Cette saison, Marc Méthot a une moyenne de temps de jeu de 22:02 minute par match. Avant le match de mardi soir, il avait dirigé 67 tirs au but.

Un an sans but pour Méthot

BOSTON - Le printemps est arrivé, officiellement sur le calendrier s'il ne l'est pas tout à fait en réalité.
La saison régulière tire à sa fin, les Sénateurs n'ayant plus que 10 parties à disputer après leur match de mardi soir contre les Bruins. Le temps commence donc à presser pour que Marc Méthot marque son premier but de la saison.
Le défenseur franco-ontarien des Sénateurs aimerait bien éviter de passer une deuxième saison complète dans la LNH sans avoir secoué les cordages au moins une fois, la dernière campagne où il a été blanchi remontant à 2010-2011 alors qu'il portait les couleurs des Blue Jackets de Columbus et qu'il avait dû se contenter de récolter 15 passes en 74 parties.
Il a lancé sa tête vers l'arrière et a poussé un grand soupir quand Le Droit a abordé ce sujet délicat avec lui quelques heures avant le match à Boston où il a été blanchi pour un 72e match consécutif, 67 cette saison alors que le dernier de ses cinq buts l'an dernier remonte au 19 mars 2016 lors d'un match contre Montréal.
« Ça ne s'en vient pas, a-t-il lancé. Whatever! Tu penses à ça un peu, mais pour moi, la différence entre avoir un but ou deux ou trois ou quatre dans une saison, ce n'est pas une grosse affaire. Oui, c'est important pour la confiance. Tu ne veux certainement pas connaître une saison complète sans avoir un but. Mais avec le système qu'on joue, ce n'est pas toujours facile pour moi d'obtenir des chances de compter en zone offensive. Ça ne me dérange pas si ça n'arrive pas. »
Méthot est bien payé (4,9 M$ par saison) par les Sénateurs pour être d'abord et avant tout le partenaire du meilleur joueur de l'équipe, Erik Karlsson. Il est celui qui reste en arrière pour permettre à celui-ci d'exprimer tout son talent offensif.
Mais à l'occasion, on l'a surtout remarqué récemment, Méthot effectue une incursion profondément en zone adverse, histoire de voir s'il ne pourrait pas enlever le fameux « beigne » à côté de son nom dans la plus importante colonne de statistiques.
« Je vais autour du filet un peu, j'essaie. Mais il y a une grande différence entre obtenir la rondelle dans le coin et être près du filet pour obtenir un bon lancer. Ma job à moi, c'est de garder la rondelle dans la zone en pinchant le long de la bande. C'est ce que je vais continuer à faire », a dit l'auteur de 21 buts en carrière dans la LNH, qui avait obtenu 67 tirs au but cette saison sans déjouer un gardien avant mardi soir.
L'arrière qui a un excellent différentiel de plus-13 cette saison - malgré son moins-3 de dimanche à Montréal - s'est fait tellement peu avec ses statistiques personnelles qu'il ne savait même pas qu'il était rendu à 99 passes en carrière et qu'il atteindrait donc le plateau des 100 avec sa prochaine mention d'assistance, lui qui en 12 cette saison. « C'est ça vraiment, j'en ai 99 ? Wow ! Je m'en vais directement au Temple de la renommée ! », a-t-il blagué avec un bon sens de l'autodérision.
Son partenaire Erik Karlsson ne demanderait pas mieux que de l'aider à marquer d'ici la fin de la campagne. « J'ai essayé de le faire compter toute l'année, mais ça n'a pas fonctionné. Mais ce n'est pas pourquoi il est dans notre équipe, il ne joue pas autant de minutes qu'il le fait pour compter des buts. Je pense que lui et tout le monde dans l'équipe aimeraient le voir compter, pour le soulager un peu. Mais il a quand même eu une excellente saison, il fait bien des choses pour nous pour lesquelles il n'obtient pas de reconnaissance. Il demeure un gros morceau dans notre équipe alors qu'il ne cesse d'élever son niveau de jeu », a souligné le numéro 65 des Sénateurs, qui avait 65 points à sa fiche, dont 14 buts, avant le match contre Boston.
Stone patine
Mark Stone
L'entraîneur-chef Guy Boucher a révélé lors de son point de presse de mardi matin que le meilleur attaquant de son club, Mark Stone, a recommencé à patiner lundi, après une dizaine de jours à soigner un claquage à une jambe. «Il patine et il s'améliore chaque jour. Perdre notre meilleur attaquant comme ça pour de gros matches, ça a eu un gros effet sur nous. Mais on a assez de gars pour compenser, on l'a fait toute l'année... C'est un pas majeur dans la bonne direction, plus vite que prévu. Ça va faire une différence quand il va revenir», a indiqué Boucher, qui a répondu «on verra comment c'est allé aujourd'hui et comment ça ira demain» quand il s'est fait demander si le statut de Stone était toujours «de semaine en semaine».
Condon sur le banc
Mike Condon
De passage dans son patelin, le gardien substitut Mike Condon n'a pas obtenu un départ qu'il aurait certes souhaité devant ses proches. Ancien partisan des Bruins, il n'a toujours pas joué un match de la LNH au TD Garden. Craig Anderson a plutôt disputé le 499e match de sa carrière. «Quand notre gardien est prêt, à moins qu'on ait décidé à l'avance de lui donner un repos, il n'y aura jamais de décision à prendre. Oubliez ça, Condon n'est pas meilleur que l'autre. (Qu'il vienne de Boston) n'est pas une considération, tu mets tes meilleurs joueurs sur la glace... Ce serait comme aller (à St. Louis) et enlever (Erik) Karlsson du premier jeu de puissance pour mettre (Chris) Wideman», a imagé Guy Boucher, qui n'a apporté aucun changement à son alignement mardi.
Ryan se sent bien
Bobby Ryan
Blanchi à ses quatre premiers matches, l'attaquant Bobby Ryan disait mardi matin qu'il s'est senti à l'aise dès son deuxième match après son retour au jeu, mardi dernier contre Tampa Bay. «Ça m'a pris un match pour retrouver mon synchronisme vraiment. Le match contre Chicago et le premier match contre Montréal, j'ai créé plusieurs chances de marquer. Ça n'a juste pas rentré. J'aimerais ravoir une couple de ces lancers, mais je pense que je bouge mieux mes pieds et que je trouve de l'espace en zone offensive. Avec (Kyle) Turris et (Zack) Smith, nous avons une ligne qui travaille en fond de zone, passé la ligne des buts», a dit Ryan.