Même s’ils ne repêcheront pas au quatrième rang le mois prochain en raison de la transaction de Matt Duchene, les Sénateurs se consolent avec leur premier choix de l’an dernier, Brady Tkachuk.

Tkachuk a été «un choix parfait»

Trent Mann ne broie pas du noir à l’approche du repêchage de la LNH du mois prochain en pensant au premier choix qui a été sacrifié dans l’échange de Matt Duchene il y a un an et demi.

Même si l’Avalanche du Colorado parlera au quatrième rang de cet encan, vu qu’il n’a pas gagné un des trois premiers choix à la loterie du mois dernier, le dépisteur amateur en chef des Sénateurs d’Ottawa se console très bien avec les succès connus par le premier choix de son club en juin dernier à Dallas, Brady Tkachuk, ainsi qu’avec le premier choix des Blue Jackets de Columbus, le 19e au total, obtenu quand Duchene a été échangé en février dernier vu qu’il refusait de signer une prolongation de contrat pour demeurer dans la capitale nationale.

Mann a pris une pause dans les réunions de l’équipe de dépisteurs amateurs qu’il supervise ayant lieu depuis lundi et jusqu’à dimanche au Centre Canadian Tire pour tenir une mêlée de presse avec les médias locaux jeudi et comme au cours de toute la dernière saison des Sénateurs, le sujet de la sélection de Tkachuk est rapidement revenu sur le tapis.

«Au 19e rang, nous allons encore viser le meilleur joueur à nos yeux. Nous avons certaines croyances en ce qui a trait au joueur que nous voulons. Tant que nous allons continuer d’adhérer à ces principes, nous allons obtenir le joueur que nous voulons en fin de compte, a souligné Mann. On peut comparer à l’an passé, il y a beaucoup de gens de l’extérieur qui pensaient que Brady Tkachuk n’était pas le meilleur choix (au quatrième rang). Mais nos gars ont fait leurs devoirs et à ce moment-là, Brady était parfait pour les Sénateurs d’Ottawa. Le gars que Montréal a choisi troisième (Jesperi), Kotkaniemi, était aussi un bon joueur, nous aurions été heureux de le sélectionner aussi. Mais où nous étions l’an passé, Brady Tkachuk était le choix parfait pour les Sénateurs d’Ottawa. Pour ça, je dois donner le crédit à notre personnel. Et évidemment, Pierre (Dorion, le DG) doit être d’accord, et il l’était, ce qui a rendu la décision plus facile.»

Mann avait eu son mot à dire lorsque la décision a été prise de conserver le premier choix de 2018 au lieu de miser sur la possibilité que celui de 2019 soit le tout premier, donnant possiblement une chance de mettre la main sur un des deux joyaux de l’encan de Vancouver, les attaquants Jack Hugues et Kaapo Kakko. «Nous dressons toujours une liste des joueurs qui n’ont pas l’âge d’être repêchés en cas de situations semblables», a-t-il laissé entendre, alors que son équipe conçoit d’abord des listes par ligues nord-américaines et pays européens, avant d’en faire deux pour l’Amérique du Nord et l’Europe, puis une pour l’ensemble des espoirs disponibles.

Selon Mann, il y a un groupe de 7 à 10 espoirs qui se détache après Hugues et Kakko, après quoi le calibre d’espoirs diminue un peu. En général, ce repêchage n’aurait pas autant de profondeur que celui de 2015 par exemple, quand Ottawa a obtenu Thomas Chabot au 18e rang et Colin White au 21e.

Les Sénateurs auront sept choix à cet encan, deux en deuxième ronde (le leur au 32e rang et celui de la Floride au 44e rang obtenu dans l’échange de Mike Hoffman via San Jose), celui de Pittsburgh (obtenu dans l’échange de Derick Brassard) au troisième tour, mais par leur choix de sixième ronde (cédé à Vancouver dans l’échange qui a amené Anders Nilsson à Ottawa). Avec un club en reconstruction, il y a de la pression sur les dépisteurs amateurs pour amener du sang neuf au sein de cette organisation et selon Mann, les discussions sont animées. «Il y a eu de bonnes batailles au cours des derniers jours, ce qui est bon», affirme-t-il.

Pas de lobby pour Troy Mann

Trent Mann passe beaucoup de temps avec le DG Pierre Dorion cette semaine, mais il ne profite pas de ces moments privilégiés pour mousser la candidature de son frère Troy, pilote du club-école de Belleville, pour le poste d’entraîneur-chef. « Il n’est pas difficile de me tenir loin des discussions à ce sujet parce que la réalité est que ce n’est pas mon département. La seule chose que je peux dire, c’est que même s’il est mon frère, il a fait du bon travail à Belleville cette année. Je pense que nos espoirs se sont améliorés, et c’est la seule chose qui me préoccupe. La structure en place là-bas a semblé être bonne pour plusieurs joueurs. Comme personnel de dépisteurs, c’est tout ce qu’on veut. Il faut que nos joueurs continuent à devenir les joueurs qu’on a projetés quand ils arrivent chez les pros », a-t-il souligné.

De la flexibilité

Les Sénateurs ont deux choix de deuxième ronde au prochain repêchage, et ils pourraient être utilisés comme ceux des deux prochaines années obtenus dans les échanges d’Erik Karlsson, Mark Stone, Ryan Dzingel et Marc Méthot pour avancer de quelques rangs au repêchage. « Ils nous donnent un peu de flexibilité », note Trent Mann. Les Sénateurs ont sacrifié un choix de troisième ronde en 2016 pour avancer d’un rang afin de choisir le centre Logan Brown. L’an dernier, les Sénateurs ont échangé leur choix de premier tour, le 22e au total, aux Rangers de New York contre leur premier choix et une sélection de deuxième tour, ce qui leur a permis de sélectionner les défenseurs Jacob Bernard-Docker et Jonny Tychonik, qui ont tous deux joué à l’université North Dakota State la saison dernière.

Entre les lignes

Selon Trent Mann, Jacob Bernard-Docker a obtenu plus de responsabilités avec les Fighting Sioux de North Dakota à sa saison recrue au niveau universitaire américain que Christian Wolanin au même âge. « Je pense qu’à moins que quelque chose d’inattendu arrive, il a de bonnes chances de faire partie de l’équipe nationale junior (du Canada) la saison prochaine », a-t-il noté... La Fondation des Sénateurs a annoncé jeudi que sa Classique de golf annuelle du 10 septembre, juste avant le camp d’entraînement, sera dorénavant tenue au club de golf Marshes plutôt qu’au club Royal Ottawa de Gatineau. Il s’agira dorénavant d’un tournoi de neuf trous seulement qui sera jumelé au Gala Lumière tenu annuellement à l’hôtel Brookstreet.