Avec huit buts marqués à ses 10 dernières parties, Kyle Turris approche à toute vitesse de la marque des 20 buts.

Turris poursuit sa lancée

Bobby Ryan est devenu jeudi soir le premier marqueur de 20 buts chez les Sénateurs d'Ottawa. Qui sera le premier à le rejoindre? Clarke MacArthur? Kyle Turris?
«Pas de commentaire sur ce sujet. J'en parlerai quand je serai rendu là», a réagi Turris tard jeudi soir.
Il est pourtant presque «rendu là». Tout comme MacArthur, il a 18 buts au compteur.
Turris a toutefois accumulé pas mal de momentum dans le dernier mois. Avec huit buts marqués à ses 10 dernières parties, il arrive à toute vitesse. Une autre grosse performance samedi soir au Air Canada Centre pourrait lui suffire.
Le centre de 24 ans en est parfaitement conscient. D'ailleurs, quand il nous a lancé son «pas de commentaire», il avait du mal à réprimer un sourire. Un sourire qui en disait long sur ses états d'esprit. «Oui, je me sens confiant. J'ai l'impression de jouer comme il faut», avoue-t-il du bout des lèvres.
«C'est juste que je veux continuer à m'améliorer. Je dois améliorer ma constance dans les cercles des mises en jeu. Il y a des petits éléments, comme ça, où je peux encore progresser. J'ai bien progressé cette année mais j'ai encore beaucoup de chemin à faire si je veux être considéré comme un joueur complet.»
«À la fin de la journée, j'essaie juste d'aider mon équipe. Si pour aider mon équipe je dois marquer 20 buts, je serai bien content de marquer 20 buts.»
Les aléas de la confiance
Turris sait aussi très bien à quel point la confiance, ça va et ça vient.
Il ne veut pas oublier ce qui lui est arrivé durant la saison 2012-13.
Dans les quatre premières rencontres, il avait marqué quatre buts et inscrit cinq points. Tout allait pour le mieux. Dans le cinquième match, Jason Spezza s'est blessé. Du jour au lendemain, Turris a été catapulté dans un rôle de centre numéro un. Il n'était visiblement pas prêt à se frotter aux meilleurs défenseurs adverses soir après soir. Il a été contraint d'attendre 21 longues parties avant de marquer à nouveau. «On dira ce qu'on voudra, ce fut une expérience très enrichissante. J'ai beaucoup appris la saison dernière. Affronter les meilleurs défenseurs adverses, c'est quelque chose qui s'apprend. Cette année, on dirait que les rôles ont été renversés. En affrontant les meilleurs éléments adverses, on essaie de laisser un peu d'espace au trio de Spezz. La profondeur, au sein d'un club de hockey, c'est une bonne chose.»
La dure épreuve subie l'hiver dernier a permis à Turris de grandir mentalement. Il attribue toutefois une large part de ses succès des derniers mois à son travail avec le préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz. Il n'a peut-être pas pris beaucoup de poids depuis son arrivée à Ottawa il y a deux ans. «Je me sens quand même plus fort physiquement», insiste-t-il.
«Je connais du succès parce que je progresse physiquement. Je connais aussi du succès parce que j'ai la chance de jouer avec deux ailiers très talentueux comme Bobby (Ryan) et Mac (Clarke MacArthur). Je dirais qu'une multitude de facteurs expliquent mon bon début de saison.»
«En somme, je dirais que je suis un joueur plus expérimenté. Tranquillement, pas trop vite, je suis en train de devenir un vétéran», complète-t-il.