Bryan Murray a aidé Pierre Dorion à apprendre son métier. Terry Murray, son frère, pourrait-il jouer un rôle similaire auprès du directeur général des Sénateurs?

Un autre Murray en vue chez les Sénateurs ?

Les Sénateurs d’Ottawa sont à la recherche d’un président des opérations hockey qui viendrait agir comme mentor pour le DG Pierre Dorion, un peu comme Bryan Murray le faisait de son vivant.

Un nom entendu en coulisses d’une source digne de foi lundi au Centre Canadian Tire pour lui succéder dans ce poste qui est ni plus ni moins vacant est celui d’un des frères de ce dernier, Terry.

Ce ne serait pas la première fois que celui-ci suit les traces de son aîné dans la LNH, alors qu’il l’avait remplacé derrière le banc des Capitals de Washington en 1990, puis de celui des Panthers de la Floride en 1998. Ironiquement, il a aussi succédé à l’actuel entraîneur par intérim des Sénateurs, Marc Crawford, à la barre des Kings de Los Angeles en 2008, poste qu’il a occupé jusqu’en 2011.

Terry Murray, 68 ans, a travaillé comme adjoint avec les Sabres de Buffalo pour deux saisons (2015 à 2017) et comme Bryan, quand il a été rapatrié d’Anaheim comme entraîneur des Sénateurs, il pourrait être attiré par l’idée de revenir travailler dans la LNH pour le club de son coin de pays, lui qui vient aussi de Shawville.

En attendant de voir quels autres candidats vont attirer l’attention du propriétaire Eugene Melnyk (Peter Chiarelli, Dean Lombardi, Randy Sexton sont des noms qui ont été lancés), la nouvelle que l’organisation entend ajouter un autre cerveau à son équipe de dirigeants côté hockey est accueillie positivement dans le vestiaire.

« En tout moment où tu rends ton organisation plus forte, c’est toujours une bonne chose, a indiqué Crawford. Ajouter des joueurs pour avoir de la profondeur, ça aide. On vient d’ajouter à notre personnel d’entraîneurs et ça aide beaucoup. Quand tu peux ajouter des gens de hockey de qualité à ton organisation, peu importe à quel niveau, c’est toujours positif... De nouvelles personnes apportent de la fraîcheur à ton équipe. »

Le vétéran gardien Craig Anderson est d’accord. « C’est cool. Comme joueurs, on ne voit pas ce côté de la business’ des opérations hockey. Mais plus il y a de monde, mieux c’est. Plus il y a de cerveaux, plus il y a d’yeux qui regardent ce qui se passe, c’est du monde de plus pour discuter d’idées de ce côté-là des choses. »

En entrevue avec Postmedia, Melnyk a mentionné qu’il recherche quelqu’un avec beaucoup d’expérience dans le monde du hockey, alors que « le travail d’accumulation des actifs est fait à 90 %. C’est comment les déployer, et pour ça, je pense que Pierre a besoin d’aide. Il a besoin d’un conseiller pour toutes les opérations hockey. Je n’ai jamais remplacé Bryan, mais j’ai toujours planifié de le faire », a-t-il dit.

Le vétéran défenseur Mark Borowiecki pense la même chose.

« Ce serait bon pour l’organisation. Ça prendrait quelqu’un avec une forte personnalité et un bon homme de hockey. Ce ne serait que positif de partager un peu plus le travail. C’est un gros travail pour un groupe qui n’est pas très gros. Ce serait bien d’avoir quelqu’un qui pourrait aider à prendre de bonnes décisions, a-t-il noté. Bryan (Murray) cadrait bien dans cette organisation. J’ai de bons souvenirs de lui, de tout ce qu’il a fait et de la force qu’il avait comme personne. Si on peut obtenir de l’aide, tant mieux. On veut grandir comme équipe et parfois, amener un cerveau de l’extérieur peut aider. Ça apporte un point de vue différent, alors que l’assiette de la direction est pas mal pleine. »

+

UN SÉJOUR À LA MAISON POUR S'AMÉLIORER

Il ne reste plus que sept parties à la saison 2018-2019 des Sénateurs, incluant cinq à domicile, dont les quatre prochaines au Centre Canadian Tire. 

À la veille de la visite des Sabres de Buffalo, l’entraîneur-chef Marc Crawford ne parlait pas des difficultés que représente habituellement un premier match à la maison au retour d’un long voyage comme celui de la semaine dernière dans l’Ouest canadien. 

« J’aimerais qu’on profite de ce séjour à domicile pour continuer à nous améliorer, je veux nous voir prendre des pas dans la bonne direction au chapitre de notre esprit de compétition. On doit jouer de la bonne façon pour avoir du succès. On a fait du bon travail à Edmonton, où on a joué un match complet, limitant les chances de compter, chose avec laquelle nous avons parfois eu de la difficulté », a-t-il indiqué.