Après avoir vu son père recevoir sa bague cet été, Brady Tkachuk s’est mis à rêver à la coupe Stanley avec son frère Matthew.

Tkachuk motivé par la coupe

Brady Tkachuk a passé beaucoup de temps avec la coupe Stanley, ces derniers mois.

Tkachuk, on le sait, est originaire de Saint-Louis.

Il est né à Phoenix, en Arizona. Il n’avait pas encore deux ans quand les Coyotes ont échangé son père, Keith, aux Blues.

Déjà, au début des années 2000, les Blues n’hésitaient pas à prendre tous les moyens nécessaires pour gagner leur première coupe Stanley.

Pour des raisons évidentes, le jeune Brady ne peut plus vraiment se permettre d’encourager l’équipe favorite de son enfance. Il s’est quand même donné le droit d’assister à un match au Enterprise Center, en mai.

Quelques semaines plus tard, il a pris un bain de foule dans les rues du centre-ville. Il voulait savoir quel genre d’ambiance règne durant le défilé des champions.

Vers la fin de ses vacances, on l’a invité à deux fêtes privées, pour admirer de plus près le gros bol argenté.

La coupe a d’abord passé 24 heures chez son ami d’enfance Robert Thomas. « Il vit à quelques maisons de chez moi. J’ai pu y aller à pied », raconte Tkachuk.

Juste avant son départ pour Ottawa, le point culminant est survenu quand la coupe est arrivée sur le pas de la porte des Tkachuk.

À 47 ans, Keith est toujours à l’emploi des Blues. Il a donc eu droit à sa propre bague de championnat.

« J’étais vraiment content d’être là pour voir le visage de mon père, quand il a reçu sa bague. C’était vraiment cool de le voir aussi heureux. Il était vraiment emballé », dit le garçon.

Tout ça semble déjà bien loin.

Brady Tkachuk s’apprête à jouer son troisième match de la saison régulière. Les champions en titre de la coupe sont à Ottawa, pour effectuer leur seule visite de la saison.

Pour les Sénateurs, inactifs depuis dimanche, le simple fait de reprendre le collier sera bien agréable.

« Les joueurs veulent jouer ! Les entraîneurs aussi, d’ailleurs. Les séances d’entraînement, après quelques jours, ça suffit. Les gars ont soif de se prouver. Aussi bien le faire contre une équipe aussi talentueuse et riche que les Blues », estime l’entraîneur-chef des Sens, D.J. Smith.

Tkachuk ne se sent pas trop mal d’avoir « fraternisé » avec l’ennemi durant une partie de l’été.

D’abord, il tient à préciser qu’il jouait davantage un rôle de spectateur lors des célébrations. Il n’a jamais voulu se faire photographier avec le trophée.

« Je me tenais généralement dans le fond de la pièce avec mon frère Matthew... »

Matthew Tkachuk, on le sait, gagne sa vie à Calgary. Avec les Flames, il a pris part aux séries de la Coupe Stanley en 2017 ainsi qu’en 2019. Dans ces deux années, les Flames ont remporté un seul match sur neuf.

« En voyant toutes ces célébrations, par la force des choses, on a commencé à se construire des scénarios dans nos têtes, explique Brady. J’essayais d’imaginer à quoi ressemblerait un défilé de la coupe dans les rues d’Ottawa. Matthew essayait de penser au défilé qui aurait lieu à Calgary... »

« On a fini par passer l’été à parler de tout ça. On s’échangeait des idées sur la façon d’organiser une journée parfaite avec la coupe... »

« Tout cette expérience a servi à me motiver, complète-t-il. Je me rends compte que je veux vraiment vivre tout ça. »

« Les pièces commencent à tomber en place, ici. Nous continuons à progresser, petit à petit, chaque jour. En attendant de gagner, ce sera pas mal cool d’affronter les champions en titre. »

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DES CRITIQUES «INJUSTES» POUR MELNYK ?

« Nous sommes parfaitement à l’aise avec le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa. Franchement, les récentes critiques à son égard, dans les médias, sont extrêmement injustes. Elles ne sont certainement pas justifiées. »

Ces mots sont ceux du Commissaire adjoint de la Ligue nationale de hockey, Bill Daly.

Le bras droit de Gary Bettman a communiqué par texto avec l’informateur des réseaux RDS et TSN, Pierre LeBrun, mercredi.

M. Daly réagissait à certains textes qui ont fait surface dans des publications de renom. Dans le New York Post, par exemple, un chroniqueur a récemment écrit que la LNH devait intervenir pour forcer M. Melnyk à vendre les Sénateurs. 

Un autre texte est apparu, depuis, sur le site américain The Ringer, qui s’intéresse à l’actualité sportive et culturelle. Là, on compare M. Melnyk aux pires propriétaires de clubs sportifs en Amérique du Nord.

Selon une rumeur, lancée ce week-end, le propriétaire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, dans la NFL, négociait avec M. Melnyk dans le but d’acheter les Sénateurs. Il s’agissait, en fin de compte, d’un canular bien juteux.