«On croit, pour la plupart d'entre nous, que nous avons un bon produit.» - Bryan Murray

Transactions dans la LNH: Murray a changé de ton

Nous sommes à une semaine, jour pour jour, de la date limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey. Bryan Murray devrait être fébrile. Il ne l'est pas.
Hier matin, au terme de la séance d'entraînement des Sénateurs d'Ottawa au Centre Robert-Guertin, le directeur général des Sénateurs d'Ottawa a pris le temps de converser avec les journalistes. Dans ses courtes réponses, on l'a senti hésitant.
En janvier, quand son équipe traversait une de ses meilleures séquences de la saison, il parlait ouvertement de son ambition d'acquérir un « gros attaquant d'impact » avant la fin de la saison.
À la veille de la reprise des activités, alors que son équipe lutte toujours pour une place en séries, son ton a légèrement changé. Aussi bien prévenir les fans immédiatement. Il pourrait bien ne rien faire dans les sept prochains jours.
« C'est fort probable. J'ai lu quelque part que je devrais me contenter de prolonger le contrat de mes propres joueurs. C'est un des scénarios envisagés », a-t-il indiqué.
C'est un des scénarios envisagés, mais ce n'est pas le scénario idéal.
« Si je pouvais trouver un gars qui a passé quelques saisons dans la Ligue nationale, qui serait sous contrat pendant quelques années encore, qui pourrait apprendre à bien connaître notre organisation, je serais bien content », a déclaré Murray quelques minutes plus tard.
Le problème, c'est que ces joueurs sont plutôt rares.
Il y a bien Pierre-Alexandre Parenteau. L'ailier qui est né à Hull est en voie de connaître une autre saison de plus de 50 points. Toutefois, avec l'émergence de plusieurs jeunes attaquants dynamiques au Colorado, la direction de l'Avalanche songerait à l'échanger.
Il a 30 ans. Il a encore quelques bonnes années devant lui. Il est sous contrat jusqu'en 2016. Il touche surtout un salaire annuel de quatre millions $ US. Fort raisonnable.
Vers une surenchère
Murray semble surtout hésitant à l'idée de payer le gros prix pour faire l'acquisition d'un joueur de location qui pourrait fort bien quitter à titre de joueur autonome sans compensation dans quelques mois.
« À l'heure actuelle, il y a peut-être trois ou quatre équipes qui sont vraiment prêtes à se ranger dans le camp des vendeurs. Les équipes qui luttent pour une place en séries sont vraiment nombreuses. Tout cela fait en sorte que le prix demandé pour des vétérans sur le marché des transactions est un peu plus élevé que d'habitude. »
« Combien suis-je prêt à payer pour obtenir un joueur que je pourrais perdre après seulement une vingtaine de parties ? »
Des jeunes à vendre
Murray semble prêt à sacrifier certains jeunes joueurs mais pas n'importe lesquels.
« Certains jeunes joueurs ne sont simplement pas à échanger. Ils représentent le futur de notre organisation et nous n'allons certainement pas les laisser partir. »
Il se garde bien de les identifier. On peut cependant facilement deviner que les deux plus récents choix de première ronde - Cody Ceci et Curtis Lazar - se retrouvent sur cette liste. Aussi, on voit mal comment Murray pourrait échanger Mika Zibanejad et Robin Lehner.
Matt Puempel ? Shane Prince ? Stéphane Da Costa ? Mike Hoffman ? C'est une autre histoire.
Le directeur général a d'ailleurs vanté les mérites de Hoffman, hier matin. « J'ai parlé de lui à plusieurs dépisteurs qui travaillent pour d'autres organisations. Ils m'ont tous dit qu'il est capable d'évoluer dans la LNH. »
« Certains jeunes joueurs qui sont prometteurs pourraient être disponibles... si seulement je peux obtenir le bon prix. »