Robin Lehner a été atroce dans la défaite, s'attirant les foudres de l'entraîneur Paul MacLean.

Soirée de cauchemar pour les Sénateurs

Quand un entraîneur engueule son gardien au beau milieu d'un match, devant des milliers de spectateurs et de téléspectateurs, c'est que ça va mal en diable.
C'est pourtant ce qui s'est produit, hier, au beau milieu d'une soirée cauchemardesque pour les Sénateurs d'Ottawa au Centre Canadian Tire.
En l'absence de Craig Anderson - au chevet de sa femme alors qu'elle s'apprêtait à donner naissance à leur deuxième enfant -, c'est Robin Lehner qui avait le filet au retour de la pause olympique.
Ce fut désastreux.
Il a passé seulement 25 minutes sur la glace. Quand les Red Wings de Détroit ont marqué leur sixième but - sur 15 tirs -, Paul MacLean en a eu assez. Il a rappelé le Suédois au banc.
Le mal était déjà fait. Les Sénateurs ont subi une défaite de 6-1.
MacLean a quand même jugé bon de rappeler à Lehner qu'à la suite de sa contre-performance, les Sénateurs avaient échapper un match qu'ils n'avaient pas le droit de perdre.
« Ce qui a été dit sur le banc restera entre le coach et moi », a répété Lehner à deux reprises devant les journalistes après la rencontre.
Durant sa conférence de presse d'après-match, un MacLean toujours furieux a poliment refusé d'en rajouter.
« Nous ne l'avons pas beaucoup aidé. Nous avons commis trop de revirements », a-t-il simplement répondu devant l'insistance de certains scribes.
Son équipe n'avait pas vraiment le droit de perdre cette partie.
Les Wings détiennent depuis un certain temps le dernier ticket pour les séries éliminatoires dans l'Association Est. Lorsque la pause olympique a débuté, ils devançaient les Sénateurs par un seul petit point au classement.
À l'assaut de l'ouest
Les nouveaux coéquipiers de Daniel Alfredsson viennent de gagner deux matches d'affilée. Juste comme ça, ils détiennent maintenant une avance de cinq points sur Ottawa.
Les Sénateurs vont tenter de réduire l'écart dans un des pires contextes possible. Ils entreprendront dans les prochaines heures leur traversée annuelle de l'ouest canadien.
En relève à Lehner, Andrew Hammond a été plus que correct. Il a stoppé tous les lancers dirigés vers lui. On ne pourrait pas en demander davantage à un gardien jamais repêché qui évoluait au sein d'un club marginal dans la NCAA l'an dernier.
Il a quand même travaillé dans un contexte où la pression était un peu moins forte.
Le mal était déjà fait.
Johan Franzen a connu une autre grosse soirée à Kanata.
Le vétéran qui a raté les Jeux olympiques en raison d'une commotion cérébrale a réussi un tour du chapeau.
Il ne s'agit même pas de son meilleur match en carrière dans la capitale canadienne. Le 2 février 2011, il avait marqué cinq buts aux dépens de Lehner et de Brian Elliott.
En carrière, contre les Sénateurs, il totalise 12 buts en neuf rencontres.
Riley Sheahan, Tomas Jurco et Tomas Tatar ont complété la marque.
Bobby Ryan a été le seul joueur à déjouer Jonas Gustavsson. Le Monstre a quand même été solide dans cette soirée. Il a affronté 38 lancers.
Le trio de Ryan, avec Mika Zibanejad et Mike Hoffman, a probablement été le meilleur des Sénateurs dans cette partie.