Christian Wolanin est né à Québec alors que son père jouait pour les Nordiques.

Un choix facile pour Christian Wolanin

Christian Wolanin a fait ses débuts dans l’uniforme des Sénateurs jeudi soir, lancé dans la fosse aux lions contre Connor McDavid et compagnie au lendemain de sa mise sous contrat.

Le défenseur de 23 ans issu de l’Université du Dakota du Nord n’a pas hésité longtemps à prendre la décision de faire le saut chez les professionnels une fois ses Fighting Sioux éliminés.

« Ce furent 48 heures assez folles, avec beaucoup d’appels téléphoniques et de textos après que j’aie décidé de quitter l’université. Ça semble encore irréel. Je suis définitivement excité d’être ici, a-t-il dit en débarquant dans le vestiaire après son premier entraînement matinal. J’avais le choix de retourner à l’école ou venir ici. Je sais qu’il y a eu des rumeurs que je pourrais opter pour être agent libre, mais elles sont sorties sans que j’en aie connaissance. Une fois que j’ai décidé de devenir un professionnel, c’était une décision facile de venir ici, évidemment. Surtout qu’on me donne une chance de finir l’année ici. Ça semble être le plan en tout cas, je vais prendre ça match par match. »

Ce choix de quatrième ronde des Sénateurs au repêchage de 2015 estimait que le moment était idéal pour lui de faire le grand saut, après une excellente campagne où il a été le meilleur compteur de son club avec ses 35 points en 40 matches.

« J’ai essayé de rester présent avec mon club jusqu’à la fin, puis ensuite je pensais que ce serait facile, j’enlèverais mon équipement et je signerais un contrat pro. Mais ça a été un processus plus long que je le pensais... Mais après la saison que j’ai connue, tu ne vas pas amasser de telles statistiques chaque année. Les choses vont changer et j’ai été chanceux de jouer avec un bon partenaire à la défense. Le moment était maintenant, surtout que j’ai 23 ans », a indiqué le jeune homme qui compte retourner finir ses cours en communications après la fin de la présente saison, et compléter sa dernière année pour obtenir son baccalauréat en ligne par la suite.

Né à Québec lorsque son père Craig jouait pour les Nordiques, Wolanin dit qu’il comprend encore assez bien le français, mais qu’il est rouillé pour le parler, « ce qui ne fait pas plaisir à ma mère (Chantal Bussières) », blague-t-il.

De son père, il dit avoir appris beaucoup même s’il est devenu un défenseur sur le tard, une fois rendu chez les juniors (à Green Bay dans la USHL). « Son principal conseil maintenant est d’être tranquille, écouter les leaders, trouver quelqu’un à suivre et en qui placer ma confiance... Comme mentor, mon père a été incroyable en grandissant, quand je suis devenu défenseur. On n’a pas le même style et j’espère vraiment faire mieux que ses 40 buts en 13 saisons dans la LNH », a-t-il blagué.

Wolanin a endossé le numéro 86 pour ses débuts, « le numéro que j’ai porté aux camps de développement et qu’on m’a donné en arrivant, je ne vais pas m’en plaindre, n’importe quel numéro dans la LNH fait mon affaire », a-t-il dit.

Wolanin père avait suivi les Nordiques au Colorado et a gagné une coupe Stanley avec eux en 1996, avec Marc Crawford, bras droit de Guy Boucher à Ottawa, comme entraîneur-chef. « J’aimerais bien faire la même chose », a dit Wolanin, fort à l’aise devant les journalistes.

Boucher ne voulait pas lui mettre trop de pression sur les épaules à son premier match, vu qu’il n’est pas familier avec son système de jeu. « Il va être perdu un peu, donc il doit être lui-même et garder les choses simples. On va lui donner du temps sur l’avantage numérique vu que c’est une de ses forces », a-t-il indiqué.

GUSTAVSSON VIENT FAIRE SES CLASSES

Filip Gustavsson a fait une courte escale à Ottawa jeudi soir, en route vers Belleville. Le gardien suédois de 19 ans acquis dans l’échange qui a envoyé le Gatinois Derick Brassard à Pittsburgh se sent prêt à commencer sa carrière en Amérique du Nord, après l’élimination de son club de Lulea.

«J’ai été un peu en étant de choc quand j’ai su que j’étais échangé, mon agent m’a appelé alors que je jouais à un jeu vidéo. On n’a pas le même système chez nous (en Suède). Mais maintenant, c’est une bonne sensation, a-t-il dit en entrevue au premier entracte du match entre sa nouvelle organisation et les Oilers. J’ai eu une bonne saison et un bon championnat mondial junior. Je me sens en confiance. Peut-être pas prêt pour la LNH, mais certainement pour jouer à Belleville. C’est bien d’aller rejoindre un club où il y a quelques Suédois, comme Marcus Hogberg et Christian Jaros, avec qui j’ai joué l’an passé à Lulea. »

Le gardien Filip Gustavsson

Pour l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx, qui est allé le voir jouer en fin de semaine dernière en Suède, ce choix de deuxième ronde des Penguins devrait avoir plus de facilité à faire la transition qu’un autre candidat au titre de «gardien d’avenir» des Sénateurs, Hogberg, qui s’est promené entre Belleville et Brampton (ECHL) cette saison. 

«Son principal ajustement va être la vitesse que la rondelle vient, parce que la glace est plus petite, et aussi la grosseur des joueurs devant lui, il va se faire “bardasser” un peu plus en avant du filet. Il joue un jeu plus conservateur (que Hogberg), il n’est pas ultra agressif. Son positionnement ne changera pas, c’est juste la vitesse que les jeux viennent, surtout ceux du coin et de l’arrière du filet. Sa lecture du jeu est très bonne, c’est un gardien calme et ses déplacements latéraux sont bons», analyse-t-il.

Gustavsson a surtout impressionné Groulx par sa maturité. «Hors glace, il a une maturité très élevée pour un jeune de 19 ans. Il sait ce qu’il veut dans la vie, il sait ce qu’il doit faire pour être un bon gardien et jouer au plus haut niveau possible. Il veut jouer dans la LNH le plus vite possible, et il comprend le processus. Il est très motivé», a ajouté Groulx, qui passera le week-end à Belleville afin de le préparer Gustavsson pour son premier match, probablement dimanche à domicile contre Laval.