« On va voir ce qui est le mieux pour moi. Cette semaine devrait me donner une idée, même si ça fait un bout de temps que je n’ai pas patiné», note Brady Tkachuk.

Tkachuk en terrain connu

C’était grand jour de retrouvailles au premier jour du camp de développement des Sénateurs d’Ottawa pour tous leurs fils d’anciens hockeyeurs de la LNH.

À tout seigneur tout honneur, leur premier choix du repêchage du week-end dernier à Dallas, Brady Tkachuk, a été le premier à rencontrer le journaliste du Droit lorsque les 43 espoirs ont été soumis à des tests physiques en matinée mardi, avant de sauter sur la glace du Sensplex en avant-midi.

Un des premiers joueurs à le saluer a été un autre premier choix du club, le centre Logan Brown, qui a grandi comme lui à St. Louis, où leurs pères Keith (Tkachuk) et Jeff (Brown) ont passé une partie de leurs carrières respectives en plus d’y établir leurs résidences permanentes après leurs retraites.

« Après avoir fêté ma sélection avec ma famille et mes amis, je suis vraiment super excité d’arriver ici au camp de développement. Je connais déjà quelques gars en plus, ça va être intéressant. J’ai hâte de voir comment la semaine va aller, je vais avoir une décision à prendre après ça, de concert avec l’équipe, ma famille et mon conseiller », a confié celui qui a été le premier à sauter sur la glace en après-midi, portant son numéro 27.

Le quatrième choix au total du dernier encan peut retourner pour une deuxième saison à Boston University, ou faire le saut dans la LNH s’il est prêt, ou le club pourrait aussi lui faire signer un contrat, le mettre à l’essai en début de saison, et l’envoyer au club qui détient ses droits chez les juniors, les Knights de London, s’il n’est pas prêt. « On va voir ce qui est le mieux pour moi. Cette semaine devrait me donner une idée, même si ça fait un bout de temps que je n’ai pas patiné », note-t-il.

Concernant son père, un compteur de plus de 1000 points dans la LNH, il souligne que le fait d’avoir grandi près des vestiaires de ses équipes l’aide maintenant. « Je suis né là-dedans, j’ai un peu vécu cette vie. Je sais comment il faut traiter les gens qui travaillent en arrière-scène, les gars de l’équipement, etc. Ces gars-là sont importants dans une équipe, j’ai vu comment mon père les traitait et je vais faire pareil », a-t-il indiqué, lui qui a hâte de se frotter à son frère Matthew, des Flamnes de Calgary, même s’il a promis à sa mère qu’il ne se battra jamais contre lui.

Choix de première ronde il y a deux ans, Brown n’avait qu’un conseil à donner à son ami avec qui il a patiné souvent en grandissant, et qui était à sa gauche pour la première pratique. « C’est juste de jouer avec confiance. En arrivant au camp, tu es un peu impressionné et tu ne sais pas trop à quoi t’attendre. Il doit juste venir et jouer à sa façon. Je suis un bon ami de Brady, on s’en est parlé. Il va avoir beaucoup d’attention sur lui en tant que quatrième choix au total, mais il doit passer par dessus ça et être lui-même », a souligné celui qui a joué quatre matches avec les Sénateurs au début de la dernière saison.

Le défenseur Christian Wolanin, qui a fini la dernière campagne à Ottawa après avoir joué trois saisons à l’université du North Dakota (où les défenseurs Jacob Bernar-Docker et Jonathan Tychonick, repêchés tôt en fin de semaine, s’en vont la saison prochaine), pense que les gars comme lui, Brown et Tkachuk, ainsi que le choix de quatrième ronde Jonathan Gruden, sont avantagés d’avoir eu des pères qui ont joué dans la LNH. « Je connais Gruden parce qu’il a grandi dans mon coin au Michigan. Mon père est une raison majeure pourquoi je suis ici et j’imagine que c’est la même chose pour eux. On a ça dans le sang », affirme Wolanin.

Troy Mann (derrière) profitera des prochains jours du camp pour se familiariser avec les espoirs des Sénateurs qui devraient se retrouver sous ses ordres, à commencer par le gardien Filip Gustavsson.

MANN, UN CHOIX NATUREL

Quand les Capitals de Washington l’ont congédié de son poste avec les Bears de Hershey, il n’était que tout naturel que Troy Mann se tourne vers les Sénateurs d’Ottawa pour un nouvel emploi.

Embauché lundi pour diriger leur club-école de Belleville, il est heureux d’obtenir la chance de développer les joueurs que son frère Trent, le dépisteur-chef du club au niveau amateur, repêche.

« C’était certainement la partie intrigante du processus d’entrevue. Quand tu commences à chercher, il y a beaucoup de compétition pour les emplois, beaucoup de bons entraîneurs, et tu dois avec un réseau de connaissances pour obtenir une entrevue. Celles que j’ai obtenues étaient toutes à travers mes connexions dans le monde du hockey, des gens qui ont appelé pour moi. Trent était évidemment une bonne référence pour moi, et c’était certes intriguant de travailler avec ses choix de repêchage. Il va sélectionner des espoirs du côté amateur et je vais les aider à atteindre le niveau suivant du côté professionnel », a-t-il raconté en rencontrant les médias locaux pour la première fois lors du premier jour du camp de développement.

Le successeur de Kurt Kleinendorst à la barre des petits Senators voudrait que son club de Belleville soit à l’image de ses clubs de Hershey, qui ont développé des joueurs pour les champions de la coupe Stanley tout en gagnant des matches dans la Ligue américaine, atteignant la finale de la coupe Calder et la remportant une fois quand il était adjoint pendant ses huit ans dans la Ville du chocolat.

« Je ne sais pas trop pourquoi Washington m’a remercié, peut-être une question de longévité après huit ans... Quand ils ont gagné la coupe Stanley et que leur personnel d’entraîneurs “en haut” a également connu des changements, ça rend ça un peu doux-amer, même si tu es content pour les joueurs. Il y avait 14 gars que j’ai dirigés sur le club (Washington) ainsi que sur leurs “Black Aces”... Mais là, c’est le temps de passer à autre chose », a-t-il dit.

Gustavsson

Mann profitera des prochains jours du camp pour se familiariser avec les espoirs de l’équipe qui devraient se retrouver sous ses ordres, à commencer par le gardien Filip Gustavsson, acquis de Pittsburgh dans l’échange de Derick Brassard, qui devrait être son gardien numéro un.

« Mon objectif en venant à ce camp est de voir avec qui je vais “compétitionner” pour un poste et voir sur quoi je dois travailler. L’an prochain, je veux essayer de jouer à Belleville et jouer le plus de matches possible. Je n’ai pas d’objectif à savoir quand je vais arriver dans la LNH, ce sera quand le club va penser que je suis prêt et que je pense que je le suis », a indiqué le jeune cerbère de 20 ans, qui a été invité au dernier Championnat mondial avec l’équipe nationale de Suède, qui a gagné l’or au Danemark. « Ça a été une drôle d’expérience. Comme si j’étais en vacances, mais je pratiquais tous les jours. Je suis content que nous ayons gagné, j’ai eu une médaille moi aussi », a-t-il relaté.