La robustesse fait bel et bien partie de l’identité des Sénateurs, sous le leadership de D.J. Smith. À ce chapitre, Brady Tkachuk et Mark Borowiecki se distinguent. Ils brillent par leur jeu physique.

Tkachuk rivalise avec Borowiecki

On se souviendra du but gagnant marqué en prolongation. À cause d’un bref instant où il a travaillé plus fort que son rival Tomas Tatar, Brady Tkachuk a permis aux Sénateurs d’Ottawa de vaincre le Canadien de Montréal, mercredi.

Il serait facile d’oublier que Tkachuk avait déjà trouvé une façon de se distinguer, sur la feuille de match.

Les officiels mineurs du Centre Bell, qui connaissent leur hockey, ont déterminé qu’il a complété six mises en échec durant la rencontre. Il est donc le joueur qui a été le plus impliqué physiquement dans cette rencontre.

Il a donc largement contribué au retour en force des Sénateurs, dans la deuxième portion de la soirée.

Il serait encore plus facile d’oublier que Tkachuk en fait une habitude.

Avec ses 72 mises en échec complétées en 22 parties, il occupait vendredi matin le septième rang dans la Ligue nationale de hockey.

Il est, de loin, le plus jeune joueur à figurer dans le top-10.

« Les Sénateurs sont à leur mieux quand ils sont rapides, robustes et durs à affronter », récite-t-il.

Les Sénateurs connaissent une de leurs meilleures séquences des trois dernières années. Ils ont subi seulement deux revers à leurs huit dernières rencontres.

« Moi, j’ai toujours affectionné le jeu robuste. J’essaie d’utiliser mon gabarit le plus possible pour créer de l’espace pour mes partenaires de trio. »

La robustesse fait bel et bien partie de l’identité des Sénateurs, sous le nouveau leadership de D.J. Smith.

Les Golden Knights de Vegas et les Penguins de Pittsburgh ont complété plus de mises en échec qu’eux, depuis le début de la saison. Les 28 autres équipes de la ligue sont à la traîne.

Les Sénateurs sont aussi la seule formation qui compte deux joueurs parmi les 10 qui sont les plus actifs, physiquement.

C’est là que les choses deviennent intéressantes.

Mark Borowiecki est le roi incontesté de la mise en échec, à Ottawa. Il a terminé au premier rang, chez les Sénateurs, chaque année, depuis 2014-15.

Il est encore en tête, cette saison.

En Tkachuk, il a enfin trouvé un rival digne de ce nom.

Et la compétition ne l’effraie pas du tout. « C’est génial, réagit-il. Toutes les équipes ont besoin de gars comme lui. »

« Les gens qui ne comprennent pas l’importance de la robustesse, dans le hockey d’aujourd’hui, sont des gens qui ne passent pas beaucoup de temps sur la patinoire. Je vais vous le dire, moi. Se faire frapper, ce n’est pas agréable. C’est particulièrement difficile pour les défenseurs qui doivent récupérer la rondelle dans les coins de la patinoire. Embrasser la baie vitrée, personne n’aime ça. »

« Quand je vois Brady s’impliquer physiquement, soir après soir, tout en produisant à l’attaque, je trouve ça tout simplement génial. »

Admiration mutuelle

Borowiecki détient quand même une petite longueur d’avance, au quart de la saison.

« De toute façon, je n’ai jamais pensé que c’était une compétition », commente Tkachuk.

« J’essaie simplement de faire quelque chose d’utile, pour mon équipe, chaque fois que je saute sur la patinoire. »

Tkachuk a marqué le but victorieux à Montréal, mercredi. Il a également marqué le but victorieux contre les Red Wings de Détroit, 24 heures plus tôt.

« Quand je ne suis pas capable de produire, offensivement, je sais que je peux me rendre utile d’une autre façon. Je suis toujours capable de rendre la vie difficile aux joueurs des autres équipes. »

Tkachuk reconnaît toujours la supériorité de Borowiecki, à ce chapitre.

« La robustesse, ça fait partie de l’identité de Boro. Ça fait partie de ce qu’il fait, naturellement. Moi, je dois travailler là-dessus. »

« Boro joue de cette façon depuis très longtemps. Ça nous prouve à quel point il veut gagner. Il fera absolument n’importe quoi pour nous. Nous formons une famille. Il est prêt à faire n’importe quoi pour la famille. »