Rick Bowness, qui roule sa bosse dans la Ligne nationale depuis une vingtaine d’années, a été rencontré par les patrons des Sénateurs alors qu’ils cherchaient un entraîneur-chef. Finalement, il est resté à Dallas où il occupe un poste d’adjoint à Jim Montgomery

Smith est «le bon gars», dit Bowness

DALLAS — Avant de finalement se tourner vers D.J. Smith, le DG des Sénateurs Pierre Dorion avait rencontré quelques candidats surprises, principalement Patrick Roy, des Remparts de Québec, et Rick Bowness, adjoint avec les Stars de Dallas.

Entraîneur original de l’équipe de la capitale lors de son retour dans la LNH en 1992-1993, ainsi que pour deux autres saisons et un quart par la suite, Bowness roule sa bosse comme assistant depuis près de deux décennies, principalement avec Alain Vigneault à Vancouver et Jon Cooper à Tampa Bay.

Il est en à sa deuxième saison à Dallas, sous les ordres de Jim Montgomery, et cette invitation à postuler pour la succession de Guy Boucher et Marc Crawford est sortie de nulle part alors qu’il n’a fait aucune démarche en ce sens.

«Oui, j’ai été surpris. Ils m’ont approché et ils [Dorion et son assistant Peter MacTavish] ont pris un vol pour venir me voir à Dallas. C’était bien, j’ai aimé participer au processus. Mais je crois qu’ils ont choisi le bon gars en D.J. J’y aurais pensé s’ils m’avaient offert le poste. Mais j’ai 64 ans et je veux gagner la coupe Stanley, c’est ma priorité. Mes chances de redevenir entraîneur-chef dans la LNH sont grosses comme ça», a-t-il confié lundi matin, en faisant le signe du chiffre zéro avec sa main.

Quand Le Droit lui a demandé pourquoi il pensait que Smith était l’homme de la situation, l’homme de hockey originaire de Moncton a rétorqué du tac au tac : «Il est un jeune coach qui gravit les échelons, c’est l’idéal pour une jeune équipe qui tente de remonter la pente. Ils vont grandir avec lui, et il va grandir avec eux. Peu importe combien de temps ça va prendre, ils vont grandir ensemble. Ils ont un bon noyau, ce n’est pas comme s’ils commençaient à zéro, pas du tout. Ils ont d’excellents jeunes joueurs ici [avec le club de la LNH] et dans leur système, ils ont un bon jeune entraîneur et ils vont juste grandir tous ensemble. C’est pourquoi je pense qu’il est le bon choix», a-t-il lancé.

Bowness a envoyé un message texte à l’heureux élu pour le féliciter de sa sélection une fois qu’elle a été annoncée.

Lors de la conférence de presse pour présenter Smith comme 13e entraîneur de l’histoire de l’équipe, Dorion avait dévoilé que ce dernier était allé reconduire les deux dirigeants des Sénateurs à l’aéroport de Détroit, d’où ils sont partis pour aller interviewer Bowness, après une deuxième rencontre à son domicile de Windsor qui a ni plus ni moins finalisé sa sélection.

Les Stars ont beau connaître un début de saison difficile, Bowness était très souriant lundi en revoyant des connaissances d’Ottawa, lors des difficiles années d’expansion de la franchise. Il avait présenté une fiche de 39-178-18 à leur barre avant d’être congédié après 19 matches en novembre 1995, pour être remplacé brièvement par Dave «Sparky» Allison.

«J’ai encore beaucoup de plaisir à faire ce travail. Il reste probablement une couple d’années dans le bonhomme et on verra ensuite», a-t-il blagué, lui qui a vu son fils Ryan, dépisteur professionnel en chef des Penguins de Pittsburgh, s’amener en ville lundi pour épier son club actuel et un de ses anciens.

L’ancien joueur de la LNH a fait ses premiers pas dans le métier d’entraîneur comme joueur-entraîneur avec les Jets de Sherbrooke, de la Ligue américaine, en 1982-1983.

Outre à Ottawa, il a aussi fait de brefs séjours comme entraîneur-chef à Winnipeg, Boston, Phoenix et avec les Islanders de New York.