Mike Hoffman a marqué le but de la victoire sur des passes de Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt, mardi soir à St. Louis.

Stone et Hoffman se chargent des Blues

Cette fois, les Sénateurs d'Ottawa n'ont pas eu besoin de prolongation pour gagner au Scottrade Center de St. Louis.
Sous l'arche de la ville du Missouri, ils ont bien amorcé un voyage de trois parties en prenant la mesure des Blues de l'endroit 6-4 devant 18 922 amateurs.
C'était une quatrième victoire de suite pour la troupe ottavienne à cet endroit, les trois précédentes ayant nécessité de la prolongation ou des tirs de barrage.
Les Sénateurs (23-15-4) ont échappé une avance de 3-1, mais après le but égalisateur d'Alex Steen en avantage numérique dès le début du troisième tiers, Mark Stone a marqué sans aide en profitant du revirement de Jaden Schwartz à peine 70 secondes plus tard, une avance qu'ils ont ensuite réussi à protéger, Mike Hoffman y allant de son deuxième du match sur une superbe passe de Jean-Gabriel Pageau pour donner un meilleur coussin aux visiteurs.
« On a mis de la pression sur eux immédiatement après qu'ils aient compté et quand tu mets de la pression sur un club, ça va arriver. J'ai été un peu chanceux, la rondelle est revenue à moi. Et auparavant, j'avais reçu un tir à un mauvais endroit. Je me suis relevé et la rondelle était là », a dit Stone, qui a ajouté un but d'assurance dans un filet désert en fin de match.
Une poussée de deux buts en deuxième période semblait avoir lancé les visiteurs sur la bonne voie, Hoffman faisant d'abord mouche en avantage numérique quand les dieux du hockey lui ont souri, le tir de Kyle Turris qui a été bloqué aboutissant directement sur sa palette avec une cage béante devant lui. Bobby Ryan a enchaîné 85 secondes plus tard en poussant au fond du filet une rondelle que le gardien Carter Hutton pensait avoir immobilisée près du poteau. Pour Ryan, il s'agissait d'un 18e but en carrière contre les Blues, en 25 parties.
À la dernière minute de l'engagement, St. Louis a cependant profité d'un moment d'inattention du gardien Mike Condon pour réduire l'écart à un but grâce au tir papillon de la pointe de Kevin Shattenkirk. C'était à 46 secondes de la fin de l'engagement et à 1:35 du début de la troisième, Steen a créé l'égalité.
Condon, qui a concédé un dernier but en fin de match à Patrik Berglund, a fait face à 22 tirs en tout, contre 24 pour son vis-à-vis Hutton.
Les deux équipes s'étaient échangés des buts au premier tiers, Jean-Gabriel Pageau ouvrant la marque quand il a profité d'une belle incursion d'Erik Karlsson en territoire adverse dès la quatrième minute alors que Paul Stastny a répliqué en faisant dévier un tir de la pointe de Jay Bouwmeester à mi-chemin de l'engagement.
Les Blues n'avaient pas perdu en temps réglementaire contre les Sénateurs à leurs huit derniers matches (4-0-4).
« C'est une grosse victoire pour nous au début de ce voyage. Sur mon premier but, j'ai profité d'un bond favorable, je me tiens toujours à cet endroit et la rondelle est arrivée à moi avec un filet ouvert, le gardien et le défenseur ne pouvaient rien faire. Un but en avantage numérique, c'est toujours bon pour le momentum, même si on l'a perdu plus tard », estimait Hoffman.
La victoire permettait aux Sénateurs de garder le rythme avec les Maple Leafs de Toronto, qui ont défait Buffalo 4-3 pour s'approcher comme eux à un seul point des Bruins de Boston et du deuxième rang dans la division Atlantique, les deux clubs ayant cinq parties de plus à jouer.
« C'est un gars contre un gros club qui joue toujours bien à la maison. Quand tu leur alloues moins de 25 tirs, tu fais de bonnes choses. On a demandé à nos joueurs d'aller au filet et de payer le prix et c'est ce qu'ils ont fait. On a un but en avantage numérique et nous sommes quatre en neuf, donc 45 %, à nos quatre derniers matches, donc il y a beaucoup de positif », analysait l'entraîneur-chef Guy Boucher.
Immédiatement après la rencontre, les Sénateurs ont pris le chemin de Columbus, où ils se mesureront aux surprenants Blue Jackets jeudi soir.
Yakupov sur les traces de Daigle ?
Nail Yakupov (centre) n'a pas joué à la hauteur des attentes à son arrivée dans la LNH.
Il y a 19 ans mardi, les Sénateurs échangeaient Alexandre Daigle aux Flyers de Philadelphie contre Vaclav Prospal, Pat Falloon et un choix de deuxième ronde au repêchage utilisé pour sélectionner Chris Bala.
Premier choix du repêchage de 1993, Daigle n'aura pas réussi à relancer sa carrière avec cet échange et il est aujourd'hui considéré comme un des pires premiers choix au total dans l'histoire de la LNH.
Un joueur qui pourrait lui usurper ce titre peu enviable est Nail Yakupov, la première sélection de 2012 que les Oilers d'Edmonton ont refilé aux Blues en début de saison contre un espoir, l'attaquant Zach Pochiro, et un choix de repêchage conditionnel (un troisième choix qui deviendra un deuxième si Yakupov compte 15 buts).
L'ancien du Sting de Sarnia n'a que trois buts et six points à sa fiche en 26 parties, ayant été laissé de côté 18 fois par Ken Hitchcock, mais l'entraîneur des Blues lui donne une nouvelle chance de se faire valoir depuis quelques parties alors qu'il joue en compagnie de Jori Lehtera et l'excellent Vladimir Tarasenko.
« Je vois du bon potentiel, "Yak" s'est calmé sur la glace, il est un meilleur joueur à cause de ça. Il est bien meilleur défensivement. Il a l'air d'un bon joueur maintenant, c'est bon signe pour nous et un très bon signe pour lui », a-t-il dit.
« J'aime ça ici, l'équipe est bonne et les gars m'ont bien accepté. J'ai eu mes bons et mes mauvais jours, mais en général, c'est bien d'être au haut du classement... J'avais de la pression (à Edmonton), mais ça fait longtemps et je n'en ai plus maintenant. J'essaie de travailler fort chaque jour et juste jouer sans penser au passé. J'essaie de me battre et d'être un compétiteur, dans la vie comme au hockey », a confié Yakupov.