Le poste d’entraîneur-chef ayant été pourvu, Pierre Dorion va pouvoir se concentrer sur l’avenir de Thomas Chabot, alors que ce dernier prolonge sa saison au Championnat du monde de hockey.

Smith embauché, Dorion peut se concentrer sur Chabot, White, Ceci et Duclair

Pierre Dorion a confié après la conférence de presse de présentation de D.J. Smith jeudi qu’il espère ne plus jamais avoir à embaucher un entraîneur-chef.

Le DG des Sénateurs d’Ottawa a pris un certain risque en misant sur l’ancien adjoint de Mike Babcock à Toronto pour succéder à Guy Boucher et Marc Crawford, plutôt qu’en recyclant l’un ou l’autre des noms plus connus que sont Patrick Roy, Jacques Martin et Rick Bowness.

Il a affirmé après coup que son patron, le propriétaire Eugene Melnyk, lui a laissé les coudées franches pour effectuer cette embauche, effectuée sans l’aide d’un vice-président aux opérations hockey qui n’a toujours pas été nommé. Il y a donc fort à parier que si Smith n’est pas la solution derrière le banc, ça pourrait sonner le glas pour Dorion en tant qu’homme de hockey de confiance de Melnyk, surtout si ce dernier parvient à se trouver un nouvel homme fort pour faire le pont avec son directeur général.

Dorion était cependant « pompé » autant que Smith quand il s’est présenté devant les médias locaux, se disant impressionné par les connaissances de son nouvel employé, mais aussi par « sa passion et son énergie ». Cette énergie pourrait être contagieuse et un regain de vie au Centre Canadian Tire sera certes bienvenu pour un peu tout le monde, alors que Dorion soulignait lui-même jeudi qu’il « s’est passé beaucoup de choses », au cours des trois dernières années, soit depuis qu’il a hérité du poste de feu Bryan Murray.

Alors qu’il a supervisé une vente de feu qui a vu Erik Karlsson, Mike Hoffman, Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel se retrouver sous d’autres cieux au cours de la dernière année, Dorion a encore beaucoup de dossiers qui s’accumulent sur son bureau maintenant que celui de trouver un pilote pour guider sa formation en reconstruction est réglé.

La semaine prochaine, lui et son équipe de dépisteurs prendront le chemin de Buffalo pour assister au camp d’évaluation d’une centaine d’espoirs en vue du prochain repêchage de la LNH à Vancouver. C’est à cet endroit l’an dernier que l’ancien adjoint de Dorion, Randy Lee, a harcelé un jeune employé d’un hôtel, ce qui lui a valu d’être suspendu par l’équipe avant qu’il ne démissionne pour ensuite plaider coupable à une accusation réduite. Il appert maintenant que Lee, le restaurant où il avait passé la soirée ainsi que les Sénateurs font maintenant l’objet d’une poursuite au civil de la part du jeune homme.

En marge de cet événement du circuit Bettman, Dorion pourrait certes avoir l’occasion de rencontrer différents agents alors qu’il doit maintenant s’atteler à la tâche de préparer la saison 2019-2020.

À la fin de la dernière campagne, le défenseur Cody Ceci avait laissé entendre que des négociations étaient déjà amorcées avec Dorion afin de tenter d’éviter l’arbitrage salarial auquel il aurait droit pour une deuxième année consécutive. L’arrière originaire d’Orléans, qui faisait 4,3 millions $ la saison dernière sur un contrat d’un an, aimerait s’engager à plus long terme avec le club de son patelin.

Dorion a certes beaucoup de flexibilité pour mettre le jeune vétéran de 25 ans sous contrat, lui qui n’a présentement que 14 joueurs de la LNH sous contrat en vue de la prochaine campagne, à un salaire total de 45 M$, bien en deçà du plancher salarial pour 2019-2020 d’environ 61,3 M$ (selon capfriendly.com).

Il doit décider aussi quoi faire avec l’attaquant Anthony Duclair, qui a fait le salaire minimum de 650 000 $ et qui sera joueur autonome avec restriction le 1er juillet. Des décisions mineures devront être prises concernant les joueurs autonomes sans restriction que sont le gardien Anders Nilsson et les attaquants Magnus Pääjärvi, Brian Gibbons et Oscar Lindberg.

Mais surtout, il doit commencer à penser à trouver un terrain d’entente avec son meilleur jeune joueur de la dernière saison, le défenseur Thomas Chabot. Comme il ne reste qu’un an à son contrat d’entrée (à un salaire annuel de 863 333 $), une prolongation de contrat peut être négociée à partir du 1er juillet et ce serait un bon message à envoyer au reste du vestiaire, ainsi qu’aux partisans, si cette pierre angulaire de la reconstruction s’engageait à rester dans la capitale à long terme. En prime, il y a aussi le centre Colin White qui est joueur autonome avec restriction cet été.