Les dossiers les plus pressants sont ceux de Cody Ceci et Mark Stone qui sont des joueurs autonomes avec compensation.

Stone et Ceci doivent attendre

Le dossier d’Erik Karlsson continue de monopoliser l’attention des amateurs dans la capitale et à travers la planète LNH.

Pendant qu’un peu tout le monde spécule à savoir quel genre d’échange les Sénateurs d’Ottawa pourraient conclure pour mettre fin au règne de «King Karl», comme ses coéquipiers le surnomment, et surtout quelle sera sa destination si une transaction est conclue dès cet été alors qu’il aurait refusé l’offre de prolongation de contrat soumise par l’équipe, le d.g. Pierre Dorion a d’autres dossiers sur son bureau qui attendent.

Les plus pressants sont évidemment ceux du meilleur attaquant de l’équipe, Mark Stone, et du défenseur Cody Ceci, qui sont des joueurs autonomes avec compensation.

Les deux sont dans le même bateau, ayant jusqu’à la fin de l’après-midi jeudi pour indiquer leur intention de porter leur cause en arbitrage salarial. S’ils se rendent jusqu’à un tel processus, Stone pourrait obtenir un contrat d’un an qui lui permettrait ensuite d’obtenir son autonomie complète le 1er juillet 2019, alors que Ceci demeure sous le contrôle de l’équipe pour encore deux ans (autonomie complète à l’été 2020).

Stone a vu son dernier contrat de trois ans, à un salaire moyen de 3,5 millions $ par an, arriver à échéance à la fin juin. Son salaire réel l’an dernier était de 4,5 millions, et après une campagne où il a amassé 62 points (dont 20 buts) en seulement 58 matches malgré quelques blessures, il pourrait obtenir un salaire d’environ 6 M $ d’un arbitre, et ça prendra probablement plus que ça en moyenne pour qu’il accepte une entente à long terme.

Dans l’éventualité de plus en plus probable d’un départ de Karlsson, qui serait convoité principalement par Vegas, Dallas et Tampa Bay selon les rumeurs qui courent, Stone serait probablement le prochain capitaine des Sénateurs, ses entraîneurs lui ayant demandé d’imposer son leadership lors des récentes campagnes. L’entraîneur-chef Guy Boucher avait notamment déplacé son casier en plein centre du vestiaire pour que sa voix se fasse entendre plus facilement.

Stone a dit à la fin de la campagne qu’un départ de Karlsson n’affecterait pas la décision qu’il prendrait quant à son avenir à long terme avec l’équipe qui l’a repêché en sixième ronde en 2010.

«On va voir ce qui va arriver avec lui (Karlsson) cet été, il est notre meilleur joueur et tu veux l’avoir dans l’alignement chaque soir. Ça ne changera rien pour moi (s’il quitte), je veux être ici, j’ai dit que je veux l’être. Mais tout le monde veut gagner et savoir que le club va dans la bonne direction, et l’équipe semble avoir des joueurs qui vont venir nous aider», avait-il déclaré lorsque les joueurs ont vidé leur casier en avril.

Ceci est un ami de longue date de Stone et comme il est originaire de la région (Orléans), il souhaite lui aussi demeurer avec le club qui l’a repêché en première ronde en 2012, même s’il est le mal-aimé de plusieurs partisans fervents des statistiques avancées.

L’arrière qui a récolté 5 buts et 14 passes pour 19 points en 82 matches la saison dernière, avec un différentiel de moins-27, vient de terminer la deuxième année d’un contrat de deux ans pour 5,6 M $ au total (2,25 M $ la première année, 3,35 M $ l’an dernier, pour une moyenne de 2,8 M $).

La dernière fois qu’il a été croisé, au tournoi de golf de son coéquipier gatinois Jean-Gabriel Pageau, il ne s’inquiétait pas de voir que les négociations avec son agent, J.P. Barry, n’était pas encore sur les rails. «Tout le monde a comme objectif de signer un contrat à long terme, c’est ce que je vise», a-t-il réitéré.

Il y a aussi le cas de Matt Duchene que Dorion devra éventuellement placer sur le rond de poële d’en avant de son four, alors que le centre acquis à gros prix de l’Avalanche du Colorado dans l’échange qui a envoyé Kyle Turris à Nashville est dans la même situation que Karlsson, avec un contrat (pour un salaire moyen de 6 M $) qui arrive à échéance dans un an, donc éligible à une prolongation depuis dimanche dernier.

Bernard-Docker au camp d’Équipe Canada junior

Le deuxième choix de première ronde des Sénateurs au dernier repêchage, le défenseur Jacob Bernard-Docker (26e choix au total), se retrouve sur la liste des 40 invités au camp estival de l’équipe nationale junior du Canada, qui aura lieu à Kamloops, en Colombie-Britannique, du 28 juillet au 4 août.

L’arrière qui a joué à Okotoks, dans la Ligue junior A de l’Alberta, la saison dernière, et qui s’en va à l’université du North Dakota en septembre, sera accompagné d’un autre espoir des Sénateurs, l’attaquant Alex Formenton. Ce dernier est un des trois vétérans de l’équipe qui a remporté le Championnat mondial junior de 2018 en janvier dernier à Buffalo.

À noter également que le défenseur des 67’s d’Ottawa Kevin Bahl, un choix de deuxième ronde des Coyotes de l’Arizona le mois dernier à Dallas, est également du groupe de 12 défenseurs qui se rapporteront à l’entraîneur-chef Tim Hunter. Choix de première ronde d’Ottawa l’an dernier, le centre Shane Bowers, de Boston University, y sera également, lui qui a fait partie de l’échange à trois équipes qui a amené Matt Duchene à Ottawa.

Le prochain Championnat mondial de hockey junior aura lieu à Vancouver et Victoria, en Colombie-Britannique, à la fin décembre 2018, début janvier 2019.