Le capitaine des Sénateurs, Jason Spezza, avait la mine basse, samedi, après un but des Rangers. Le centre affiche maintenant un différentiel de moins-17.

Spezza apprivoise un rôle plus défensif

Les revirements coûteux ont été l'affaire d'Erik Karlsson et Chris Phillips samedi, pas de Jason Spezza.
Critiqué au fil des années pour ses passes à l'aveuglette qui pouvaient parfois être coûteuses, il était ironique que le capitaine des Sénateurs ait vu un autre «moins» être ajouté à sa fiche quand une gaffe de Phillips en fin de match a permis à Mats Zuccarello de s'échapper et de marquer le but d'assurance du gain de 4-1 des Rangers de New York, les visiteurs au Centre Canadian Tire.
Le différentiel de Spezza cette saison se chiffre maintenant à un affreux moins-17, deuxième pire de son club (Milan Michalek est le pire à moins-19), ce qui illustre la saison décevante qu'il connaît, lui qui n'est que le cinquième meilleur compteur de son club avec 32 points, dont 12 buts, en 44 parties.
Un rôle plus défensif
Depuis qu'il est revenu d'une blessure à une hanche il y a une dizaine de jours, Spezza a été limité à un but et une passe, alors que son différentiel est de moins-3 en jouant avec ses nouveaux compagnons de trio Colin Greening et Mark Stone.
«Je ne joue pas un rôle aussi offensif que par le passé, mais j'essaie de nous aider à gagner des matches, ce qu'on a fait récemment. Je m'attends quand même à obtenir des points à tous les soirs, ce qui n'arrive pas. Mais je pense que je joue du bon hockey en essayant de faire ce qui est le mieux pour l'équipe présentement», racontait-il hier, pendant que ses coéquipiers tenaient un entraînement hors glace.
Concernant sa fiche de plus et moins, il a ajouté que «c'est une statistique frustrante, j'ai déjà eu des saisons de plus-20 et là, on dirait que quand quelque chose de désastreux se passe, je suis sur la glace. Mais j'ai assez de maturité comme joueur pour savoir que parfois, des choses se produisent. J'aimerais évidemment mieux être sur la patinoire pour plus de buts pour que contre et pour ça, il faudrait qu'on compte quelques buts. Mais je m'inquiète moins de mon différentiel que de nous aider à gagner des parties.»
Son entraîneur-chef Paul MacLean n'a rien à redire sur le jeu de son capitaine, en tout cas.
«Parfois, comme samedi, il est une victime. Ce n'est pas toujours le cas, mais le côté offensif vient compenser pour des gars comme lui. Il a eu une bonne chance (contre les Rangers), Stone en a eu plusieurs contre Montréal (jeudi) sans que ça rentre. Quand la rondelle va aller dans le filet pour eux, ça va se tasser. En attendant, je suis satisfait du jeu de Jason sur les 200 pieds de la patinoire, c'est de mieux en mieux. Il faut encore que ça s'améliore, mais quand il va avoir traversé ce tunnel, son offensive va revenir», estime-t-il.
Lors du match de samedi après-midi contre les Rangers, le seul marqueur des Sénateurs a été le défenseur Marc Méthot, qui a égalé sa meilleure production en carrière avec son quatrième but de la saison. Brad Richards, Rick Nash, Derek Stepan et Zuccarello ont compté les buts des visiteurs, les deux derniers profitant des revirements de Karlsson et Phillips, respectivement.
«Peut-être qu'il y a eu un problème de communication, peut-être pas, a dit Karlsson après le match. Nous avons juste fait trop de gaffes avec la rondelle, on ne faisait pas de jeux de qualité pour garder le contrôle de la rondelle dans la zone neutre, puis il n'y avait pas de circulation devant leur filet quand on obtenait des tirs.»
Le gardien des Rangers Cam Talbot a effectué 29 arrêts, alors que Craig Anderson a fait face à 31 tirs. Ottawa (21-19-9) continuait ainsi à éprouver des difficultés lors des parties présentées en après-midi, sa fiche dans ces situations étant de 1-4-2.
mbrassard@ledroit.com