Marc Crawford voit le même genre de détermination chez les Sénateurs que l'Avalanche avait au printemps 1996.

Souvenirs de l'Avalanche de 1996

DENVER - De retour dans la ville où il a remporté la coupe Stanley il y a 21 ans, Marc Crawford était capable vendredi de dresser quelques parallèles entre l'édition 1995-1996 de l'Avalanche du Colorado et les Sénateurs d'Ottawa de cette année.
Le bras droit de Guy Boucher avait conduit une formation menée par des étoiles comme Patrick Roy, Joe Sakic, Peter Forsberg et Adam Foote à un championnat dès sa première année à Denver après le déménagement des Nordiques de Québec, balayant les Panthers de la Floride du DG Bryan Murray 4-0 en finale.
« Quand je reviens ici, je pense toujours à tous les grands joueurs qui nous ont aidés à gagner cette année-là. C'est tellement difficile de gagner la coupe Stanley. Nous avions beaucoup de grands joueurs, les Roy, Sakic, Forsberg, Foote, (Valeri) Kamensky. En fin de compte, ce sont les joueurs qui font la plus grande différence. Joe Sakic avait compté de gros buts pour nous en séries, il en avait compté 18, et seulement un en finale, le but gagnant du troisième match, sinon il aurait égalé ou battu le record de 19 de Reggie Leach. Notre gardien (Roy) a volé des matches pour nous aussi, il s'est tenu sur la tête dans la série contre Detroit, un club qui avait plus de 130 points de classement, et ça, c'était avant les points d'extra (pour les gains en prolongation/fusillade) », s'est-il rappelé.
Au lendemain d'un gain de 3-2 arraché en Arizona, l'entraîneur associé voyait le même genre de détermination chez les Sénateurs que l'Avalanche avait au printemps 1996.
« Je dois donner beaucoup de crédit à nos joueurs ici, nous ne sommes pas toujours parfaits, mais ils suivent les instructions et ils trouvent un moyen de gagner, un peu comme ce club champion de l'Avalanche. Tu as besoin que différents joueurs ressortent lors de différents soirs. Parfois, ça va être tes joueurs qui peuvent dominer un match, comme Erik Karlsson hier soir, mais d'autres fois, ça va être le travail de tes gars de troisième ou quatrième lignes, les (Chris) Kelly, (Tommy) Wingels, (Viktor) Stalberg, (Jean-Gabriel) Pageau, qui va faire la différence, avec le travail des défenseurs, qui bloquent beaucoup de lancers et font beaucoup de bonnes choses pour nous aider à gagner », note-t-il.
Défensive, un élément clé
Crawford a élaboré sur ce dernier point : « La similitude est que nous avions un très bon club en défensive, mais les gens ne donnaient pas assez de crédit à l'Avalanche. Tu gagnes vraiment grâce à la défensive. C'est bien d'avoir une défensive qui peut relancer l'attaque rapidement dans la LNH de nos jours, cependant. On n'échange pas autant de descentes que lorsque j'ai commencé dans la LNH », a-t-il souligné.
Son club de l'Avalanche n'avait pas un Erik Karlsson comme quart-arrière, s'est-il fait rappeler. « Non, nous avions Sandis Ozolinsh qui était comme Erik offensivement, mais qui ne se compare pas à lui du tout défensivement. Erik aime se porter en attaque, mais sa lecture du jeu défensif est excellente. Il brise tellement de jeux de façon subtile, par son positionnement... Il est une supervedette autant défensivement qu'offensivement. Il a été magnifique pour nous cette saison, et son partenaire 'Meth, (Marc Méthot) est à l'aise avec lui, il le comprend très bien. Notre groupe de défenseurs a grandi énormément, avec l'émergence de (Mark) Borowiecki, (Chris) Wideman joue très bien, Cody Ceci a été excellent à relever les défis chaque soir. Et Dion (Phaneuf) a connu une renaissance avec nous, son tir est meilleur que l'an passé et le jeu de puissance avec lui et Erik s'en vient bien », estime-t-il.
Alors que ses Sénateurs se dirigent vers une participation aux séries, l'Avalanche en arrache cette saison, sous la direction du DG Joe Sakic, qui a perdu l'entraîneur-chef Patrick Roy en août dernier quand il a démissionné. «J'ai été surpris par ça, mais Patrick a toujours fonctionné au rythme d'un batteur différent des autres. Quand il jouait pour moi, il tenait à ce que les défenseurs devant lui jouent d'une certaine façon, et il ne se gênait pas pour leur dire si ça n'était pas à son goût. Ici, Craig (Anderson) est un peu plus tranquille, même s'il est un gardien avec un style vieux jeu», a ajouté Marc Crawford.
Les Sénateurs en bref
Varone rappelé
Étant donné que Mark Stone n'a pas terminé le match de jeudi en Arizona, ayant aggravé un claquage qui l'incommodait depuis déjà quelques jours, et que Kyle Turris représente toujours un cas douteux, les Sénateurs ont rappelé l'attaquant Phil Varone de leur club-école de Binghamton vendredi par mesure de précaution. Meilleur compteur des Senators avec 43 points, dont 13 buts, le petit attaquant qui avait commencé la saison dans la capitale a disputé six parties dans la LNH cette saison et il est toujours en quête d'un premier point. Comme les Sénateurs ont bénéficié d'une journée de congé vendredi, il est difficile de dire comment Guy Boucher va réorganiser ses trios en l'absence de Stone, mais Varone devrait se retrouver sur la quatrième ligne, en théorie.
Premier match de « DiDo »
Chris DiDomenico a dit après le match de jeudi à Glendale que disputer un premier match dans la LNH « a été un rêve devenu réalité, j'ai attendu longtemps pour ça », mais le rêve a failli tourner au cauchemar quand il a écopé de deux punitions en première période. « C'était un début un peu rough, mais j'ai pu rentrer dans le match après ça. Je me suis dit, 'Oh non, qu'est-ce qui va arriver après ça', mais j'ai été plus à l'aise par la suite », a raconté DiDomenico (surnommé « DiDo » par Guy Boucher) après ce match où il a joué 6:55 minutes, envoyant Alexandre Burrows sur une échappée où il a frappé le poteau en plus de créer de la circulation devant le filet de Mike Smith sur le but égalisateur d'Erik Karlsson en troisième période.
Anderson contre l'Avalanche
Il faut s'attendre à ce que Craig Anderson soit de retour devant le filet contre l'Avalanche, son ancien club, samedi soir lors de la conclusion de ce voyage. Le vétéran gardien connaît de bons moments depuis qu'il est revenu d'une pause de deux mois pour accompagner son épouse Nicholle dans ses traitements contre un cancer rare. Il a une fiche de 8-2 avec une moyenne de 1,80 et un taux d'efficacité de ,944 depuis son retour, ce qui lui a permis de se hisser au deuxième rang dans la LHH avec un taux d'efficacité de ,931 (sa moyenne de 2,24 est la sixième meilleure). Il a éprouvé certaines difficultés en carrière contre l'Avalanche, avec une moyenne de 4,36 et un taux d'efficacité de ,899 pour une fiche de 3-3-1.