Brady Tkachuk a atteint le plateau des 20 buts pour une deuxième fois en autant de saison dans la LNH, jeudi soir.

Tkachuk en bonne compagnie

Brady Tkachuk a enregistré son 20e but jeudi soir contre les Islanders de New York, un filet d’assurance qui s’est finalement avéré celui de la victoire.

Pour l’attaquant de 20 ans des Sénateurs d’Ottawa, c’est une deuxième campagne consécutive à atteindre ce plateau, après ses 22 de sa saison recrue.

Il a de la compagnie d’élite dans l’histoire de son équipe à ce niveau alors que seuls Alexeï Yashin (entre 1993 et 1995) et Daniel Alfredsson (1995 à 1997) à réaliser l’exploit.

Le Russe qui avait été le premier choix de l’histoire du club (2e au total en 1993) en avait compté 30 à sa première campagne, et 21 à sa deuxième, lors d’une saison écourtée à 48 parties en raison d’un lock-out, par surcroît.

Alfredsson en avait enfilé 26 lors de sa première saison (1995-1996) couronnée par un trophée Calder en tant que recrue par excellence de la LNH, avant d’en ajouter 24 à sa saison suivante.

Il a plus tard connu deux saisons de 30 buts et deux de 40 buts au cours d’une illustre carrière couronnée par le retrait de son chandail numéro 11 par les Sénateurs.

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Et dire que lorsqu’Ottawa a sélectionné Tkachuk avec le quatrième choix au total du repêchage de 2018, des amateurs avaient critiqué la sélection parce qu’il n’avait compté que huit buts la saison précédente avec l’Université de Boston (en 40 matches).

Il continue à produire même s’il a perdu les deux joueurs avec lesquels il avait établi une bonne chimie lors de chacune de ces saisons, Mark Stone l’an dernier ainsi que Jean-Gabriel Pageau la semaine dernière. Il se trouve maintenant à jouer aux côtés de Chris Tierney, un troisième centre pour lui cette saison, après Colin White et Pageau.

« Il est un kid qui joue avec son cœur sur sa manche. Il frappe tout le monde, il n’a peur de rien et il rend la vie difficile à l’autre équipe. En bout de ligne, c’est fantastique de le voir être récompensé pour ses efforts. Il a joué plus de minutes (jeudi, 20 h 47) parce que son trio affrontait celui de (Matthew) Barzal, mais il a 20 ans et ce sont des minutes importantes pour lui. Il apprend à jouer dans sa propre zone pour que, lorsque ce sera le temps pour nous de passer à la prochaine étape, il sera un gars qui pourra jouer dans toutes les situations », a commenté l’entraîneur-chef D.J. Smith après le gain de 4-3 contre les New-yorkais.

« Les gens ont tendance à oublier à quel point il est jeune, considérant à quel point il est imposant et physique. C’est toute une combinaison et alors qu’on s’améliore, son éthique de travail va nous pousser vers les sommets. On demande un travail ardu tous les jours et il est un de ceux qui comprennent ça. En ajoutant du talent, il faut que l’éthique de travail soit là pour avoir du succès et ça, il l’a », a ajouté Smith.

Pageau parti, Tkachuk est engagé dans une course à finir avec Connor Brown pour le sommet des compteurs de l’équipe, ce dernier ayant 42 points alors qu’il en a 41.

Lors des 14 derniers matches de son équipe, il va aussi continuer d’amasser des lancers et des mises en échec alors qu’il pourrait devenir le premier joueur à en obtenir plus de 300 dans ces deux catégories depuis que la LNH compile ces statistiques (2005-2006).

Avec ses deux tirs jeudi, Tkachuk en a maintenant 252, alors qu’il est deuxième dans la LNH avec ses 287 coups d’épaule (enregistrés par les statisticiens de la ligue dans les différents amphithéâtres), derrière Ryan Reaves, des Golden Knights de Vegas.

« Je n’y pense pas même si on n’en a déjà parlé. Honnêtement, ce serait pas mal cool, c’est certain. Mais ce n’est pas quelque chose que je vise, j’essaie juste de me présenter chaque jour et continuer à m’améliorer pour qu’on obtienne le plus de victoires possibles d’ici la fin de l’année », a-t-il raconté jeudi matin.

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Christian Wolanin

UN CHRISTIAN PART, UN S'AMÈNE

Les Sénateurs ont procédé à un changement mineur à leur brigade défensive vendredi alors qu’avant de prendre le chemin de San Jose, ils ont rappelé Christian Wolanin de Belleville tout en y rétrogradant Christian Jaros.

Le premier n’a joué que neuf matches depuis son retour d’une blessure majeure à une épaule subie avant le début du camp d’entraînement, marquant un but en fin de semaine dernière, son seul point alors qu’il a un différentiel de plus-4 et sept minutes de punition.

Son entraîneur Troy Mann a indiqué en entrevue à la radio cette semaine que Wolanin était «son pire ennemi» alors qu’il est dur avec lui-même, s’attendant à plus de sa part.

Son rappel est un peu surprenant, mais clairement, Jaros n’a pas gagné la confiance de D.J. Smith, qui ne l’a utilisé qu’un peu plus de sept minutes sur une troisième paire avec Andreas Englund jeudi, ainsi que lors de ses matches précédents.

En 13 parties à Ottawa cette saison, Jaros a récolté trois passes avec un différentiel de moins-2. Wolanin a récolté 4 buts et 12 points en 30 parties avec les Sénateurs la saison dernière.