Le meilleur compteur Mark Stone n’aura pas l’occasion de faire le plein de vitamine C comme ses coéquipiers.

Stone au rancart à nouveau

FORT LAUDERDALE — Les Sénateurs d’Ottawa ont pris le chemin de la Floride dimanche pour un court séjour sous le soleil, mais leur meilleur compteur Mark Stone n’aura pas l’occasion de faire le plein de vitamine C comme ses coéquipiers.

L’ailier droit qui faisait bien aux côtés de Jean-Gabriel Pageau a non seulement vu sa séquence de 10 parties avec au moins un point prendre fin vendredi lors du revers de 2-1 contre les Flames de Calgary, mais il a aussi été blessé à une jambe lorsque mis en échec par Michael Ferland en troisième période.

« Il est blessé et on ne sait pas quelle est la gravité de sa blessure. Il va subir des tests (dimanche). On va voir ce qui va arriver. Il ne sera pas du voyage. Ça pourrait être pour une courte durée, ça pourrait être un peu plus long et ça pourrait aussi être très long », a indiqué l’entraîneur-chef Guy Boucher après l’entraînement des siens dimanche au Centre Canadian Tire.

« Il s’est blessé lorsqu’il a été frappé, pas en bloquant un tir après coup », a ajouté Boucher.

L’absence de Stone, qui a 20 buts et 62 points, est évidemment un gros coup pour les Sénateurs, mais comme ils ne font que jouer du « hockey gratuit », comme l’a dit leur ancien défenseur Marc Méthot la semaine dernière, ce n’est pas trop grave. Finir plus bas au classement voudrait seulement dire qu’ils obtiendraient de meilleurs chances à la loterie pour les trois premiers choix au repêchage de juin prochain à Dallas.

Il a déjà raté neuf parties cette saison, à la fin janvier et au début février, en raison d’une blessure à un genou.

En son absence, Boucher a laissé entendre qu’il demandera au vétéran Marian Gaborik de prendre sa place aux côtés de Pageau et de Bobby Ryan sur le deuxième trio des siens, alors que Jim O’Brien, laissé de côté lors du dernier match contre Calgary, reprendra sa place au centre du quatrième trio alors que Tom Pyatt retournera à l’aile sur la troisième ligne avec Zack Smith et Magnus Paajarvi.

Acquis des Kings dans l’échange qui a envoyé Dion Phaneuf à Los Angeles, Gaborik n’a qu’un but et une passe en 10 parties avec Ottawa, ses deux points ayant été obtenus lors de son premier match avec l’équipe, le 15 février dernier contre Buffalo. Depuis, il a été fort discret, ratant deux parties parce qu’il était « amoché » au début du dernier voyage du club, à Washington et Las Vegas.

« J’ai connu un bon départ, mais je n’ai pas produit beaucoup depuis, c’est évident, a raconté Gaborik dimanche. J’essaie de jouer du mieux que je le peux dans les situations où on me place. Je mets de la pression sur moi-même et il faut que je joue 60 minutes au sein d’une jeune équipe. J’ai eu des chances de compter lors des derniers matches, mais je n’ai pas réussi à capitaliser. Il faut que j’aille plus souvent dans les zones payantes. »

Le vétéran qui a eu 36 ans le mois dernier ne pense pas trop à ce que l’avenir lui réserve, alors que les Sénateurs vont se servir de la fin de saison pour déterminer s’ils devraient racheter les xx dernières années d’un contrat qui lui rapporte 4,x millions $ (US) par an.

« Je ne sais pas, je prends ça un match à la fois et on verra ce qui va arriver. Je ne sais pas ce que la direction va faire l’été prochain. Cette équipe a eu du succès par le passé, elle a de bons joueurs. Mais il y a des points d’interrogation pour l’avenir. Comment les dirigeants vont-ils composer avec “Karl” (Erik Karlsson), notamnent. Ça va déterminer bien des choses quant à ce qui va arriver avec cette équipe », estime-t-il.

MACARTHUR A MANQUÉ AUX SÉNATEURS

Lors de ce passage en Floride, il ne serait pas surprenant que Clarke MacArthur vienne saluer ses anciens coéquipiers, lui qui a passé l’hiver en Floride alors qu’il n’a pas passé son examen médical en se rapportant aux Sénateurs en septembre dernier lors du camp d’entraînement. 

«Il nous a manqué cette saison, c’est évident, a souligné l’attaquant Zack Smith dimanche. Il était un gros morceau de cette équipe, un leader qui était très drôle dans le vestiaire, vous (les médias) le savez autant que nous. Même quand il ne jouait pas (en raison de ses commotions cérébrales à répétition), il avait un impact parce qu’il avait de bonnes observations. Et quand il jouait, il était capable de générer de l’attaque. On n’a pas marqué autant de buts qu’on le voudrait cette année et il aurait pu avoir son mot à dire là-dessus, il avait le don de compter des gros buts également. Je ne veux pas parler pour lui, mais j’imagine que pour un gars qui ne peut plus jouer en raison de blessures à la tête, ça doit être difficile la première année, comme pour un gars qui prend sa retraite.»