À sa première année chez les professionnels, Brady Tkachuk impressionne ses coéquipiers chez les Sénateurs.

Tkachuk «paie son loyer»

Brady Tkachuk était déjà un joueur apprécié par ses coéquipiers des Sénateurs d’Ottawa, mais il n’a fait qu’ajouter à sa popularité en lâchant les gants pour la première fois dans la LNH jeudi soir lors du gain de 2-1 contre les Red Wings de Detroit, se portant à la défense de Mark Stone qui venait d’être frappé par Justin Abdelkader.

« Je ne recherche pas les combats, mais de la façon que je joue, ils vont venir à moi, surtout avec mes valeurs. J’ai trouvé que c’était un coup à la hauteur de la tête, surtout à l’endroit de mon propriétaire. Je n’ai fait que payer mon loyer pour les deux mois de location (de sa chambre) », a blagué Tkachuk après l’entraînement des Sénateurs de vendredi.

Quand il parle de ses valeurs, ça part évidemment de son père Keith, qui a livré 53 batailles au cours de sa carrière, selon hockeyfights.com. Son frère Matthew, des Flames de Calgary, en a cinq à son crédit depuis qu’il est arrivé dans le circuit Bettman.

« Ils ont tous les deux regardé le vidéo une couple de fois et ils ont fait leurs commentaires. Matthew m’a demandé si je me suis cogné la tête sur la glace, mais ce n’était pas le cas... Je pense que je me suis assez bien débrouillé. Mon père est très déçu parce qu’il devait venir à ce match, mais il y a eu de la neige à St. Louis aussi et il n’a pas pu prendre son vol », a relaté le premier choix de l’équipe au dernier repêchage, qui s’est tiraillé souvent avec son frère en grandissant en plus de lâcher les gants une fois dans la USHL avant d’aller à Boston University.

Stone a apprécié le geste de son pensionnaire, qui restera encore avec lui quelques semaines alors que le DG Pierre Dorion (via son fils Antoine lors de la journée « Amenez votre enfant au travail ») lui a signifié qu’il pouvait trouver son propre appartement.

« Il n’avait pas besoin de faire ça, mais ça montre le caractère qu’il a et à quel point il est “tough”, a souligné le vétéran attaquant. Il (Abdelkader) ne m’avait pas vraiment bien frappé, mais il n’a pas aimé ça et il a répondu à la cloche. Quand il va devenir plus vieux, il va être un gars craint dans cette ligue. C’était un bon premier combat pour lui, il a lancé quelques bombes et s’est bien défendu. »

« Il est un gros morceau de ce qu’on tente de bâtir ici, un gars qui pense à l’équipe en premier. Quand tu passes du temps près de lui, tu réalises qu’il a été bien élevé par ses parents », soulignait le défenseur Mark Borowiecki de son côté.

« C’est son grand frère. Que ce soit lui ou quelqu’un d’autre, quand un de tes chums reçoit un mauvais coup, tu dois te porter à sa défense. C’est ce qu’il a fait. C’est un sport où il y a encore un élément physique et d’intimidation... Un jeune comme lui, c’est impressionnant qu’il puisse faire ça dès maintenant, être là pour ses amis », a noté l’entraîneur-chef Guy Boucher.

Celui-ci a préparé son club pour la visite des Penguins samedi soir sans avoir le défenseur Thomas Chabot et le centre Colin White sur la glace, mais il a assuré qu’ils seront en mesure d’affronter Pittsburgh, qui s’amènera vraisemblablement sans sa super-vedette, Sidney Crosby.

« Quand il est là, ils ont un club super paqueté. Quand il n’est pas là, ils demeurent un club paqueté, avec (Evgeny) Malkin sur une ligne et (Phil) Kessel sur une autre. Ça ne change rien pour nous », a soutenu Boucher.

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Derick Brassard a porté les couleurs des Sénateurs pendant près de deux saisons.

BRASSARD PROCHE D'UN RETOUR

Échangé en février dernier, le Gatinois Derick Brassard n’a pas eu l’occasion d’affronter ses anciens coéquipiers des Sénateurs en raison d’une blessure à l’aine en avril dernier, et il pourrait bien en être autant samedi soir alors qu’il a raté les trois dernières semaines d’activité avec les Penguins en raison d’une blessure similaire.

Il a patiné avec ses coéquipiers pour la première fois vendredi cependant, et après coup, il a laissé planer un doute sur sa disponibilité samedi.

« Je suis pas mal près (d’un retour), je vais voir comment je me sens samedi et on va partir de là. Je pense qu’il y a une bonne chance, mais je dois parler à tout le monde. Ça va probablement être une décision d’avant-match », a-t-il confié aux collègues de Pittsburgh.

Mark Stone, qui a gardé contact avec le centre de 31 ans, ne s’attendait pas à croiser le fer avec lui.

« Pas de “Brass”, je ne pense pas. Ça s’en vient cependant à ce qu’il me dit. On ne l’a pas encore revu, ça va être le “fun” quand on va le faire. Je ne le connaissais pas très bien quand il était avec les Rangers, mais il est devenu un de mes bons amis. C’était une nouvelle dure à avaler quand il a été échangé», a noté Stone.

En huit matches cette saison, Brassard a un but et quatre passes à sa fiche. Les Penguins, qui ont une fiche de 1-6-1 à leurs huit derniers matches sans lui, auraient bien besoin de lui en l’absence de Sidney Crosby.