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Brady Tkachuk ne veut pas influer le trio du North Dakota.
Brady Tkachuk ne veut pas influer le trio du North Dakota.

Tkachuk ne veut pas influer le trio du North Dakota

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Le suspense se poursuit à savoir si Jacob Bernard-Docker, Shane Pinto et possiblement même Jake Sanderson accepteront les offres des Sénateurs pour faire le saut chez les professionnels.

Une chose s’avère cependant certaine: même si Brady Tkachuk souhaite les voir le plus tôt possible dans l’uniforme noir, rouge et blanc, il ne met pas de pression sur les espoirs dont la saison a abruptement pris fin à l’Université du North Dakota samedi dernier avec un revers en cinquième prolongation en quart de finale des séries de la NCAA.

«Je pense que ce ne serait pas correct de ma part d’essayer de les convaincre de venir ici. Je leur ai juste envoyé des textos pour leur souhaiter la meilleure des chances avec leur décision. Je suis passé par là il y a une couple d’années. Je sais ce qu’il ressentent, à quel point c’est difficile de quitter un endroit que tu aimes, le North Dakota pour eux et B.U. (Boston University) pour moi. Je leur ai juste dit que s’ils ont besoin d’une voix de l’extérieur, pas dans leur famille ou dans la direction ici, ils peuvent me texter ou m’appeler. Je leur ai parlé un peu et c’est une grande décision pour eux. C’est gars-là sont de gros morceaux de notre équipe, ils vont être des joueurs d’impact... Nous allons avoir une équipe spéciale, mais ce ne serait pas correct pour moi de leur dire quoi faire et comme j’ai dit plus tôt, ils vont prendre la bonne décision», a-t-il commenté.

Bernard-Docker a joué trois saisons à UND et s’il ne s’entend pas avec Ottawa, il pourrait devenir joueur autonome sans compensation pouvant offrir ses services à toutes les équipes de la LNH après une quatrième et dernière campagne à Grand Falls, donc il a un certain pouvoir de négociation. Pinto a joué deux saisons et il a été dominant cette année, étant en lice pour le trophée Hobey-Baker de joueur par excellence de la NCAA. On présume que dans leurs cas, les Sénateurs souhaitent qu’ils se rapportent d’abord au club-école de Belleville pour finir la saison, possiblement dans le cadre d’un essai professionnel alors que leur contrat d’entrée entrerait en vigueur la saison prochaine. Leurs conseillers familiaux (les joueurs des universités américaines ne peuvent pas techniquement avoir d’agents) souhaitent probablement «brûler» une première année de contrat dès cette année.

Pour ce qui est de Sanderson, le cinquième choix au total du dernier encan amateur, certains observateurs estiment qu’à 18 ans, il pourrait être mieux servi en retournant avec les Fighting Hawks pour une autre saison, un peu comme Cale Makar l’avait fait avant de devenir un pilier à la ligne bleue de l’Avalanche du Colorado dès sa sortie de l’Université du Massachusetts-Amherst il y a deux ans.

«Moi, j’ai attendu d’être repêché avant de prendre une décision, et j’ai eu tout l’été pour devenir plus gros et fort, plus confiant en mes habiletés. Je pensais que j’étais prêt à avoir un impact, a expliqué Tkachuk en revenant sur la décision prise après qu’il ait été le quatrième choix au total du repêchage de 2019. J’étais confiant que je pourrais obtenir une place dans l’alignement, et mes parents, mon frère savaient le travail que j’avais fait au courant de l’été. Ça restait une décision très, très difficile. L’entraîneur et tes coéquipiers sont après toi, ça leur brise le coeur... J’ai adoré le temps que j’ai passé à B.U., mais je savais que j’étais prêt à créer de nouvelles relations.»

Tkachuk n’a pas apprécié la dernière semaine sans match des siens: «Les neuf mois avant cette saison, on n’avait pas joué et c’était long, et cette dernière semaine semblait comme une éternité, donc nous avons hâte de jouer à nouveau et d’affronter Montréal, ça devrait être amusant, a-t-il dit à ce sujet. Tout allait bien avant (fiche de 3-0-3 dans les six derniers matches), donc on doit pousser le bouton ‘reset’, mais on sait ce dont on est capable, on sait que nous avons une bonne équipe, nous jouons à notre façon maintenant et nous allons retrouver notre concentration.»

Entre les lignes

L’entraîneur-chef D.J. Smith a bien constaté qu’une pause d’une semaine où ils ne pouvaient même pas s’entraîner n’a pas trop nuit au Canadien de Montréal lorsqu’il est revenu vaincre Edmonton 4-0 mardi soir. «Parfois, c’est bon de juste mettre votre cerveau en pause. On peut s’inquiéter qu’il ne reviendra pas complètement en marche dès le retour à l’action, mais nous avons eu une bonne pratique (mercredi) et j’espère que nous allons être prêts. Une longue pause n’a pas semblé tellement nuire au Canadien», a-t-il noté... Smith pense que la semaine sans match aura permis à son équipe de refaire le plein d’énergie, autant mentale que physique. «Certains de nos gars avaient de la fatigue mentale et ils ont été revitalisés. Ça devrait aider physiquement d’être rafraîchis... On veut continuer à gagner de la vitesse en tant qu’équipe, on a travaillé là-dessus en tant qu’équipe. Nous pensons pouvoir être une équipe rapide, et si vous patinez lors des entraînements, vous allez patiner lors des matches.»