Mark Stone ne sait pas trop quels genres d’émotions il va ressentir en affrontant les Sénateurs d’Ottawa pour la première fois jeudi soir au T-Mobile Arena.

Stone ne regrette rien

LAS VEGAS — Mark Stone ne sait pas trop quels genres d’émotions il va ressentir en affrontant les Sénateurs d’Ottawa pour la première fois jeudi soir au T-Mobile Arena.

L’attaquant des Golden Knights de Las Vegas, échangé à la date limite des transactions notamment contre Erik Brännström, avait pris sous son aile certains des jeunes joueurs de son ancienne organisation, en particulier Brady Tkachuk et Colin White. Il estime que ça va être « différent » de les affronter après avoir cassé la croûte avec quelques-uns de ses anciens coéquipiers mercredi soir.

« Je suis excité. Je ne suis jamais passé à travers ça, je n’ai jamais été échangé auparavant et ce sera la première fois que je joue contre une ancienne équipe. Je pense que ça va être amusant. Notre équipe a besoin de revenir sur le droit chemin et pour moi personnellement, il n’y a pas de meilleur moyen que de battre mon ancienne équipe, je l’espère... Mais tant que je ne l’aurai pas fait, je ne sais pas comment je vais me sentir vraiment », a-t-il indiqué après la pratique des siens mercredi, au lendemain d’un revers de 5-2 contre Matt Duchene et les Predators de Nashville.

Dernier joueur parti dans la vente de feu de l’an dernier, après Duchene, Ryan Dzingel, Erik Karlsson et Mike Hoffman, Stone affirme qu’il ne tient aucunement rigueur aux Sénateurs de l’avoir envoyé dans le désert du Nevada, ayant été incapable de s’entendre sur les termes d’une prolongation de contrat pendant plus de six mois alors qu’il a signé un pacte de huit ans pour 76 millions $ (9,5 M$ par an, la majorité versée en primes le 1er juillet).

« Les quatre mois [avant l’échange] ont été difficiles pour moi. Mentalement, ça grugeait beaucoup d’énergie. Le manque de succès lors du dernier mois et demi où j’étais là a rendu les choses encore pires. J’y ai pensé tous les soirs. En fin de compte, on n’a pas pu s’entendre et j’ai pris la décision de partir. Ensuite, c’était de voir où je pourrais aller, avec qui je voudrais signer un contrat. Finalement, ils [les Knights] étaient la seule équipe avec qui je voulais jouer si ce n’était pas pour être Ottawa. Les choses ont bien tourné, je suis heureux ici, mais beaucoup de choses d’Ottawa me manquent », a confié Stone au Droit, lui qui conserve une résidence dans la capitale jusqu’à nouvel ordre.

Alors que les Sénateurs sont en reconstruction après la destruction des deux dernières années, Stone aurait pu être un pilier de celle-ci vu qu’il n’a que 27 ans et au sommet de son art, lui qui a déjà cinq buts et 10 points en sept matches cette saison.

« L’argent n’était pas si important que ça. Il y avait certaines choses que je voulais qu’Ottawa ne pouvait m’offrir. Je voulais savoir où je serais pour les huit prochaines années, que ce soit dans une reconstruction ou pour être dans une course au championnat. Je voulais gagner et contribuer à un club gagnant alors que je suis dans le prime de ma carrière », a-t-il ajouté à ce sujet, disant que le titre de capitaine n’aurait pas fait pencher la balance s’il lui avait été offert à Ottawa.

Proche de Tkachuk, qui a habité chez lui l’an dernier, ainsi que de White et de Thomas Chabot, Stone se réjouit de voir que les Sénateurs ont offert de lucratives prolongations de contrat à ces joueurs dès leur sortie de contrat d’entrée.

« J’aimais bien des choses qui se faisaient à Ottawa. Les jeunes joueurs vont être excellents. Ils sont de bonnes personnes et c’est le fun d’être avec eux. J’ai eu du plaisir lors de mes quatre premiers mois de la saison avec eux. Les gens ne le croiront peut-être pas, mais c’était amusant d’aller à l’aréna même si on en arrachait. Je n’ai aucun doute que ces gars-là vont avoir du succès personnellement, et en tant qu’équipe. S’ils peuvent grandir ensemble, ils vont avoir un excellent club », estime-t-il, ayant encerclé la date du 16 janvier 2020 quand il fera son retour au Centre Canadian Tire.

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«Ça arrive...»

Mark Stone s’est réchauffé pour la visite des Sénateurs en faisant quelque chose qu’il fait rarement depuis qu’il est dans la LNH : lâcher les gants.

Mark Stone s’est réchauffé pour la visite des Sénateurs en faisant quelque chose qu’il fait rarement depuis qu’il est dans la LNH : lâcher les gants.

Le joueur originaire de Winnipeg s’est battu pour la troisième fois seulement de sa carrière, la deuxième avec les Knights, quand le défenseur étoile des Predators Roman Josi a eu la mauvaise idée de s’en prendre à lui. Il lui a passé le K.O. d’un seul coup de poing.

«Je l’ai atteint accidentellement avec un bâton élevé, il n’a pas aimé ça et il m’a donné un double-échec auquel j’ai répliqué, et on s’est battu, c’est tout. J’en ai eu de bons et de mauvais [des combats], et là, c’est juste arrivé comme ça», a relaté Stone le lendemain matin.

Son patron Gerard Gallant n’a pas trop apprécié.

«Non, je n’aime pas voir ça en raison du risque de blessure. Mais les gars sont des compétiteurs et ça va arriver dans un match. On ne se bat pas beaucoup ici, je pense que ça nous fait 22 batailles en un peu plus de deux saisons. Mais ça va arriver à l’occasion que les fils se touchent», a-t-il dit.

«Il a montré à tout le monde qu’il ne faut pas le chercher», a blagué son centre Paul Stastny, de son côté. Avec Ottawa, Stone s’était battu une seule fois, en décembre 2016 contre Jimmy Vesey, des Rangers.