Craig Anderson affrontera les Ducks mercredi soir, à Anaheim.

Un meilleur Anderson aiderait

Depuis sept ans, le gardien numéro un à Ottawa, Craig Anderson, a souvent montré à quel point il aimait se réfugier derrière des clichés classiques quand les choses ne vont pas bien.

Le cerbère américain a cependant offert une réponse qu’on n’avait jamais entendue de sa part mardi quand il s’est fait demander à quel point les Sénateurs ont besoin de se regrouper, et vite, alors que leur récent passage à vide les a fait chuter au classement dans l’Est.

«On apprend. Quand tu perds, tu apprends. À la fin de la journée, tu ne veux pas être trop intelligent parce que ça veut dire que tu perds beaucoup», a-t-il lancé, clouant le bec momentanément aux journalistes qui l’entouraient.

Il faut que l’heure soit grave pour qu’Anderson, qui affrontera les Ducks mercredi soir, abandonne son script habituel.

Évidemment qu’un retour dans le droit chemin des Sénateurs pourrait être facilité par une meilleure tenue de sa part.

Ses statistiques sont là pour le prouver, Anderson n’a pas été l’ombre du gardien qui a mené les Sénateurs jusqu’en finale de l’Est l’an dernier, après une excellente saison régulière malgré son absence de milieu de saison pour être au chevet de son épouse Nicholle pendant qu’elle subissait des traitements contre un cancer de la gorge.

Retiré du match de vendredi après avoir accordé cinq buts, il a au moins offert une performance encourageante quand il est venu en relève à Mike Condon après qu’il ait alloué cinq buts à son tour, repoussant les 27 autres tirs des Jets.

«C’était bon pour moi de revenir devant le filet. Évidemment, la situation n’était pas idéale, mais tu dois essayer de soutirer le maximum de l’opportunité qui se présente. J’ai eu l’occasion de travailler sur mon jeu et essayer de m’améliorer. Quand tu te présentes dans un bon état d’esprit, tu joues à ton meilleur. Il faut donc que je continue avec cet état d’esprit, sans laisser place à de la frustration», a noté le gardien qui a une fiche de 7-8-3 cette saison avec une moyenne de 3,06 et un taux d’efficacité de ,895. Il a perdu ses cinq dernières décisions depuis qu’il a signé les deux gains à Stockholm contre le Colorado.

«Il a bien joué, il était solide (à Winnipeg). Embarquer dans le filet sans penser, c’était probablement ce dont il avait besoin. C’est le gars que nous connaissons et ce n’est probablement qu’une question de temps avant qu’on voit ça de façon constante. Nous avons toute la confiance au monde qu’il va le faire. Comme tous les autres meilleurs gardiens de la ligue, il y en a plusieurs qui ont connu des périodes difficiles et maintenant ils sont redevenus eux-mêmes. Ce n’est pas juste un espoir, on se fie là-dessus, toutes les équipes se fient sur leur gardien numéro un pour charrier le club», a souligné Boucher.

Un autre pilier de l’équipe qui devra retrouver tous ses moyens si les Sénateurs veulent revenir dans la course aux séries est évidemment le capitaine Erik Karlsson, qui a été blanchi lors de ses neuf derniers matches. Boucher est encouragé par sa récente tenue, cependant.

«Personne n’a bien joué à Winnipeg, sauf peut-être Erik, qui a joué avec ardeur... Il a été beaucoup plus calme récemment. Il veut bien faire, il veut que le club aille bien. Il se met beaucoup de pression sur les épaules, comme les autres leaders et le gardien Andy... Il s’est calmé et est moins frustré. Ça va prendre du temps à retrouver son jeu, c’est la réalité pour quelqu’un qui a vécu ce qu’il a vécu l’été dernier (opération à la cheville). Je savais que ça prendrait du temps, lui aussi, mais en le vivant, c’est difficile. Il fait du temps supplémentaire sur la glace, dans le gymnase et sur la table du soigneur en réhabilitation. Il n’a pas eu d’été pour s’entraîner, ni de camp d’entraînement. N’importe qui dans cette situation aurait de la misère, même un gars comme Erik qui a été Superman l’an passé. L’équipe vit ça avec lui et il est sur le bon chemin», a souligné Boucher.

LES SÉNATEURS EN BREF

Brown avec Équipe USA

L’espoir des Sénateurs Logan Brown est sur la liste des 28 invités au camp de sélection de l’équipe nationale américaine en vue du prochain Championnat mondial de hockey junior, qui aura lieu à Buffalo pendant la période des Fêtes. 

Un des derniers joueurs retranchés par celle-ci l’an passé alors qu’il tentait de revenir au jeu soignant une blessure à une main, Brown a connu un excellent départ avec les Spitfires de Windsor après avoir passé le mois d’octobre à Ottawa, récoltant 21 points, dont 11 buts, en 13 parties. 

Les invités au camp d’Équipe Canada junior seront connus mercredi et les Sénateurs espèrent que deux autres de leurs excellents espoirs, Alex Formenton et Drake Batherson, seront retenus. 

Ce dernier était le meilleur compteur de la LHJMQ (37 points en 22 matches) avant de subir une fracture à un doigt, tandis que Formenton, qui a aussi commencé l’année à Ottawa, totalise 21 points lui aussi (9 buts) en 17 matches.

Entre les lignes

  • Le magasine Forbes a fait connaître mercredi son classement de la valeur estimée des équipes de la LNH et à leur avis, les Sénateurs occupent le 20e rang alors qu’ils vaudraient 420 millions $, une amélioration de 18 % par rapport à l’an dernier. Les Rangers de New York sont bons premiers à 1,5 milliard $, tout juste devant les Maple Leafs de Toronto (1,4 milliard $) et le Canadien de Montréal (1,25 milliard $).
  • Le match de mercredi soir verra les Ducks revenir au «Duck Pond» après un voyage de six parties, eux qui ont conclu ce périple à Vegas mardi soir.
  • L’ancien Sénateur Antoine Vermette occupait le premier rang dans la LNH avant le match de mardi pour le pourcentage de mises au jeu gagnées (61,5 %) parmi les joueurs qui ont participé à au moins 100 mises au jeu.
  • Le match contre les Sénateurs devrait permettre à l’attaquant Adam Henrique, acquis du New Jersey la semaine dernière, de jouer son premier match devant ses nouveaux partisans.