Clarke MacArthur.

Un long périple sur la route s'entame

Parfois, il n'est vraiment pas difficile de voir le bon côté des choses.
« Partir sur la route ? Une très bonne nouvelle. N'importe qui serait content de se pousser d'une ville où il fait moins 40 degrés Celsius », a déclaré Marc Méthot, hier.
Le problème, c'est que les Sénateurs ne se réveilleront pas dans une ville où il fait beaucoup plus chaud, ce matin. Ils devraient visiter tout plein d'endroits froids dans les 36 prochains jours. Ils viennent d'entreprendre un segment crucial du calendrier durant lequel ils disputeront 12 parties sur 16 sur des patinoires adverses.
À peine rentrés de Montréal, ils s'envoleront vers un de leurs plus longs périples de 2014. Ce voyage d'une durée de neuf jours leur permettra de visiter le Colorado, le Tennessee ainsi que le Minnesota.
Il ne fait pas nécessairement très chaud, à ce temps-ci de l'année, dans les Rocheuses et dans l'État des 10 000 lacs...
Long voyage
Avant la pause olympique, les Sénateurs visiteront aussi Washington, Tampa, la Caroline, Columbus, Toronto, Pittsburgh, Saint-Louis et Boston.
« Qu'est-ce qui constituerait un bon mois ? Bonne question, réagit Méthot. J'espère qu'on pourra voler plein de points. Il me semble qu'il serait agréable de rentrer à la maison au terme d'un mois passé pratiquement au grand complet dans nos valises avec une fiche de ,500. Ça nous donnerait un bel élan pour terminer la saison en force à domicile. »
Jouer pour ,500 sur la route ? Ça semble faisable. Même en début de saison, quand l'équipe traversait sa pire séquence, elle parvenait à gagner presque autant qu'elle perdait lors de ses voyages.
Jusqu'à tout récemment, les Sénateurs faisaient partie des rares formations de la Ligue nationale de hockey à présenter une fiche supérieure à l'extérieur qu'à la maison.
C'est d'ailleurs un peu ironique, quand on y pense. Juste au moment où ils ont trouvé une recette leur permettant de connaître un peu de succès au Centre Canadian Tire, on demande aux joueurs de boucler leurs valises et de prendre le chemin de l'aéroport...
Succès sur la route
« Il ne nous reste qu'une chose à faire. Nous allons essayer de jouer sur la route comme nous avons joué récemment à la maison », affirme Paul MacLean.
« Des fois, les voyages peuvent être merveilleux, enchaîne l'entraîneur. Ils peuvent permettre à une équipe de simplifier encore davantage sa façon de jouer. Une formation qui évolue sur la route pendant une période prolongée peut se permettre de jouer avec encore plus de patience. Des fois, il est plus facile de connaître du succès sur la route qu'à la maison. »
Les joueurs d'expérience qui cherchent à voir le bon côté des choses parlent d'autres aspects bénéfiques des voyages. « Je suis très excité à l'idée de passer quelques soirées avec mes coéquipiers. Sur la route, il est bien plus facile d'organiser des repas d'équipe. Ces repas permettent de tisser des liens entre les joueurs. Nos prochains voyages seront ponctués à la fois de gros tests et de moments très agréables », croit Clarke MacArthur.
Tisser des liens entre coéquipiers n'est peut-être pas une mauvaise idée. Ça pourrait s'avérer bénéfique dans le dernier droit. Même s'ils ont recommencé à gagner de façon plus régulière, les Sénateurs accusent toujours un certain retard dans la course aux séries éliminatoires.