie, quoiqu’il y a toujours Chris Wideman qui ratera probablement tout le reste de la campagne.

Le gars le plus heureux de reprendre sa place dans l’alignement contre les Blues est évidemment Borowiecki, qui n’a pas joué depuis le 19 novembre dernier à New York.

« Je me suis senti bien sur la glace. Les jambes allaient bien, les poumons aussi, mais pas les mains, ce qui est habituellement le cas pour moi. La tête va surtout bien, je n’ai aucun symptôme. Je sentais que j’avais beaucoup d’énergie et je suis prêt à rocker », a-t-il mentionné d’entrée de jeu.

Son entraîneur-chef Guy Boucher a indiqué plus tard qu’il jouera assurément contre les Blues, qu’il n’y a « plus rien à gagner » à le laisser récupérer encore plus longtemps.

Le robuste arrière était excité à l’idée de pouvoir recommencer à donner des mises en échec percutantes. « J’étais probablement prêt à jouer (avant la pause), mais il y avait un peu de doute qui persistait. J’avais une date dans ma tête pour revenir et ce n’était pas une bonne approche... Je vais essayer de donner de l’énergie dans l’édifice en donnant une bonne mise en échec, mais je dois attendre que la chance se présente, ne pas la pourchasser. Je n’ai plus de doute, je me sens fort et en confiance », a-t-il souligné.

Partenaire habituel de Wideman, l’arrière originaire d’Ottawa est aussi curieux de voir comment il pourra se débrouiller aux côtés de Chabot.

« Je vais jouer à ma façon, utiliser mes forces. Thomas est tellement habile, j’ai beaucoup de respect pour la façon dont il se comporte. À mon avis, il est un autre défenseur de franchise. Je l’ai regardé attentivement l’autre soir à Toronto, il n’a pas joué autant de minutes ce soir-là, mais il voit tellement bien la glace. Il se déplace tellement bien aussi d’un bout à l’autre de la patinoire, il va être un joueur spécial et je suis excité de jouer avec lui », a ajouté Borowiecki.

Grosse commande

Les Sénateurs sont revenus de leur pause d’une semaine en occupant toujours l’avant-dernier rang dans l’association Est (ils ont la 3e pire fiche de la LNH), et l’écart les séparant de la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires, détenue avant mercredi soir par Pittsburgh, s’est creusé un peu plus, passant de 8 à 12 points (Pittsburgh a joué quatre parties de plus alors qu’Ottawa avait deux parties en main avant la pause). Il y a aussi six clubs entre eux et la bande à Sidney Crosby. «Il y a des clubs qui ont joué pendant notre break. C’est évident, on n’est pas où on voudrait être, mais on n’abandonnera pas maintenant, avec la moitié de la saison à jouer. On va garder les choses simples, y aller jour après jour, match après match», a souligné le meilleur compteur du club, Mark Stone.

Chabot en Floride

Comme la majorité de ses coéquipiers, Thomas Chabot a passé la semaine de congé à un endroit plus chaud qu’Ottawa. Mais comme il n’a appris qu’après le dernier match avant la pause – mercredi de la semaine dernière à Toronto – qu’il pouvait prendre des vacances au lieu de se rapporter à Belleville, il a été plus compliqué pour lui de planifier son congé. «J’ai pris le vol de retour de Toronto parce que je pensais aller à la maison (en Beauce), ce qui aurait été correct, a-t-il raconté mercredi. Mais j’ai été chanceux, Dion Pnaneuf m’a invité à prendre son avion pour aller à West Palm Beach. Et une fois rendu là, j’ai été assez chanceux que Derick Brassard m’invite à passer du temps avec lui dans ce coin-là. Ça a fait du bien.»

Entre les lignes

Guy Boucher espère que son club sera en mesure de secouer la rouille d’une semaine d’inactivité plus rapidement qu’après sa dernière pause, celle de Noël, alors que les siens avaient subi un revers de 5-1 à Boston le 27 décembre. «Il faut que la première période soit simple. Si on essaie des affaires de fous, c’est là qu’on se met dans le trouble. Nos passes ne seront pas belles en première période, tout le timing que ça prend, tu le gagnes à mesure que le match avance», a-t-il dit... Boucher a déploré que les adversaires pour ce premier match au retour de la pause, les Blues, n’aient pas été en congé en même temps que les siens. Ils ont défait les Maple Leafs 2-1 en prolongation mardi... Craig Anderson sera le gardien partant pour ce match...