Les agents de Mark Stone doivent rencontrer Pierre Dorion d’ici quelques semaines pour discuter de l’avenir du jeune vétéran.

Stone ne se laissera pas distraire

LOS ANGELES — Alors que plusieurs observateurs commencent à placer son nom sur leurs listes des joueurs disponibles sur le marché des échanges en vue de la date limite des transactions, Mark Stone n’a eu besoin que d’un jeu mercredi soir pour rappeler à quel point il est un joueur indispensable chez les Sénateurs d’Ottawa.

L’attaquant qui peut négocier une prolongation de contrat depuis le 1er janvier a préparé de brillante façon le but gagnant en prolongation de Colin White sur une descente à deux contre un, faisant oublier qu’il connaissait un deuxième match difficile de suite alors qu’il avait commis trois revirements contre les Ducks d’Anaheim, après en avoir commis quatre dimanche dernier contre la Caroline, dont un qui a mené directement à un but en désavantage numérique des Hurricanes.

On pourrait penser que les tractations le concernant commencent à déranger sa concentration, mais Stone affirmait jeudi avant d’affronter les Kings à Los Angeles qu’il n’en est rien.

« Non, je ne vais pas laisser ça devenir une distraction, a-t-il rétorqué à une question posée par Le Droit. Je garde tout ce que je fais aussi privé que je le peux. Je veux juste essayer de gagner des matches et faire de mon mieux pour Ottawa. »

L’ailier manitobain qui avait signé un contrat d’un an pour 7,3 millions $ l’été dernier avant de passer en arbitrage salarial sait bien que son avenir et celui de Matt Duchene – ainsi que, dans une moindre mesure, celui de Ryan Dzingel – font l’objet d’énormément de spéculations à travers la LNH.

Il a assuré que la décision qu’il devra prendre, vraisemblablement de signer un contrat à long terme avec la seule équipe dont il a endossé les couleurs ou être échangé parce que l’organisation ne peut pas risquer de le perdre pour rien quand il pourra devenir agent libre le 1er juillet, n’est pas reliée à ce que fera Duchene, qui est dans le même bateau que lui.

« Ça pourrait, mais je ne pense pas que quelque chose va changer ma décision. Je vais garder ces choses-là privées et je vais continuer à faire ma petite affaire comme je l’ai fait toute la saison », a-t-il affirmé.

Stone a laissé entendre que ses agents de Newport Sports, Don Meehan et Craig Oster, vont avoir des rencontres avec le DG Pierre Dorion « d’ici une couple de semaines et c’est tout ce que je vais dire là-dessus... J’espère que je vais avoir la chance de continuer à jouer ici dans l’avenir, j’espère évidemment que quelque chose va se concrétiser, mais je comprends l’autre côté également ».

Revirements

Meilleur compteur de son club avec ses 20 buts et 48 points en 44 matches avant le match contre les Kings où il tentait de poursuivre une série de quatre matches avec au moins un point, Stone domine la LNH avec ses 70 rondelles soutirées à l’adversaire cette saison encore, mais fait surprenant, il est aussi premier de son club pour les revirements avec 44.

« Ça, c’est parce qu’il couche sur la glace, a blagué l’entraîneur-chef Guy Boucher. On l’utilise à toutes les sauces et parfois, comme tout le monde, il va être fatigué. Il se met aussi beaucoup de pression sur les épaules parce qu’il veut faire de l’extra pour qu’on gagne. En plus, il doit “charrier” deux jeunes (Brady Tkachuk et Colin White) tout le temps... Je pense qu’il fait un travail incroyable, ça ne me dérange pas s’il commet un revirement ici ou là parce qu’il vole des rondelles à gauche et à droite, et il fait de gros jeux... Son niveau de jeu, son attitude, son éthique de travail ne baissent pas. C’est aussi constant que pour n’importe quel joueur que j’ai jamais vu dans la LNH. C’est très impressionnant. »

Boucher est convaincu que la situation dans laquelle se retrouvent ses deux piliers, Stone et Duchene, ne sera pas une distraction pour son club. « Ça ne va venir que de l’extérieur, pas de l’intérieur (du vestiaire) », a-t-il ajouté.

En raison de l’heure tardive du match entre les Sénateurs et les Kings à Los Angeles, il est impossible de publier notre reportage.