Sam Bennett a été le seul à déjouer le gardien Mike Condon lors des 40 premières minutes alors qu’il a sauté sur un deuxième retour de tir pour secouer les cordages dès la quatrième minute de jeu.

Trop peu, trop tard

Les Flames de Calgary sont venus rendre la pareille aux Sénateurs d’Ottawa vendredi soir au Centre Canadian Tire.

Désespérés pour des victoires en cette fin de saison, ils ont remporté un gain de 2-1 devant 14 498 amateurs, eux qui avaient encaissé un revers par jeu blanc de 6-0 lors de la visite du club de la capitale en Alberta en octobre dernier.

Alors que leur gardien numéro un Mike Smith prépare son retour au jeu après avoir soigné une blessure au bas du corps, les Flames ont fait appel à la recrue David Rittich et celui-ci a répondu à l’appel, repoussant 29 des 30 tirs dirigés vers lui.

Jean-Gabriel Pageau l’a privé de son premier blanchissage en carrière en le déjouant lorsqu’il a obtenu son premier lancer de punition en carrière avec 7:05 à faire en troisième période, réduisant l’écart à 2-1 en tirant entre ses jambières. Il avait auparavant été accroché par Dougie Hamilton.

Rittich a cependant frustré Pageau peu après lorsqu’il a coupé seul devant lui.

« Ils voulaient ce match plus que nous, a souligné le centre gatinois. On a poussé en troisième même si c’était notre deuxième match en deux soirs, mais on n’a pas obtenu assez de circulation devant leur filet, on l’a fait trop tard. Sur le tir de punition, Matt Duchene m’a conseillé de lancer entre les jambières, quelques autres gars aussi, ça a fait que j’étais moins nerveux en me présentant devant lui. Sur la chance suivante, (Mark) Stone m’a fait une belle passe, je pensais l’avoir battu, mais il a sorti la jambière à la fin, c’était un bel arrêt. C’est certain que ça aurait été le “fun” de le tester un peu plus tôt. »

En milieu de troisième tiers, Bobby Ryan, Zack Smith et Ryan Dzingel ont tous frappé des poteaux, Rittich faisant mine d’embrasser sa quincaillerie après deux de ces tirs qui ont fait « ping ». « Quand ils ont frappé tous ces poteaux, je leur ai juste dit que je les aimais », a-t-il raconté après coup dans le vestiaire des gagnants.

Les Sénateurs ont alloué le premier but du match, comme ça leur arrive la majorité du temps cette saison. C’était le 40e match cette saison (sur 67) où ils devaient jouer du hockey de rattrapage, eux qui ont une fiche de 9-25-7 dans ces rencontres.

Sam Bennett a été le seul à déjouer le gardien Mike Condon lors des 40 premières minutes alors qu’il a sauté sur un deuxième retour de tir pour secouer les cordages dès la quatrième minute de jeu. L’entraîneur-chef Guy Boucher a contesté la légalité de ce filet, demandant une reprise vidéo alors qu’il croyait qu’il y avait eu de l’obstruction à l’endroit de son cerbère. Mais celle-ci a confirmé que c’est le défenseur Ben Harpur qui a poussé Sean Monahan dans l’enceinte du filet, ce qui fait que Boucher a perdu son temps d’arrêt.

« Il y avait un gars dans la peinture bleue qui semblait avoir nui à notre gardien et dans la ligue de nos jours, on ne sait jamais ce qui va arriver quand on conteste, donc ça valait la peine d’essayer », a expliqué Boucher.

Condon n’a rien eu à se reprocher par la suite, lui qui a fait face à 15 tirs au premier tiers et une dizaine d’autres au deuxième. Il a notamment sorti la mitaine pour frustrer Bennett en deuxième, puis Johnny Gaudreau qui a obtenu une chance à bout portant en deuxième et une échappée en début de troisième. L’ancien 67 Sean Monahan a aussi eu une bonne chance sur un retour de la bande, mais Condon s’est dressé.

Matt Stajan a doublé l’avance des Flames en convertissant la passe de l’ancien Sénateur Curtis Lazar en milieu de troisième.

Au cours des deux premières périodes nettement moins mouvementées que la troisième, Rittich n’avait eu que quelques bons arrêts à faire, notamment quand il a sorti la jambière aux dépens de Marian Gaborik lors d’une attaque à cinq des locaux.

Dans la défaite, Mark Stone a vu sa séquence de matches avec au moins un point s’arrêter à 10 matches.

Seule consolation de la soirée : le téléthon afin d’amasser des fonds pour la Fondation des Sénateurs tenu pendant le match a permis d’amasser 100 885 $.

CONDON ENCORE MAL APPUYÉ PAR L'ATTAQUE

Il n’y a rien à faire pour Mike Condon.

Chaque fois que le gardien des Sénateurs connaît un bon match, il n’obtient pas l’appui de son attaque. Le scénario s’est répété vendredi soir alors qu’il n’a rien eu à se reprocher face aux 37 tirs des Flames, qui lui ont infligé un septième revers de suite.

« C’est toujours plaisant d’affronter un club dans la course aux séries, les Flames avaient beaucoup d’énergie et on a bien composé avec ça. J’ai trouvé que leur gardien (David Rittich) a très bien joué, il a été fort et il nous a manqué un but. C’est une histoire qui se répète depuis un bout de temps », a dit Condon.

« C’est trop frais pour que je juge ma performance, je vais attendre que “PG” (l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx, parti en Suède voir jouer l’espoir Filip Gustavsson acquis dans l’échange de Derick Brassard) pour analyser le vidéo », a-t-il ajouté.

« Je me sens un peu mal pour Condon, quand il joue bien, comme lors de notre défaite de 1-0 en Floride, on ne compte pas de but pour lui, a souligné Guy Boucher. Je n’ai pas aimé la première période, on aurait dit deux boxeurs qui s’étudiaient. C’était mieux en deuxième puis en troisième, on aurait dû être capable de marquer plus qu’un but avec nos trois poteaux. »

« Ce n’était pas notre meilleur effort, on a marqué à la fin, mais on ne peut pas jouer juste les cinq dernières minutes d’un match, ça ne fonctionne pas comme ça », a pour sa part affirmé le capitaine Erik Karlsson.

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