Thomas Chabot retrouvera en Slovaquie ses anciens coéquipiers Kyle Turris et Mark Stone.

Thomas Chabot au Championnat mondial de hockey

Thomas Chabot et sa famille ont évité le pire.

Durant la saison morte, le défenseur étoile des Sénateurs d’Ottawa vit à Sainte-Marie-de-Beauce. La petite municipalité a été durement éprouvée par la crue printanière. On compte environ 1200 sinistrés, sur un territoire où vivent environ 13 000 personnes.

« C’est une petite communauté tricotée serrée. Tout le monde connaît au moins une personne qui a été affectée. C’est triste, tout ça. C’est triste de voir des gens perdre leur maison. C’est encore pire de voir des gens perdre tous les souvenirs qui sont associés à leur maison », a-t-il dit, dans une conversation téléphonique, lundi.

Chabot et sa famille sont chanceux, disait-on. « Nous vivons assez haut, assez loin de la rivière. »

La résidence familiale n’a pas été touchée.

Chabot se promet de faire quelque chose pour aider sa communauté, avant longtemps. Son concitoyen et collègue Yanni Gourde, du Lightning de Tampa Bay, pourrait l’aider.

Pour l’heure, il est assez occupé. Il s’apprête à partir pour l’Europe. Il passera quelques semaines en Slovaquie, en mai. On l’a contacté parce qu’il fera partie de l’équipe canadienne lors du Championnat mondial de l’IIHF.

Hockey Canada a enfin dévoilé sa formation de 22 joueurs.

Chabot savait depuis un bout de temps. « Ils m’ont appelé quand il restait cinq ou six matches à jouer à notre saison à Ottawa. Ça fait pratiquement un mois que je sais. »

Il s’est d’ailleurs donné le temps de réfléchir, un peu, avant d’accepter l’invitation. « Je me suis cassé un orteil, vers la fin de saison. Je me suis aussi blessé à une épaule, un peu plus tôt, durant l’hiver. Quand on a fini la saison, j’ai passé tous les tests. C’est certain que je ne suis pas de retour à 100 %. Un os, ça prend du temps à guérir. Quand je patine, je me sens bien. J’ai pris quelques journées, aussi. Ça m’a fait du bien. »

L’envie de jouer au hockey dans un cadre sérieux et compétitif a vite pris le dessus. Chabot n’a pas l’habitude de rater les séries éliminatoires. Il lui manquait quelque chose. Il a donc décidé de relever le défi.

Chabot sait un peu dans quoi il s’embarque. 

Il a participé au Championnat mondial du printemps 2018, au Danemark. À titre de plus jeune membre de la brigade défensive canadienne, il n’a pas beaucoup joué.

Il a récolté une mention d’aide et conservé un différentiel de + 3 en six parties.

Cette année, le tournoi se déroulera en Slovaquie. L’entraîneur-chef canadien, le Hullois Alain Vigneault, devrait l’utiliser davantage. 

« Peu importe le rôle que je vais avoir, je vais essayer de faire du mieux que je peux », dit celui qui ne veut pas placer la charrue devant les bœufs.

« J’ai connu une bonne saison à Ottawa, mais tous les joueurs qui seront là-bas ont connu de bonnes saisons dans la LNH. »

Avec Stone et Turris

D’ailleurs, Chabot retrouvera deux anciens coéquipiers des Sénateurs, en Slovaquie. Kyle Turris et Mark Stone feront aussi partie de l’équipe canadienne.

Sean Couturier, Mathieu Joseph, Anthony Mantha et Jonathan Marchessault compléteront le noyau francophone de l’équipe. John Tavares et Matt Murray seront
les piliers.