«Nous sommes engagés à 100 %. Nous voulons renverser la vapeur », jure Mark Borowiecki.

Un été plus structuré pour les Sénateurs

Les programme d’entraînement estival a changé, pour les joueurs des Sénateurs qui passent l’été dans la région d’Ottawa.

Habituellement, à cette période de l’année, on peut trouver une poignée de joueurs qui s’adonnent à des petits matches simulés, dans un aréna de Kanata. « Ça ressemble un peu à une ligue de garage de luxe », convient Mark Borowiecki.

Cette année, c’est différent.

Les joueurs ont retenu les services de quelques spécialistes. « Je me suis assis avec le préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz, à la fin de la saison, pour discuter de façons de mieux organiser nos entraînements estivaux. Nous avons décidé de faire les choses de manière plus structurée. Nous avons fait appel à une spécialiste du power skating. Nous avons embauché un entraîneur pour le développement des habiletés individuelles. Nos matches simulés sont plus courts. Je dirais, de façon générale, que le niveau d’intensité est plus élevé », explique le défenseur qui vient de fêter ses 29 ans.

Borowiecki et Schwarz n’ont pas organisé tout ça, tout seuls.

Derrière ce mouvement, on trouve un petit groupe de joueurs qui sont « condamnés » à disputer les prochaines saisons dans la capitale. Les Sénateurs ont terminé la dernière saison au 30e rang du classement général de la Ligue nationale de hockey. Peu de gens s’attendent à ce que ça se passe mieux dans les prochains mois.

Les jeunes leaders de l’équipe ont donc décidé de prendre les choses en main. Ils font ce qu’ils peuvent pour démarrer les choses de la bonne façon.

« Tout le monde sait qu’un nuage noir suit notre organisation depuis un certain temps. Nous devons prendre nos responsabilités. Les joueurs doivent s’assurer que ramener notre équipe au seuil de la respectabilité. Nous sommes engagés à 100 %. Nous voulons renverser la vapeur », jure Borowiecki.

« Personne n’est satisfait de ce qui s’est passé durant la dernière saison. En ce moment, on voit les gars qui sont motivés, qui se poussent, qui s’encouragent », renchérit Jean-Gabriel Pageau.

« Ce n’est pas facile, en ce moment, quand on pense à tout ce qui se passe à l’extérieur. Surtout quand on pense que tout ce qu’on entend au sujet de l’organisation des Sénateurs n’est pas nécessairement vrai. L’important, dans tout ça, c’est qu’on se tienne entre nous autres », enchaîne l’attaquant gatinois.

Pageau et Borowiecki étaient tous les deux sur la patinoire, mardi matin. Un petit groupe de joueurs de la région d’Ottawa-Gatineau qui évoluent dans les ligues mineures ont patiné avec eux.

Souvent, Cody Ceci se joint au groupe. Mark Stone aussi, lorsqu’il est dans le coin.

Les autres joueurs se grefferont au groupe dans les prochaines semaines.

« Nous n’allons pas rester là, les bras croisés, à s’apitoyer sur notre sort. Ça ne servirait à rien. La seule façon de se sortir de la situation dans laquelle nous sommes plongés, c’est de se prendre en main. »

Dans les bois
Jean-Gabriel Pageau n’a pas tourné complètement le dos aux ligues de garage. Il est toujours inscrit dans une ligue compétitive « où tout le monde sait jouer » sur la rive québécoise.

Mark Borowiecki, lui, préfère le confort de son foyer. « Mon épouse, qui est un ange, m’a donné le droit de transformer notre garage double en gymnase. Je me suis acheté des trucs pas mal cool », dit-il.

Il s’est aussi aménagé un « champ de tir », dans le secteur boisé de son terrain. « J’ai pu obtenir environ 400 rondelles. Je peux facilement effectuer entre 120 et 150 lancers chaque jour. »