L’ancien attaquant des Sharks de San Jose, Chris Tierney (#71), a procuré la victoire aux Sénateurs en prolongation samedi soir face à son ancienne équipe.

Tierney revient hanter les Sharks

Chris Tierney a raté une première chance de revenir hanter son ancien club samedi soir, mais il n’a pas raté la seconde.

Le centre des Sénateurs d’Ottawa a réussi le but gagnant en prolongation sur une passe d’Anthony Duclair après 35 secondes de jeu pour procurer un gain de 2-1 à son équipe aux dépens des Sharks de San Jose au SAP Center.

L’Ontarien acquis dans l’échange d’Erik Karlsson avait auparavant raté une chance de briser l’égalité à la fin du deuxième engagement lorsque sélectionné parmi les joueurs sur la glace pour prendre un tir de punition, le gardien Aaron Dell le harponnant lors de sa tentative de feinte en arrivant devant lui.

« Tu as toujours un peu plus de jus dans les jambes en affrontant une ancienne équipe et c’était bien de compter un but après avoir raté ce tir de pénalité, a-t-il raconté aux médias après coup. J’ai des tonnes de bons souvenirs ici et j’avais établi un bon lien avec les amateurs. J’avais aussi de bonnes relations avec les gars, ça demeure donc un endroit spécial dans mon cœur, mais c’est bien de les battre. »

Son 11e filet de la saison a permis au gardien Craig Anderson de savourer un deuxième gain de suite, lui qui a effectué 31 arrêts devant son filet, seul Evander Kane parvenant à le déjouer lors d’une supériorité numérique.

« C’était du travail bien fait, du début à la fin. Nous avons joué de la façon qu’on voulait le faire, de la bonne manière, ensemble en tant que groupe, a dit Anderson. C’est bien que (Tierney) ait été récompensé comme ça. Il a été bon pour nous toute l’année. Sur le but gagnant, il gagne la mise au jeu en zone défensive pour lancer le jeu, le genre de petit jeu qui ne paraît pas sur la feuille de pointage, mais qui finit par faire la différence. »

Les Sénateurs, 29e au classement général, s’approchaient ainsi à un petit point des Sharks (avant leur match de dimanche contre l’Avalanche), un rang devant eux alors qu’Ottawa détient leur premier choix au repêchage. « Il fallait qu’on les batte », a lancé Anderson à ce sujet.

L’entraîneur-chef D.J. Smith était heureux de voir son club commencer son séjour en Californie du bon pied, alors que les Sénateurs seront à Anaheim mardi et à Los Angeles mercredi, avant de conclure le périple à Chicago et St. Louis.

« C’était un match pas mal ouvert, avec des chances de compter aux deux bouts de la patinoire. “Andy” a juste été un peu meilleur que leur gardien et on a gagné, a-t-il analysé. Les gars encourageaient “Tierns” (Tierney), ils voulaient qu’il soit choisi pour le tir de fusillade, il ne marque pas puis il y va du but gagnant. »

Rappelé de Belleville vendredi, Christian Wolanin a disputé un premier match cette saison dans la LNH et son entraîneur estimait que sa présence expliquait la domination de son club au chapitre des lancers (38-32), surtout en troisième période (13-5).

« Il est bon pour bouger la rondelle et ça nous permettait d’avoir un défenseur de cette trempe sur chaque duo. Il a vraiment fait une différence, nos attaquants recevaient la rondelle de façon “propre”. Nous étions frais et dispos en roulant nos quatre lignes, également », a-t-il souligné.

Gustavsson rétrogradé

Les Sénateurs sont débarqués à Anaheim tard samedi soir pour profiter d’une journée de congé sous le soleil californien dimanche, mais le jeune gardien Filip Gustavsson n’a pas pu en profiter alors qu’il a été rétrogradé au club-école de Belleville. C’est donc dire que son compatriote Marcus Högberg devrait rejoindre l’équipe à temps pour son entraînement de lundi à Anaheim, étant revenu de Suède pour s’occuper d’une urgence de nature familiale. Les petits Senators ont pour leur part renvoyé l’ancien gardien des 67’s Clint Windsor, qui avait obtenu un essai professionnel, à son club d’Orlando dans la ligue East Coast.

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PAUL DE PLUS EN PLUS À L'AISE AU CENTRE

Nick Paul joue au centre depuis le départ de Jean-Gabriel Pageau, et il profite pleinement de cette autre occasion de se rendre utile aux Sénateurs.

L’attaquant de 24 ans s’est approché du plateau des 10 buts en enfilant son neuvième de la campagne samedi (son 19e point), à son 54e match. C’est une production inespérée d’un joueur qui semblait avoir écoulé sa dernière chance à Ottawa quand il a été retranché au milieu du camp d’entraînement.

« Je me sentais bien, je me sentais finalement à l’aise pour changer de position avec les défenseurs pour faire des jeux dans notre zone. Je commence à gagner de la confiance dans les cercles de mises au jeu également, et quand ça arrive, tout le reste — gagner des batailles, faire les petits jeux — commence à suivre », a-t-il raconté samedi soir après le gain de 2-1 contre les Sharks.


Nick Paul (#13) met en échec l’attaquant Melker Karlsson, des Sharks de San Jose.

Paul estime qu’il n’a pas eu besoin de changer sa façon de faire en passant de l’aile gauche au centre.

« Pas vraiment. D.J. (Smith) me dit toujours de revenir profondément dans notre zone si je suis le premier à me replier. Je suis un joueur qui pense à la défensive en premier. Comme centre, c’est souvent ça, tu dois prendre le contrôle dans ta zone pour faire des jeux aux ailiers. Ensuite, quand on arrive en zone adverse, on ne fait que jouer au hockey », a-t-il noté.

Poursuite de Little

Sans grande surprise, Jim Little a fait savoir par l’entremise de son avocat en fin de semaine qu’il a l’intention d’intenter une poursuite contre les Sénateurs d’Ottawa, après qu’une enquête du National Post ait révélé samedi que l’équipe aurait décidé de le congédier après avoir consulté le blogue de son ex-épouse alléguant un comportement abusif à son endroit. Après son renvoi, Little avait fait savoir qu’il pensait avoir été remercié en raison d’une engueulade avec le propriétaire Eugene Melnyk le 14 février dernier, ayant alors utilisé un langage abusif. « Étant donné que des procédures légales sont imminentes, M. Little ne fera pas d’autres commentaires publics concernant cette affaire à ce moment-ci », a dit son avocat torontois Matthew Sammon au Post.