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Derek Stepan voit d’un bon œil l’opportunité de relancer sa carrière en jouant un rôle plus offensif avec les Sénateurs d'Ottawa.
Derek Stepan voit d’un bon œil l’opportunité de relancer sa carrière en jouant un rôle plus offensif avec les Sénateurs d'Ottawa.

Stepan heureux d'enseigner aux jeunes des Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Une visioconférence n’est pas nécessairement le meilleur moyen de juger de l’humeur d’un joueur après qu’il ait été échangé aux Sénateurs d’Ottawa, mais dans le cas de Derek Stepan, ça crevait l’écran qu’il était heureux de quitter l’Arizona.

Et ce, même si son épouse enceinte devrait accoucher d’un troisième enfant dans les prochains jours, au milieu d’une pandémie mondiale.

« Il y a un obstacle à franchir au niveau familial avec le bébé dont on attend la venue au début janvier. Une fois qu’il sera arrivé, je vais me rapporter aux Sénateurs dès que possible, a-t-il lancé d’entrée de jeu lundi. Je suis prêt et je suis super “pompé”. Il y a évidemment ce hoquet à passer (la naissance), mais côté hockey, je suis aussi motivé que je peux l’être. »

Acquis samedi soir en retour d’un choix de deuxième ronde, le centre de 30 ans voit d’un bon œil l’opportunité de relancer sa carrière en jouant un rôle plus offensif alors qu’il écoulera la dernière année de son contrat de 6,5 M$ sous le plafond salarial (Ottawa n’aura à lui verser que 2 M$ en salaire en 2021, au pro rata de la saison de 56 matches).

« Je regarde l’alignement, j’ai parlé à l’entraîneur ainsi qu’à quelques-uns des jeunes joueurs déjà. J’aime vraiment l’idée de jouer dans un groupe plus jeune, j’aime pouvoir leur enseigner et je pense que je suis prêt à redevenir aussi productif que je l’ai été pour la majorité de ma carrière. Je me sentais bien dans la bulle, je pense que j’ai joué du bon hockey contre Nashville et le Colorado », a-t-il souligné.

Derek Stepan dans l'uniforme des Coyotes de l'Arizona

Un compteur de plus de 50 points lors de cinq saisons consécutives, incluant sa première avec les Coyotes, Stepan a vu sa production chuter à 35 et 28 points (15 et 10 buts, respectivement) lors des deux dernières campagnes.

« C’est un grand moment dans ma carrière. Quand la pandémie a commencé et que nous avons arrêté, je me suis dit que je devais apporter des ajustements à mon jeu. Dans la bulle, j’ai été plus productif (un but, quatre passes en neuf matches) et j’ai retrouvé quelque chose en moi. Avoir une nouvelle équipe, un nouvel entraîneur et un nouveau numéro, tout ça devrait créer une étincelle chez moi. Je suis super excité, même si je suis dans une position étrange présentement. J’ai hâte de recommencer à jouer comme j’en suis capable », a-t-il indiqué.

Ayant porté le numéro 21 pendant toute sa carrière dans la LNH et dans les rangs universitaires, il n’a pas exigé que la recrue Logan Brown lui cède celui-ci, préférant reprendre le 15 (ancien numéro de Zack Smith) qu’il avait porté dans les rangs bantam. « Je ne suis pas ici pour froisser qui que ce soit, je veux aider et il (Brown) va mieux paraître que moi dans le 21 », a-t-il blagué.

Stepan a laissé entendre qu’il a eu une courte conversation avec l’entraîneur-chef D.J. Smith, qui lui a donné une idée des joueurs qui pourraient se retrouver sur ses ailes, possiblement Brady Tkachuk ou Tim Stützle à gauche, et Evgenii Dadonov ou Drake Batherson à droite. « Il sait qu’il y a beaucoup de jeune talent et D.J. va essayer de trouver un poste pour que je puisse les aider. Je ne sais pas s’il voudrait que je révèle qui (il a en tête), il m’a donné des indices, mais je vais le laisser en faire l’annonce, je ne veux pas ruiner son plaisir », a-t-il dit.

L’ancien Ranger a dit que cet échange, dont il a entendu parler en tant que rumeur mercredi dernier, était un tourbillon encore plus intense que celui qui l’a envoyé des Rangers aux Coyotes à l’été 2017, après la défaite des New-yorkais contre Ottawa en deuxième ronde des séries. Il ne savait pas qu’il ne restait qu’un joueur (Colin White, qui n’avait joué qu’un match en séries) de cette édition des Sénateurs, « mais plusieurs clubs ont fait des gros changements depuis que je suis parti de New York... Ça semble faire partie du processus dans la LNH, si tu vas loin une année, tu as une autre chance et si ça ne fonctionne pas, les clubs font des changements », a-t-il ajouté.