Thomas Chabot soigne une blessure à l’épaule qu’il a subie à la fin du mois de décembre.

Thomas Chabot proche d’un retour

Thomas Chabot a raté le dernier voyage en Californie alors qu’il se remettait d’une blessure à l’épaule, mais il n’est pas question qu’il rate le Match des étoiles de la LNH à San Jose puisqu’il est presque prêt à revenir au jeu cette semaine.

Le défenseur vedette des Sénateurs d’Ottawa était de retour à l’entraînement avec ses coéquipiers lundi alors que ces derniers revenaient de Californie. Sa participation au match de mercredi soir lorsque l’Avalanche du Colorado va s’amener au Centre Canadian Tire devrait être confirmée une fois qu’il aura encaissé quelques contacts lors de l’entraînement des siens mardi. Il patinait déjà depuis une dizaine de jours pour garder la forme.

Il avait été blessé le 28 décembre dernier à Brooklyn lors d’un match contre les Islanders de New York lorsque frappé par Matt Martin.

« Veux, veux pas, quand tu regardes les gars jouer, tu veux tout faire pour te ramasser sur la glace le plus vite possible. Ça a été de longues semaines, mais on essaie de se concentrer vraiment à retrouver de la force et replacer l’épaule au complet et ça va bien jusqu’à maintenant, a indiqué Chabot en rentrant au vestiaire. C’était juste des ligaments qui ont été étirés dans le AC joint (articulation acromio-claviculaire), ce n’est rien de trop grave. C’est juste le temps de revenir et de reprendre de la force. J’ai recommencé à prendre des lancers la semaine passée et à faire la base. La dernière affaire qu’il me reste à faire, c’est d’être plus physique. Je l’ai fait un peu (lundi) et je devrais en faire un peu plus (mardi). Pour le reste, je me sens bien. »

C’est la première blessure sérieuse avec laquelle Chabot doit composer, autant chez les professionnels que chez les juniors. « Ce n’est pas drôle et c’est difficile de juger quand tu n’as jamais vraiment eu de blessure, mais on s’est concentré sur le positif de pouvoir prendre le temps de s’entraîner. Pendant la saison, on n’a pas le temps de s’entraîner à fond et là, j’ai pu travailler d’autres choses en même temps que je me rétablissais », a raconté l’arrière originaire de Ste-Marie de Beauce.

Chabot a pu commenter pour la première fois sa sélection pour le Match des étoiles qui aura lieu au SAP Center le 26 janvier, annoncée au début du mois. Il fera partie d’une équipe de la division Atlantique qui n’avait tout simplement pas de place pour Mark Stone, le meilleur compteur du club.

« Ça va être assez spécial, ce n’est pas quelque chose que j’attendais. Ça va être une belle expérience, c’est quand même assez le fun pour ma famille et moi, on va essayer de profiter de l’expérience au max. J’ai bien hâte. Il y a plusieurs autres gars qui auraient mérité d’être là, c’est ce qui fait que c’est un honneur d’aller représenter ton organisation là-bas », a noté Chabot. Ses parents Claude et François vont l’accompagner dans la « Silicon Valley », ce qui lui a fait dire que « c’est une grosse semaine pour mon père avec le voyage des pères qui s’en vient ». Ceux-ci accompagneront leurs rejetons en Caroline et à St. Louis à la fin de la semaine.

Pour l’entraîneur-chef Guy Boucher, le retour imminent de Chabot est évidemment une nouvelle très positive.

« Si on regarde nos matches sans Thomas, notre gestion de la rondelle n’était pas aussi bonne et c’est normal. Le gars s’en va au Match des étoiles parce qu’il est si bon avec la rondelle, si rapide et évasif. Il peut sortir du trouble aisément... Même chose en transition, il va patiner avec la rondelle. Il passe à travers des joueurs en avantage numérique. C’est un gars comme les (Nicklas) Backstrom ou (Alex) Ovechkin qui dérange votre plan parce qu’il est si bon individuellement », a-t-il souligné.

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ANDERSON SE REMET TRANQUILLEMENT

Tout comme Thomas Chabot, le gardien numéro un Craig Anderson fait des progrès dans sa guérison d’une commotion cérébrale.

Alors qu’il avait été vu s’entraînant en solitaire avant le départ de l’équipe pour la Californie, il a fait une première apparition à un entraînement de l’équipe lundi, participant aux exercices réservés aux gardiens avec l’entraîneur Pierre Groulx avant celle-ci, puis restant pendant une quinzaine de minutes pour faire face à des tirs de ses coéquipiers, avant de retraiter au vestiaire.

Il n’a pas rencontré les journalistes après coup, lui qui est au rancart depuis le match du 21 décembre dernier au New Jersey où il a été sonné.

« Il allait bien, puis il a eu un down, et ça s’est remis à bien aller ensuite. Ça regardait bien aujourd’hui, et là, je dois attendre de voir où on s’en va avec lui. Ce qui est certain, c’est qu’il y a une progression », a dit Guy Boucher à son sujet. 

Ce dernier a plus tard affirmé qu’il n’est pas question qu’Anderson revienne devant le filet mercredi contre l’Avalanche, déclarant déjà qu’Anders Nilsson, excellent lors du dernier voyage, serait le partant pour cette rencontre. « Si on y va avec Nilsson, il (Anderson) ne sera pas le substitut. On espère, en se croisant les doigts, qu’il sera prêt pour le week-end », a ajouté Boucher, faisant référence au voyage des siens en Caroline et à St. Louis vendredi et samedi.

Pour ces matches, il est possible que Nilsson puisse étrenner du nouvel équipement aux couleurs des Sénateurs, dont il a accusé réception lundi. Depuis son acquisition le 2 janvier, il portait encore des jambières, mitaines et masques aux couleurs des Canucks de Vancouver, ce qui jurait pas mal avec le rouge, noir et blanc d’Ottawa.

Depuis qu’il est arrivé, le gardien suédois a une fiche de 2-3 avec une moyenne de 2,43 et un taux d’efficacité de ,920. « Avoir un gardien du calibre de la LNH fait une grosse différence », a déclaré Boucher à son sujet, une flèche non voilée décochée en direction du gardien Mike McKenna, vétéran de la Ligue américaine refilé aux Canucks contre Nilsson.