Mark Stone est le deuxième meilleur compteur des Sénateurs avec 48 points.

Stone assure qu'il n'est pas ralenti par les blessures

Mark Stone n'est décidément pas au sommet de sa forme.
On savait pour la blessure au « haut du corps ». Une blessure au cou, plus précisément, subie le 19 février dernier dans un match contre les Jets de Winnipeg.
Tard samedi soir, après avoir vu son club triompher 3-2 face aux Blue Jackets de Columbus, l'entraîneur-chef Guy Boucher nous a également révélé que son meilleur attaquant souffre d'une blessure au « bas du corps ».
« Il joue sur une seule jambe depuis quelques parties », a-t-il répété à quelques reprises durant son point de presse d'après-match.
Nous avons vérifié auprès du principal intéressé. C'est bien vrai.
« C'est juste un claquage, intervient-il toutefois avec empressement. Ce n'est rien de grave. C'est un peu frustrant, mais ça ne me ralentit pas vraiment. »
Les fans qui étaient au Centre Canadian Tire ce week-end peuvent témoigner en sa faveur. Il n'avait pas trop l'air indisposé quand il a usé de vitesse et de créativité pour déborder un défenseur, avant de préparer le but le plus spectaculaire de la soirée.
Dans le vestiaire des Sénateurs, après la partie, c'était le sujet de conversation numéro un.
« Vous me dites que Karl a marqué un but spectaculaire. Soyons francs. Sur la séquence, Stoner s'est tapé tout le travail. L'autre n'a eu qu'à pousser la rondelle dans le filet. J'aurais moi-même réussi à marquer ce but si j'avais capté cette magnifique passe », a lancé Viktor Stalberg, moqueur.
« En effet. Il aurait marqué. C'était un tir au ras la glace, parfait pour un gars comme lui qui a du mal à lever la rondelle dans la partie supérieure du filet », a rétorqué Erik Karlsson avec la vitesse de l'éclair.
Et toc !
Tout cela nous prouve deux choses : Stalberg, d'abord, possède un bon sens de l'auto-dérision. Le plombier suédois, ensuite, a démontré qu'il n'a pas trop de mal à s'intégrer. Il fait déjà sa place, avec humour, dans son nouveau vestiaire.
Vers pyeongchang?
Revenons à Stone. Le jeune leader de 24 ans a raté seulement deux parties après avoir subi sa blessure au cou. Il était revenu au jeu avec empressement, mais il avait été blanchi dans les trois rencontres qui avaient suivi.
Il avait grand besoin de recommencer à noircir la feuille de pointage. À Ottawa, il a une réputation à maintenir. Il doit être plus productif en deuxième moitié de saison.
Sa réputation de joueur des grandes occasions se répand lentement, mais sûrement.
Mercredi dernier, alors qu'ils attendaient avec impatience que des transactions soient conclues, les experts du réseau TSN ont dévoilé leur équipe canadienne de rêve en prévision des Jeux olympiques de Pyeongchang.
Stone en faisait partie.
« Vous croyez que les gens commencent à me remarquer ? C'est une question de perception. Mon trio affronte presque toujours les meilleurs défenseurs adverses. Les entraîneurs des autres équipes ont l'air de réaliser que nous sommes dangereux. »
« Je vous dis ça, mais en même temps, je comprends que les Jeux sont encore bien loin. J'ai intérêt à travailler fort pour continuer de m'améliorer si je veux y aller. »
Parce que Stone, comme des quantités d'autres joueurs, veut vivre l'expérience olympique.
« Je suis allé au Championnat mondial. Nous avons gagné la médaille d'or. C'est clair que j'y pense. Mais il reste beaucoup de hockey à jouer d'ici là. »
Viktor Stalberg soulève le quatrième trio
Avant que Viktor Stalberg touche la cible samedi, le quatrième trio des Sénateurs n'avaient pas marqué depuis le 9 février.
Quand Viktor Stalberg a marqué le premier but des Sénateurs, samedi soir, il a mis fin à une longue disette du quatrième trio.
Les attaquants de soutien de l'équipe n'avaient pas marqué depuis le 9 février. Et encore. Ce soir-là, contre les Stars de Dallas, les officiels mineurs ont donné un but à Chris Kelly, alors qu'il n'avait même pas lancé. Le vétéran ailier tchèque des Stars, Jiri Hudler, avait lui-même poussé la rondelle dans une cage ouverte.
«Depuis mon arrivée, je trouve que nous jouons du bon hockey, défensivement parlant. Nos adversaires n'obtiennent pas des tonnes de chances de marquer de qualité à nos dépens», constate le robuste ailier suédois.
«Je crois que nous formons une équipe bâtie pour les séries», ajoute-t-il.
Les équipes qui connaissent du succès en séries misent plus souvent qu'autrement sur un quatrième trio capable de contribuer à l'attaque...
«Marquer des buts, c'est bon pour la confiance, juge-t-il. Je ne suis pas ici pour être un grand marqueur, mais je sais que nous pouvons donner un coup de pouce. Depuis deux matches, Tommy Wingels, Chris Kelly et moi trouvons des moyens de garder la rondelle dans le territoire adverse. Ça nous permet de gagner du momentum