Max Véronneau, qui s’avance devant Jake Allen sur cette séquence, s’est bien débrouillé à ses débuts dans la LNH.

Un bon départ pour Brännström et Véronneau

Une performance sans bavure du gardien Anders Nilsson face aux Blues de St-Louis a permis à son compatriote Erik Brännström de connaître des débuts victorieux dans l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa jeudi soir au Centre Canadian Tire.

Rappelé d’urgence du club-école de Belleville parce que le vétéran Mark Borowiecki était malade, l’arrière suédois de 19 ans acquis des Golden Knights de Vegas dans l’échange de Mark Stone a disputé son premier match en même temps que Max Véronneau, l’agent libre de Princeton mis sous contrat mardi, et ils ont fait une bonne première impression dans un gain de 2-0 devant 13 378 amateurs.

Nilsson a effectué 35 arrêts pour son deuxième blanchissage de la saison et sixième en carrière, mettant ainsi fin à une série de quatre revers consécutifs des Sénateurs (24-41-6).

« Notre gardien a été notre meilleur joueur, il est la raison principale de cette victoire. Pas la seule, mais il a été spectaculaire. Il a fait cinq ou six excellents arrêts. On a vu dès le début du match qu’il l’avait et ça, ça donne confiance aux joueurs devant lui. Nos défenseurs – et nous avions une jeune brigade – se sont bien battus devant lui », a analysé l’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford après coup.

Brännström a joué 17:20 et il était sur la patinoire en fin de match quand Chris Tierney a compté dans un filet désert pour sceller l’issue du match. 

Erik Brännström

« Ça a été pas mal amusant, j’étais excité quand j’ai eu l’appel, on m’avait dit mercredi soir que c’était une possibilité. C’est bien de gagner en plus... C’était énervant à la fin, St-Louis a de bons joueurs, c’était cool de jouer contre eux », a dit Brännström.

Les deux jeunes hommes avaient fait un tour d’honneur ensemble, cheveux au vent vu que les vétérans ont caché leurs casques, au début de la période d’échauffement. « C’était bien, un peu énervant. Je voulais juste ne pas tomber », a raconté Brännström.

Celui-ci a reçu de beaux compliments de Nilsson et de Marc Crawford.

« Ce jeune-là est impressionnant, il protège vraiment bien la rondelle, quelque chose que la plupart des défenseurs maîtrisent à 24 ou 25 ans », a dit Crawford au sujet du Suédois de 19 ans.

« Dans les circonstances, conduire le jour même pour venir jouer. Ça n’a probablement pas été facile pour lui de dormir en après-midi. Il a fait du bon travail, étant patient avec la rondelle. Il a fait de bons jeux, on a eu un aperçu à quel point il est bon et va devenir bon en jouant plus de matches », a noté Nilsson, qui a réparé quelques-uns des revirements de son jeune compatriote.

Anders Nilsson

Nilsson a réussi son meilleur arrêt de la soirée avec quatre minutes à faire quand il a arrêté le tir sur réception d’Alexander Steen avec sa jambière avant de voir la rondelle rebondir sur la barre horizontale. « J’ai eu la chance de mon côté ce soir, mais ton équipe obtient des bonds favorables quand tout le monde travaille fort. »

Christian Wolanin a compté lorsqu’il a été repéré s’amenant par la porte d’en arrière par Mikkel Boedker. La passe transversale de ce dernier a donné une cage béante au défenseur recrue, qui ne l’a pas ratée. « C’était une bonne présence pour nous et je lui avais refilé la rondelle auparavant, j’espérais qu’elle me revienne et c’est ce qui est arrivé, il m’a fait une superbe passe et je n’avais qu’à ne pas manquer le filet désert devant moi, a dit Wolanin. Ça nous motive de compliquer la vie de clubs qui cherchent à assurer leur place en séries (comme les Blues). »

En plus de Brännström, les Sénateurs ont rappelé le défenseur Cody Goloubef de Belleville plus tôt dans la journée vu que Christian Jaros (aine) n’était pas prêt à revenir au jeu contre les Blues. 

Les Sénateurs recevront maintenant les Maple Leafs de Toronto samedi soir lors de la troisième édition de la Bataille de l’Ontario cette saison.

+

«EN PREMIÈRE, J'ÉTAIS TRÈS NERVEUX»

Max Véronneau a dit qu’il était très nerveux de jouer devant ses parents et amis pour son premier match dans la LNH jeudi soir.

Cette nervosité s’est estompée pas mal après la première période et le jeune homme qui est débarqué dans le vestiaire du club de son patelin à sa sortie de l’université Princeton cette semaine a bien fait dans la victoire de 2-0 des siens contre St-Louis, récoltant cinq tirs au but, dont quatre au cours de la seule deuxième période.

Max Véronneau

Deux de ces lancers sont survenus après qu’il ait accepté de longues passes de son nouveau coéquipier Erik Brännström en zone neutre.

«C’était une expérience phénoménale et c’était fantastique de la partager avec Erik, ça a été très amusant. C’est encore mieux parce que l’équipe a gagné. L’atmosphère après le match était fantastique», a raconté Véronneau.

La vitesse de celui-ci a impressionné son entraîneur Marc Crawford, à un point tel qu’il l’a promu au sein de son premier trio aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Brady Tkachuk, à la place d’Anthony Duclair sur le flanc droit, à partir du second vingt. «En première, j’étais très nerveux, je n’étais pas capable de maîtriser la rondelle. Je me suis calmé en revenant au vestiaire, les gars m’ont aidé en me disant de relaxer... J’aurais souhaité compter sur mes lancers, mais j’ai eu des chances au moins», a ajouté Véronneau, qui a été nommé la troisième étoile dans l’amphithéâtre qu’il a visité souvent en grandissant comme partisan de l’équipe.

Le fait d’avoir deux recrues disputant leur premier match en même temps a été bien noté par les autres joueurs. «On en a parlé en matinée, on a tous pensé à notre propre premier match et on a essayé de trouver de l’énergie là-dedans», a souligné Christian Wolanin.

À LIRE AUSSI : Le sommaire du match