Mark Stone pourrait devenir le joueur autonome le plus convoité de la LNH lors de l’été 2019.

Stone ne se casse pas la tête

NEWARK — Clairement, l’incertitude n’a pas trop affecté Mark Stone, cet automne. Sans garanties contractuelles, le leader des Sénateurs est en train de connaître la meilleure saison de toute sa carrière.

« Ça n’a pas été trop difficile, réagit-il. Nous avons quand même joué beaucoup de hockey. J’ai réussi à garder la tête froide en concentrant sur mon prochain match. »

Les choses pourraient se compliquer avant longtemps.

Stone s’est entendu avec les Sénateurs à la 11e heure, l’été dernier. Il a signé son contrat d’un an quelques minutes avant de passer en arbitrage.

En vertu de cette entente, les dirigeants de l’équipe ne pouvaient pas reprendre les négociations avec son agent avant le 1er janvier.

Cinq mois plus tard, les discussions pourront enfin reprendre.

« Je ne sais pas trop comment je vais réagir, à ce moment-là. Il faudra s’en reparler dans deux semaines. Pour l’instant, ce n’est pas une grosse source de préoccupation. »

Stone devra s’habituer aux questions. On voudra connaître les intentions de celui qui pourrait facilement devenir le joueur autonome sans compensation le plus convoité de l’été 2019.

En début de saison, citant des sources anonymes, le commentateur sportif montréalais Louis Jean a laissé entendre que Stone souhaitait quitter Ottawa.

Le joueur s’est empressé de nier. Depuis, il semble sincèrement s’amuser, en plein cœur du processus de reconstruction des Sénateurs.

« Il est assez extraordinaire, dit Thomas Chabot. Il n’est pas nécessairement celui qui va parler le plus, dans la chambre. Quand il parle, tout le monde l’écoute. Tout le monde le respecte. Son leadership, tu le vois davantage sur la patinoire. Chaque fois qu’il marque un but, on dirait qu’on vient de gagner la coupe Stanley ! On le sent émotif. On sent qu’il ferait à peu près tout pour cette équipe-là. C’est la raison pour laquelle il impose autant le respect. »

Le jeune quart-arrière n’est pas le seul joueur à suivre l’exemple de Stone.

« Je dois être franc. L’énergie de Stoner est contagieuse, affirme Brady Tkachuk. Il est si heureux quand on marque un but. On a juste envie de le suivre, d’être aussi enthousiastes que lui. »

Guy Boucher a tout résumé en une seule phrase, en parlant du leadership exercé par Stone, vers la fin de sa conférence de presse d’avant-match.

« L’enthousiasme, c’est l’ingrédient numéro un de n’importe quel succès, dans n’importe quelle sphère de vie. »

Si Stone choisit de quitter les Sénateurs, dans quelques mois, il y a fort à parier que beaucoup de gens auront du mal à s’en remettre.

Brillant avenir

Le jeune vétéran de 26 ans, toujours un peu grognon, cherche à relativiser les choses.

Oui, il célèbre avec beaucoup d’enthousiasme les buts de son équipe.

Il faut en revenir !

« Vous avez déjà vu ça, une équipe de hockey qui est malheureuse après avoir marqué un but ? »

Il est fier de voir son équipe jouer pour environ ,500 à l’approche de la pause des Fêtes. Il prédit un « bel avenir » aux jeunes.

« Rien de tout cela ne me surprend. Ceux qui ont été repêchés en première ronde avaient forcément du talent. On en savait un peu moins long sur Christian Jaros et sur Maxime Lajoie, mais on savait bien qu’ils avaient le potentiel d’évoluer dans la LNH. »

« Nous formons une belle équipe, mais nous avons beaucoup à apprendre. Il faudra par exemple apprendre à gagner sur la route. »

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Le numéro 72 des Sénateurs, Thomas Chabot

UN CENTIÈME MATCH POUR CHABOT

NEWARK — Thomas Chabot ne connaît pas Norm MacIver.

Pourtant, MacIver a déjà été un joueur important des Sénateurs. Il a été le tout premier quart-arrière de l’histoire de l’équipe, durant la saison inaugurale, 1992-93.

Chabot a découvert MacIver, vendredi, pour une raison très précise.

Le Beauceron a disputé, contre les Devils, son 100e match en carrière dans la LNH.

Il est devenu le 42e défenseur de l’ère moderne à enfiler le maillot des Sénateurs 100 fois.

Dans ses 99 premières parties, il a inscrit 61 points. Après avoir épluché des pages et des pages de statistiques, on a découvert que MacIver est le seul qui a fait mieux. Il a récolté 77 points dans ses 100 premiers matches à Ottawa.

«Je suis juste impressionné d’atteindre ce plateau. Quand j’étais petit, la LNH, c’était mon rêve. Je ne savais pas trop si c’était possible ou non. Là, je trouve que ça passe vite. Déjà, mon 100e match. Ça passe vite», a-t-il déclaré en matinée.

«Pour les points, ça revient à ce que je dis toujours. À la fin de la journée, il faut compter sur de bons coéquipiers. Ce sont eux qui t’aident à connaître du succès.»

Steve Duchesne, Filip Kuba et Erik Karlsson complètent le top-5 des défenseurs qui ont connu le meilleur départ à Ottawa. Ils ont obtenu, respectivement, 57, 54 et 51 points à leurs 100 premières parties.

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