Guy Boucher aime confier des missions importantes à Chris Tierney, un joueur intelligent et fiable.

Tierney pour aider Duchene

NEWARK — Curieux. Pendant une bonne partie de l’automne, Guy Boucher s’est plaint d’un manque de profondeur au centre.

L’entraîneur doit maintenant jongler avec ses effectifs, alors que Matt Duchene s’apprête à effectuer un retour au jeu.

Il jongle sérieusement avec l’idée de muter un de ses rares centres naturels, Chris Tierney, à l’aile.

Tierney pourrait entreprendre le match de vendredi sur le flanc droit, dans le premier trio.

« Il faut comprendre que Chris est un joueur intelligent. Un joueur fiable, argue Boucher. Je serai honnête. Ces qualités pourraient nous être très utiles quand nous jouons sur la route. »

L’entraîneur sent que les autres formations profitent un peu trop des lacunes défensives de Duchene.

« Il y a plusieurs façons d’expliquer nos difficultés, à l’étranger, cette saison. Je vous l’ai dit à quelques reprises. Il est plus difficile de gagner quand nous n’avons pas le dernier changement. Souvent, les autres équipes envoient leurs meilleurs joueurs sur la glace pour affronter Matt. Il faut donc trouver un moyen de mieux l’entourer. Nous devons trouver le moyen de former un trio fiable, défensivement, pour mieux permettre à Dutchy de s’affirmer à l’attaque pendant 60 minutes. »

Duchene présente un très intéressant différentiel de + 9 au Centre Canadian Tire, cette saison.

En voyage, ça se complique. Son différentiel se chiffre à moins sept sur les patinoires adverses.

Tierney à la rescousse ?

Pourquoi pas ?

Ce ne serait pas la première fois qu’il accepte de remplir un mandat du genre. Il y a quelques semaines, on a fait appel à ses services en désespoir de cause, afin de relancer les unités spéciales. Depuis, les Sénateurs connaissent plus de succès en infériorité numérique.

Lundi, les Predators ont marqué deux de leurs trois buts quand ils avaient l’avantage d’un homme.

Cette soirée a interrompu une séquence impressionnante. Dans leurs sept rencontres précédentes, les Sénateurs avaient réussi à survivre à 17 de leurs 18 situations d’infériorité numérique.

« C’est quelque chose qui me rend très fier », fait valoir Tierney.

« Les entraîneurs ont fait du bon travail. Leur plan est clair. Dernièrement, nous sommes plus agressifs lors des unités spéciales. Nous n’hésitons pas à foncer vers nos adversaires. Nous voulons les obliger à compléter des jeux. Nous voulons les placer dans des situations où ils ne sont pas confortables. Certains de nos joueurs sont très habiles, quand vient le temps d’utiliser leur bâton dans des missions défensives. Ces gars-là sont souvent d’habiles patineurs. Disons que c’est une bonne combinaison. »

Attaque sacrifiée

Les Sénateurs ont encore un grand bout de chemin à faire. Malgré les récents succès, leur taux d’efficacité globale se situe toujours sous la barre des 75 %.

De façon à quitter les bas fonds, Guy Boucher entend continuer de miser sur ce qui a fonctionné récemment.

« Sa contribution est énorme. Gigantesque. J’ai doublé son temps de jeu, juste pour ça. En début de saison, je me suis retrouvé dans une situation où je voulais économiser ses énergies. Je me suis rendu à l’évidence. Tout ce que je faisais, c’était limiter le travail d’un gars dans une phase du jeu où il est bon. Le désavantage numérique, c’est important. C’est une question de survie dans un match. J’ai donc mis tous mes œufs dans son panier. Ça donne des résultats. »

+

LES SÉNATEURS EN BREF

Randy Lee plaide coupable

La triste histoire impliquant l’ancien directeur général adjoint des Sénateurs, Randy Lee, a connu sa conclusion. L’homme de 57 ans a plaidé coupable, jeudi matin, au chef d’accusation de harcèlement qui pesait contre lui.

Les procédures judiciaires étaient enclenchées depuis bientôt six mois. Durant le week-end du repêchage amateur de la LNH, à la fin du mois de juin, M. Lee a touché de manière inappropriée un jeune employé de l’hôtel où il logeait. Il a également tenu des propos offensants. M. Lee a enregistré son plaidoyer de culpabilité dans un Palais de justice de la région de Buffalo, dans l’État de New York, quelques minutes avant le début de son procès sans jury.

Il devra payer une amende de 120 $ US. Il a passé une nuit en détention à la suite de son arrestation.

Pas de répit pour les Senators

Grosse victoire pour les Senators de Belleville. Mercredi soir, devant leurs partisans, ils ont comblé un écart de trois buts pour finalement battre les Americans de Rochester, 5-4, sur la patinoire de leurs ennemis.

Drake Batherson a réussi son retour dans la Ligue américaine, en préparant le but de la victoire. Max McCormick a connu un match de deux points. Rudolf Balcers a touché la cible, dans une rencontre où il a décoché huit lancers vers le filet adverse.

Marcus Högberg a connu un premier match difficile, cette saison. Il a été retiré après avoir alloué trois buts en 11 minutes. Filip Gustavsson a été brillant, en relève.

Les B-Sens n’auront pas droit à une grande pause, pour Noël. Ils disputeront leur dernier match avant le samedi 22 décembre. Ils reprendront le collier le mercredi 26.

Entre les lignes

Une bonne centaine de jeunes enfants ont participé à la séance de patinage du temps des Fêtes organisée par Eugene Melnyk, au Centre Canadian Tire. Les joueurs et les entraîneurs ont prêté main-forte à leur patron. Ils ont tous, sans exception, accepté de s’attarder sur la patinoire, une vingtaine de minutes, pour donner un coup de pouce aux enfants qui ne savent pas très bien patiner. « Il y avait beaucoup de nouveaux arrivants, dans le groupe. Certains ne savaient pas encore parler anglais. Plusieurs n’avaient jamais eu la chance de patiner. Ça fait chaud au cœur de les rencontrer », a dit Guy Boucher...

Deux anciens joueurs des Sénateurs représenteront le Canada au tournoi de la Coupe Spengler. Il s’agit de l’attaquant Chris DiDomenico et du défenseur Patrick Wiercioch.