Sidney Crosby a marqué un but sublime contre les Sabres de Buffalo, mardi soir.

Un but qui suscite l'admiration

Parce qu'il a dû passer du temps sur une chaise de dentiste après le match de mardi à Buffalo en raison d'un coup de bâton d'Evander Kane, Sidney Crosby n'a pas rencontré les médias pour parler de son but spectaculaire contre les Sabres où il est passé entre deux défenseurs et a déjoué le gardien Robin Lehner en prenant un tir d'une seule main.
Si la vedette des Penguins de Pittsburgh n'en a pas parlé, ce n'est pas le cas du reste de la planète LNH, qui ne pouvait que s'émerveiller en regardant ce fait saillant. Les prochains adversaires des Penguins, les Sénateurs d'Ottawa, en ont certes pris note, eux qui ont alloué un but spectaculaire du genre à Torey Krug le même soir à Boston.
« Est-ce que j'ai vu son but du revers avec une seule main ? Oui, je l'ai vu. Il est pas pire, hein ? », a lancé le défenseur Marc Méthot lors d'une téléconférence avec les médias locaux mercredi, alors que ses coéquipiers et lui bénéficiaient d'une journée de congé, une autre, après avoir disputé quatre parties en six jours.
En l'absence de vedettes comme Evgeni Malkin et Kristopher Letang, les Penguins n'ont pas ralenti la cadence et les champions de la coupe Stanley luttent avec les Capitals de Washington et les Blue Jackets de Columbus pour le premier rang dans la division Métropolitaine, ainsi que dans l'association Est, parce que Crosby a pris les choses en main dans le dernier droit, se hissant au premier rang des buteurs du circuit avec ses 41 filets.
Le trio qu'il pivotait avec les recrues Conor Sheary et Jake Guentzel - surnommé « Sid et les kids » - avait récolté 10 buts et 26 points à ses six derniers matches avant celui à Buffalo, où Guentzel a subi une commotion cérébrale lorsque frappé par le défenseur des Sabres Rasmus Ristolainen.
Méthot et la défensive des Sénateurs en auront donc plein les bras avec lui, même s'ils ont réussi à le limiter à un seul but lors des deux précédents duels entre les deux clubs cette saison, un revers de 8-5 à Pittsburgh le 5 décembre et un gain de 4-1 à Ottawa le 12 janvier.
« Ils ont beau avoir des blessés présentement, ils demeurent un des meilleurs clubs de la ligue et ça va être tout un challenge pour nous contre un des meilleurs joueurs au monde, a souligné Méthot. On sait qu'on est capable de les battre, on l'a déjà fait cette saison. Pour ce faire, on doit se fier à notre système de jeu et être tous sur la même page. Pour avoir une chance de bien contrer Crosby, tu dois toujours trouver le moyen d'être entre lui et ton gardien. Il est tellement un bon patineur cependant que c'est plus facile d'en parler assis dans mon auto à parler sur mon cellulaire. Ce n'est pas évident de se défendre contre lui parce qu'il est aussi un excellent passeur et qu'il peut repérer ses coéquipiers si tu lui laisses trop d'espace. »
Le gain de mardi à Boston qui a mis fin à une séquence de quatre revers de suite (dont deux en prolongation/fusillade) a cependant été bon pour la confiance des Sénateurs, estimait Méthot.
« C'est certain qu'une victoire comme ça est bonne pour la confiance. Notre gardien de but (Craig Anderson) a été excellent et c'est certain qu'on aimerait avoir plus de matches où on n'a pas besoin de se fier sur nos gardiens autant que ça. Mais on a eu de bonnes performances de plusieurs autres gars. Il reste que tes gardiens sont toujours les joueurs les plus importants, nous sommes chanceux d'avoir Andy et (Mike) Condon, qui peuvent voler des matches », a-t-il souligné.
Après la visite des Penguins, les Sénateurs disputeront leurs cinq matches suivants, sur les neuf qui vont leur rester, à l'étranger, alors qu'ils iront successivement à Montréal, Philadelphie, au Minnesota, à Winnipeg et à Detroit.
« Pittsburgh, c'est un autre match extrêmement difficile, après ça, c'est à Montréal et on repart sur la route. Mais sais-tu quoi, j'aime mieux avoir des matches difficiles, c'est comme ça qu'on apprend », a commenté l'entraîneur-chef Guy Boucher après le match de mardi soir à Boston.
Melnyk préfère que ses joueurs n'aillent pas aux Olympiques
Le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk
Alors que la LNH et le Comité international olympique (CIO) semblent incapables de s'entendre sur une participation des meilleurs hockeyeurs au monde pour les Jeux olympiques de 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud, le propriétaire Eugene Melnyk n'a pas caché lors de diverses entrevues récemment qu'il était contre l'idée d'interrompre la saison 2017-2018 pour permettre à ses meilleurs joueurs de représenter leurs pays.
Il est revenu à la charge à ce sujet mercredi midi en entrevue avec Sportsnet. « Je suis complètement paranoïaque, et avec raison, en ce qui a trait aux blessures. Ça nous est arrivé avec (le gardien) Dominik Hasek en 2006 (à Turin), c'est arrivé aux Islanders avec John Tavares (à Sotchi en 2014)... Mais c'est mon opinion personnelle, si la LNH décide d'y aller pour le bien collectif, je vais me rallier », a-t-il indiqué
 Melnyk n'a pas l'intention d'imiter son homologue des Capitals Ted Leonsis, qui serait prêt à laisser son meilleur joueur, Alex Ovechkin, aller à Pyeongchang même si la LNH ne s'entend pas avec le CIO. Il ne libérerait donc pas son capitaine Erik Karlsson de ses obligations contractuelles.